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Le trajet est l’union de deux points de lumière perdus l’un sans l’autre, qu’on tente d’unir en déformant les figures et reflets dans les miroirs, les anamorphoses sauveuses pour aller là-bas, a l’autre point. Trajet est le geste que tente Almeeva, alias Gregory Hoepffner, dans une déformation des sentiments le long d’encablements. Trajet est Anamorphic, ce petit Ep. Qui vient de percuter mes nerfs tendus, et de leur masser l’echine jusqu’au calme. Je suis si peu pourtant des sonorités a venir, que quand un choc electronique me touche le cœur, je sors un instant du coma de mes gouts et renait aux longues plages et rythmes syncopes, aux voix volatiles et guitares volubiles. Ne vous trompez pas, je suis un amant sans frein de Depeche Mode, de cette techno 80-90, mais j’ai souvent du mal à sortir de ce répertoire, il faut donc une bonne dose de plaisir pour voir ma pupille s’agrandir et ma peau trembler. C’est la vision du clip de « Parallels » qui m’a mis sur ce trajet de lumière, restait à happer ce disque en entier pour découvrir les richesses possibles, les avenirs à lui venir. Au-delà de cette légion de DJs, d’électro créateurs, d’ artistes d’espaces sonores virtuels, il faut trouver une cohérence dans son trajet, tout n’est pas que composition, tout n’est pas que dominer les bruits et éclats, il faut l’idée de la sensation, la saveur des sens, la couleur des mélodies, Almeeva possède surement une culture musicale ample et forgée dans les derniers eighties et premiers nineties électriques, mais sait ne pas être trop froid comme dans les premiers ni tant lisse comme les seconds, là réside mon plaisir de l’écoute, on ne sombre pas sur cette musique on flotte, on ne vole pas, on marche. Reste à voir où se trouve l’autre point du trajet




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