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Voilà quelques semaines que le nom de Viet Cong circule sur les réseaux sociaux où l’amateur de musique obscure sait toujours se rassasier. En 2013, le groupe canadien avait sorti un EP, Cassette (pas écouté), et le revoilà cette fois-ci avec un vrai album, signé chez Jagjaguwar et Flemish Eye Records, pas vraiment n’importe qui (Foxygen, Angel Olsen, Braids, Sharon Van Etten, Bon Iver ou encore Dinosaur Jr. pour les premiers ; Jennifer Castle, Chad Vangaalen, The Cape May pour les seconds). Le groupe se lance le défi de plonger dans le passé. De son nom (Viet Cong, un terme péjoratif utilisé par les soldats américains pour désigner les soldats du Front National de Libération du sud Vietnam) à sa pochette (une photo noir et blanc, en gros grain, avec une photo mystérieuse de mains dont l’une est bandée), l’ambiance est noire, tournée vers le passé, ténébreuse. Le post-punk de Viet Cong est multi-tâche : new wave, punk, post rock. Une sorte de dark pop, aux sons étouffés, aux langueurs morbides, le tout est très réussi au final, et, malgré tout ce que l’on vient d’écrire, pas du tout nostalgique. Le groupe est né suite à la proche d’un ami cher : l’album se conclue sur le magistral Death, long et puissant. Le coup de cœur est général et mérité.

Nous n’avons pas vu de date en France pour l’instant, mais pour les frontaliers, ils jouent dans l’excellente salle de Courtrai, en Belgique, le De Kreun, le 17 février. Et c’est totalement immanquable.




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