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Toi qui n’avais pas l’âge de bucher sur des exams de fin d’année à l’époque ou Lendl se faisait ridiculiser par le petit Chang, tu ne pourras jamais comprendre la fascination repulsion que quelqu’un comme moi pourra avoir pour Ivan, le terriblement placide.

L’histoire retiendra ses titres, la petite histoire retiendra ses dépassements de temps au service, et ses poignées en mousse démesurées, servant a absorber les gouttes de sueur perlant sur le front de ce grand tchèque.

Prince de la terre rouge parisienne, Lendl est aussi le corps sans tête de la pochette de The Einstein Tremolos, mais aussi l’un des 8 sujets des histoires magnifiques de « Rallies » album qui pourrait mener le quatuor parisien au rang pour le moment inoccupé des Talking Heads français des années 2000.

« Rallies » est un disque qui ne se domine pas facilement, comme le jeu du tchèque. Mais derrière cette austérité de façade se cache à la fois une virtuosité mais surtout un sens aiguë du carambolage et de la dramaturgie. Ce sont presque 8 microfictions pour faire un clin d’œil à un Régis Jauffret à la fausse austérité aussi, qui se déroulent sous nos oreilles, avec une classe que ne renierait pas Pacadis, lui même héros de ce fantastique (et je pèse mes mots) « Pacadis a dit », morceau de fin d’une subtilité rare, véritable clé de voute d’un disque qui ne laissera indifférent que les adeptes du spectacle facile, comme celui d’un Noah au jeu sans substance.

The Einstein Tremolos a choisi un nom de groupe en adéquation avec sa musique, car oui celle ci aurait certainement ému le grand Albert suite à ces volées de premières ordres, ces échanges longs et chirurgicaux qui sont autant de poèmes en devenir. Des trémolos dans la voix et des étoiles plein la tête grâce à des mélodies entêtantes et malmenées.

« Rallies » est un disque fort comme un carré de chocolat au pourcentage élevé, un disque long en bouche, comme un tie break qui à 30-29 ne se terminera qu’au bout d’un échange interminable et cavalier, une passe d’arme musicale qui s’aventure très loin, mais séduit grâce à un viseur à la focale confortable, afin d’admirer des titres aussi incroyables que « Lullaby for a Redhead Lunatic » morceau épique et tellement prêt du corps, comme un résumé de cet album.

Jeu set et match The Einstein Temolos




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