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Je crois bien te l’avoir déjà dit, ami lecteur, mais je n’ai aucun goût pour les musiques de référence. Qu’entend-il par cela te demandes-tu ? Pfff, il faut tout leur expliquer. Autant donner du lard aux cochons. Ils comprennent vraiment rien... Toujours leur mâcher leur réflexion à ceux-là... Ah la la, les lecteurs ne sont plus ce qu’ils étaient...

Bon écoute, je te parle de ces groupes qui vont puiser allègrement dans l’héritage laissé par leurs aînés. Tu m’as compris ?

Si tu étais plus réactif, ami lecteur, tu me dirais que c’est le cas de tous les musiciens. On fait toujours suite à quelqu’un d’autre, une oeuvre, une école, une influence.

Juste une petite mise au point, ami lecteur, comme c’est moi qui écris et que c’est toi qui me lis, décrétons d’un commun accord avec moi-même et moi même que tu ne peux pas me contredire et que de toute façon j’ai (toujours) raison.

Tu seras gentil de bien vouloir ne pas m’interrompre, non mais !!!

Quand je te parle de musiques de références, je te parle de ces musiciens qui ne dépassent pas toujours leur statut de pâle copiste.

Pour reprendre à mon compte les propos du vieux borgne hargneux de la Trinité sur Mer, je préférerais toujours l’original à la copie.

Combien de disques poussifs pour un artiste en équilibre entre le patrimoine et aux prises avec son identité ?

Combien de copies des Chameleons, d’Interpol, des Strokes, de Dominique A ?

Amusons nous si tu veux, ami lecteur. Tolérons-nous un temps de pure méchanceté gratuite... Bon toi, de toute façon, je ne te laisse pas le choix. Prenons le revival Eighties qui sévit depuis quelques années. Entre les ectoplasmes insipides qui se prennent pour Ian Curtis mais avec un charisme d’huitre, avec des textes d’une raideur adolescente....

"La vie elle est pas belle, elle est cruelle, elle est pas gentille"....

Ah les cons.... Ah les cons !!! Au moins, à défaut de nous intéresser, ils nous font bien rire ces cons. T’es d’accord ami lecteur ? Hein ? Quoi ? Tais-toi !!!! Tais-toi je te dis...

Reprenons....

Rares sont les personnalités qui émergent et se maintiennent. Peut-être Iliketrains et son écriture en trompe l’œil qui n’est pas sans rappeler certains sommets d’And Also The Trees.

Bon c’est bon, t’as compris le concept de musique de références ? Je dois te faire un dessin ???

Alors, pourquoi Stokolm, malgré des références bien présentes, évite l’écueil de la posture trop respectueuse vis à vis de ses idoles ?

Sans doute par le télescopage de genres qui ne se rencontrent pas habituellement.

Eh oh, là, tu lis quand je t’écris... Tu peux arrêter de te curer le nez silteplait, c’est très déplaisant.

"Wolf" pose les choses quelque part du côté des National de Matt Berninger quand "Run Away" semble en apesanteur, en lévitation sur les territoires autrefois occupés par Tool.

Pourtant au détour des 11 titres de "In The Echo Chamber" se dégage ces petits riens, ces petits accidents qui marquent la singularité.

Au vue des références déja données, on pourrait craindre un chant singeant les intonations d’"Abel" ou de "Fake Empire" mais là c’est sans compter sur l’intelligence du groupe brestois, sur la force d’interprétation de leur chanteur, de ces chansons pleinement habitées...

Oui habitées !!! Pas comme toi, ami lecteur.... Punaise, tu peux arrêter de relire 36 fois la même phrase que tu ne comprends pas. Fais-toi aider, bordel !!!!

Oui bon... Ecoute ce "Dead End" tout en minimalisme et défaitisme assumé et peut-être tu comprendras...Peut-être...

Tu perçois les marques de Notwist ici et là non ? Oui oui, tu les perçois. Ecoute "The End Of The Hour"mais écoute bien, une nouvelle fois, Stokolm ne reste pas engoncé dans un costume trop bien taillé, il taille à grands coups de serpe noise dans le confort faussement installé.

Concentré, conçis, Stolkolm privilégie l’expression d’état, d’émotions, de rage ou de torpeur.

Du sépulcral (je ne te parle pas du groupe de Trash hein ?) et pourtant reposé "In The Echo Chamber" avec cette mélodie qui rappelle le meilleur de Piano Magic ou un "Moon" tendu au clairvoyant "Lament of a protest song" (qui a bien compris qu’on ne peut changer le monde avec une chanson), Stolkolm est là et bien là.

Parfait dans ses imperfections, Stokolm braconne sur d’autres terres mais en se nourrissant au piège de ses collets, il n’est plus le chassé, il est le chasseur.

Nous ne sommes ni toi, ami lecteur, ni moi conviés à un énième festin mortifère à la gloire des inventifs aînés. Non !!! Stokolm fait bien plus que cela, il prend possession d’un univers en devenir, d’un univers à remplir de ce qu’il fait, ses petits accidents, comme les petites choses que l’on entend dans l’agonie d’un écho...

T’as compris ? Punaise, ras le bol de servir de la poésie et des choses bien écrites à des abrutis qui ne comprennent rien à rien....

Ah... Pardon... Excuse-moi, je reviens....

(Le téléphone sonne)

Tu bouges pas hein ???

Ah oui salut Gerald.... Ca va ? Oui oui ça va ? Ah tu as reçu un coup de fil ? .... ... ... Ah non, je suis gentil avec les lecteurs.... Oui... Oui... Toujours... Tu sais, parfois je les taquine.... Ils ont pas beaucoup d’humour tu sais bien ? Ils comprennent pas grand chose, les benêts....

Non non je n’ai pas dit benêts.... Ah il faut que je fasse attention à comment je leur parle. Ah ? Quoi ? Quelqu’un s’est plaint ? Punaise, j’ai rien fait, je t’assure....

Tu sais comme j’ai l’habitude d’assumer ce que je fais et ce que je dis... Je veux bien être maudit si on peut me surprendre en train de me moquer de ces abru.... des lecteurs.... Oui oui, je serai vigilant....

(Le téléphone raccroche....)

Bon c’est bon t’as compris ? Oui ? Oui ... alors dégage trouduc !!!!




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