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Deuxième album d’un artiste-chercheur. Pas d’un artiste qui se cherche, attention. Un artiste qui a déjà exploré de nombreuses contrées du rock, et prend le temps de construire son projet personnel : Ichliebelove. Sous ce nom plein d’amour se cache le dénommé Philippe Raimond épaulé par l’équipe du label We Are Unique ! Records. Je ne vais pas recopier ici le C.V. de ce musicien multi-instrumentiste, sachez seulement qu’il est long et vaut à lui seul qu’on se penche sur ce disque.


Synthétiseurs puissants, sons analogiques, voix plongée dans les mix et les effets, bon sang, ça sonne par ici ! Si l’album précédent avait aussi une part synthétique, on était avant tout dans le rock. Cette fois, Ichliebelove est passé de l’autre côté de la force (je vous laisse déterminer lequel est obscur), pour mon (notre ?) plus grand plaisir. Après tout, un gros son de synthé analo, c’est comme une grosse disto, et quand c’est bien fait, c’est énorme. Immense. Voilà l’adjectif qui me vient dès les premiers sons de Wax & Wane. Cette sensation d’ouverture perdure d’un bout à l’autre des onze titres que compte cet album, une sensation qu’on a envie d’augmenter en poussant le son, encore, à s’en faire éclater les oreilles. La maîtrise du son est impressionnante, les mélodies entêtantes, les rythmes nous emportent, mais rien n’est gratuit, superflu. Toute la puissance de ce disque réside dans la retenue et cette façon incroyable de contenir l’énergie pour la laisser s’accumuler jusqu’à ce que l’on explose.

Est-ce un album électro ou rock ? La question n’est pas si absurde qu’il paraît. Bien sûr, les sons sont électroniques, synthétiques, à l’exception de quelques guitares sur la fin, mais on ne peut pas mettre de côté l’historique rock de ce compositeur tant il ressort par tous les pores de ce disque. Un deuxième album à découvrir absolument !

Ichliebelove fait d’ailleurs partie de la compilation #35 d’ADA avec l’excellent Natural :