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Un nouvel EP de Chapelier Fou, oh joie !! Alors que son dernier album "Deltas" est sorti en septembre 2014, c’est une belle surprise. Mais il ne contient que deux inédits (et quatre remises). Petite déception. Ce n’est pas que je me suis lassé de "Deltas", mais pendant un moment j’ai espéré que cette année, Noël tomberait à l’Ascension.

Comme un enfant qui ouvre son cadeau et découvre qu’il est plus petit que ce qu’il avait imaginé, je déballe donc "Fuses" ; et dès les premières secondes, j’ai oublié ma déception première. La folie du Chapelier m’embarque. On se perd aux frontières de l’acoustique et de l’électronique, dans la lancée du disque précédent, suivant les modes comme d’étranges fils d’Ariane qui semblent surtout vouloir nous égarer dans un labyrinthe sonore magnifique. Prenant les titres dans le désordre pour découvrir en premier les deux inédits, je passe de l’éponyme "Fuses" (track 01) au merveilleux "Les yeux de mes yeux" (track 04). Petites touches de son, rythmique délicates, synthés joués du bout des lèvres et clarinette qui s’envole, une vraie perle du pacifique.

C’est donc les yeux pleins d’étoiles que je me lance à la conquête des relectures de trois titres de "Deltas" - il y a bien quatre remixes, le titre "Tea Tea Tea" ayant été joué par Johnny Ripper (track 03) et Yakie (track 06), sélectionnés par le Louis lui-même suite à un concours de remixes. Cette sélection n’est pas volée, c’est le moins qu’on puisse dire. Puis Daedelus pour "La guerre des nombres" (track 02) et To Rococo Rot pour "Triads for two" (track 05) nous offrent 10 minutes de pur bonheur. Cette fois, ma déception est complètement passée.

Beaucoup viendront à "Fuses" pour y découvrir les deux titres inédits, et ils auront bien raison, mais les mêmes se laisseront prendre par les quatre remixes. Un très bel EP qui confirme (si c’était encore nécessaire) que le Chapelier a un talent Fou.