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Depuis ton départ je n’écoute quasiment plus la radio, enfin si je « podcast » j’accumule, et je zappe d’une séquence à une autre, personne ne trouvant grâce à mes yeux, personne ne proposant une telle diversité à mes oreilles.

Je dois bien le dire je ne me suis jamais vraiment fait à cette idée. Avant hier j’en étais encore à attendre le dernier programme de l’année avec Hugo (que je podcast dans l’excellente Dispute sur Culture) et Lydie, pérorant sur un prochaine et hypothétique My bloody Valentine….ouais mais mon depuis ton départ il est sorti l’arlésienne.

Orphelin et pas vraiment enclin à donner du crédit à la suite, à l’image de cette société qui dégrade tout, qui minimise tout ou qui porte au pinacle pour mieux jouer aux quilles avec ensuite. Non je te rassure je n’ai pas un corde dans mon champ de vision, mais quitte à passer pour le vieux de service dans un premier clin d’œil à cette nouvelle compilation, putain putain la radio c’était vachement bien….avant...

Donc maintenant Lenoir c’est une fois par an, via un triple vinyle que l’on écoute comme un super programme, même si entre deux morceaux il manque ta voix, car alors que Pascal Clark dégage aussi en dépit d’un A’Live certes bordélique mais tellement gourmand et jouissif, la voix en radio c’est quand même vachement bien non ?

Alors pour ce troisième volume de cette série qui semble s’installer, tu arrives avec un programme 100 % français. Je ne sais pas si l’idée vient d’une mode qui consiste à penser qu’en français c’est mieux, mais celle ci a deux mérites et peut être un inconvénient.

L’inconvénient c’est de ne pouvoir se passer des statues du commandeur. Tu as d’ailleurs la classe de t’en excuser indirectement. Quid donc de Pascal Comelade, Yann Tiersen, Tanger et Fabulous Trobadors qui, si on excepte l’auteur de la BO D’Amélie Poulain, méritaient peut être un éclairage que Gainsbourg, Daho, Noir Desir ou encore Murat pouvaient peut être se passer.

Le premier avantage c’est de nous sortir de nos à priori snobinards et de nous réapproprier des groupes comme Niagara, les Rita ou Louis Attaque, nous confirmant que succès et talent ne sont pas du domaine de la compromission. Rappeler que Katerine avait du talent, que Houllebecq est un poète, que Françoise Hardy n’était pas qu’une Tatie Danielle exécrable ou que Carte de Séjour devrait passer en boucle sur des radios qui ne font plus le boulot, devant des robinets quand nous demandons à celle ci d’être des gare de triage.

L’avantage principal est de peut être faire découvrir à ceux qui n’étaient pas là avec toi, les sublimes Mansfield Tya, les touchants Holden, les indispensables Mendelson ou Kat Onoma, l’oublié Dashiell Hedayat, le rare Silvain Vanot ou la gracile et perturbante Lou.

Je ne sais pas il y a aura un volume 4, si je pourrais encore me payer le luxe de me le procurer en vinyle. Ce que je sais c’est tu me manques, non pas comme une madeleine de Proust vers laquelle je me réconforte, plutôt comme cet ami du soir qui s’obstinait à essayer d’effacer cette mélancolie avec une absence de snobisme plutôt rare.

Un volume 100% français comme une thématique nouvelle depuis le mythique programme cool du Vendredi, l’affirmation que tu défendais plus que tout autre la musique d’ici. A bientôt.




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