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Percival n’a jamais caché ni son nom, ni son sang, simplement, et simplement est un mot qu’il défini, parce qu’il est son nom, et qu’il est son sang, et si il mord, c’est que la morsure s’impose comme logique, s’impose comme médicine, Neil est une antidote, Young un état d’esprit nait d’une génération où se taire n’était être, où l’on regardait plus loin que sa propre chair, Neil Young est une tribu urbaine issue d’un vieux ranch Californien où les lumières viennent s’allumer et s’éteindre, alors qu’il y fait le guet pour que l’humanité ne se blesse pas plus, une tribu urbaine sans espace temporel, ni lieux de prière, habillée d’une certaine manière de voir le flux de la vie, et de voir le futur comme on le voyait dans ces sixties euphoriques où créer était a portée de génies, et l’art était atelier de fous. Certes les fous ont trouvé des raisons a la mesure des bonnes gens, bien sur les génies ne créent plus qu’au conte-goutte, il y a si peu d’oreilles pour tant de sons, bien sur les sixties se sont heurtées aux seventies, qui elles, se sont arrêtées aux pieds des eighties, qui ont perdus leurs ongles sur les nineties qui n’ont su passer le pont des 2.0. Le parcourt du combattant, beaucoup y sont allés chercher la médaille, et peux y sont passe à cote parce que la route était plus brillante, longue, obscure, intense et dangereuse. Ors donc revoilà Neil, celui qui haïssant la guerre s’occupe a marcher sur les mines du chant pour que d’autres suivent un chemin plus lisse, Neil qui considère qu’il reste encore tant a faire, qu’il refait le chemin une et autre fois, qu’il retourne a ses vingt ans au Buffalo, ou a ses tant d’ans au Noise, qui écrit ses mémoires pour se souvenir des autres d’un son a l’autre, qui jette un regard tordu sur Harvest tout en sirotant sur sa Old Black les arpèges de trois vieux compères d’instant partagés, si le chemin est infini, mieux encore, car la jeunesse interne croit, si ce chemin n’a de fin, Neil non plus. Si Neil Young est un des professeur de cette manière de vivre et cet art de mordre, ces « Promise of the real » ont été a très bonne école, celle du calme mais toujours bien éveillé, du chamanique et légendaire Willie Nelson, mythe de la chanson country, de l’amour pour la nature, et ce visage tatoué sur des milliers de bras yankees devant l’aigle et la Stars and stripe. Ces « promise of the real » sont les enfants de cet américain de racines vertes, non seulement spirituels, sinon que réels, en effet, Lukas et Micah sont fils de monsieur, viennent accompagner la croisade saine de notre canadien et s’enragent a ses côtés dans ce petit ciné d’Oxnard en Californie où le vieil homme (Hemingway aimerait tant cette aventure) avait enregistré Théâtre, de quoi remettre en place a base de gifle encore une fois le gros défaut des Etats- Unis, le dollar. Ce n’est pas un disque proprement de studio, sinon un concert a demi-caché, sans public, sans casque ni trompe l’œil. Il serait analogique d’ailleurs qu’une revendication contre les transgéniques soit faite artificiellement, Young a une logique a preuve de balle et d’âges, et en prônant que ceci est un album énergique et optimiste, il montre les plaies, les fissures et les possibles petites morts, et le négatif que peut être la carotte posée dans notre plat, ce n’est pas un petit combat, c’est la croisade qu’il a mené une fois au sommet de son art, il y a déjà pas mal de temps. Bien sur le disque doit s’écouter petit a petit, en laissant des espaces de silences, car l’ensemble de ce disque ressemble a un combat de boxe en trente rounds où les Ko’s sont plus fréquents que les pauses, mais peuvent être lourds dans l’ensemble, et l’on sait que Neil arrive à fatiguer ses propres oreilles dans la sonorité de sa voix. Bien sur la thématique semble plus importante que la manière de l’exprimer, mais là encore, Neil démontre une sagesse de centaines d’années de routes, et distille encore de sa voix tremblotante et agaçante souvent, tant particulière, soufferte et souffrante, un rock sans âge qui nous a fait jouer de la guitare sur une raquette dès nos trois ou quatre ans de vie, de ces rocks crasseux, graisseux qui recouvrent nos peaux d’une puissance sismique. Ce vieillard a donc encore sa place dans les découvertes et les nouveautés simplement parce qu’il ne sait vieillir, ce guerrier ne sait pas se reposer, Percival n’a pas encore trouvé le graal, ou peut être en est-il le détenteur ? Il s’agit de rock, et le rock est un peu ça encore, la révolte, la dénonce.




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