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Comment écouter cette musique sans y entendre à chaque instant une mélancolie que l’on tenterait de dissimuler derrière une musique elle même travestie pour ne pas totalement fondre en larme. Inspiré par le Dabka, Omar Souleyman l’emmène loin, proposant même à la crème de l’indie comme Four Tet de venir danser avec lui dessus. Ce sont des larmes que nous entendons dans Mawal Menzal introduction émouvante de cet album qui semble célébrer un peuple meurtri entre la folie dictatoriale et celle d’illuminés destructeurs. Impossible de ne pas penser à la grande Syrie, la belle Syrie, impossible de ne pas avoir l’envie de danser avec Omar sur une illusion qui ne devra pas être perdue, même si la folie est là.

Bahdeni Nami n’est pas un disque au bord du précipice, une sorte de danse macabre prenant le parti de vivre une sorte de dernier jour avant le chaos (j’en encore la tête dans un chaos salvateur à l’écoute de Leil El Gheba). Il traverse des siècles de musique traditionnelle avec les bottes des sept lieux que la technologie lui offre. Evitant même le charme parfois désuet de ce genre d’entreprise, de mur aux jointures qui ne feront que se lézarder au fil du temps, évitant aussi la caricature électro world pour salle d’attente chez le dentiste. Non Bahdeni Nami est un disque d’amour pour un pays d’amour pour une musique, d’amour pour la fête….un disque d’amour avec un cœur qui nous imaginons et nous souhaitons le plus gros possible pour que ce pays vive avec un souffle bientôt nouveau. Chokrane




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