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J’ai beaucoup tourné autour de vous, ne sachant pas véritablement comment vous prendre. J’ai tenté de partir de votre nom de groupe profitant de ce mois de Novembre et de la manifestation pilleuse de Movember. Mais je n’ai pas tenu deux lignes. Je me suis raccroché à cette pochette, image d’un aéroport des années 60, image d’une possible séparation entre une femme et un homme, lui courant après un aéronef en partance vers un ailleurs. Vers l’Amérique ?.

J’ai bloqué sur les premières secondes du disque, y entendant une sorte de morceau de Dionysos sous passiflore, mais au bout de 30 secondes je me suis redressé et une minute après je me suis levé sur mes deux jambes pris alors d’une vibration pour une danse qui n’avait rien à envier au moment de grâce de la sublime Greta Gerwig dans le clip live d’Afterlife d’Arcade Fire. J’avais alors peut être mon angle d’attaque, ces nantais comme nos Arcade Fire. Mais cela s’avérait réducteur, car Overseas regorge d’une mélancolie que nous retrouvons notamment dans la voix d’Aurélien Lunion, proche d’un certain Matt Berninger. Perdu dans mes angles d’attaque, le groupe m’achevait avec ses choeurs très 60’s, ses violons hilares échappés de La Chevauchée des Walkyries, sa folk débridée qui n’aime que la liberté les grands espaces et la soif de bouffer la vie en l’aspirant d’un souffle épique mais jamais grandiloquent.

Je tourne encore, et ce disque avec moi, moi autour de lui, lui se jouant de mes attaques toutes faites, mes petites manies et facilités de chroniqueur à la petite semaine, qui après m’avoir relevé sous les envolés de « Dressing Gown » me laisse KO face à la grandeur de ce EP, une épopée déglinguée et précieuse aussi vaste que les plaines américaines. Toujours y revenir.




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