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Elle chante que le Lion s’est réveillé ce soir, mais ne l’est il pas par cette lionne. Nadj voyageuse sur les routes qui mènent vers le rock, celui de la peau cuivrée sous le soleil de plomb, celui de la matière qui brule, qui fond sous les coups rugueux des instruments, sous le poids des mots.

Nadj est une poétesse shamanique avec la rage contractée sur les routes, mordues par le loup qu’est ce rock, celui de la transpiration ou de la transcendance (elle joue parfaitement entre les deux sur « Le ciel de Nuit « ). Accompagnée par Il Teatro Degli Orrori groupe de rock transalpin inspiré, Nadj vogue sur les flots sur lesquels certains sombres héros de l’amer avaient pu navigué. Ne faisant pas l’économie d’une forme de théâtralité (La Fièvre) Nadj fait monté quelque chose du haut de laquelle nous aurons du mal à redescendre.

Lionne, elle ne chante presque plus sur le titre le plus mélodique du EP (Le Lion), devenant sur certains couplets une sorte de Jean Thooris au féminin, crachant non pas son venin, mais sa poésie des grands espaces, celle de la meute de ceux qui n’hurlent pas à la mort, mais à la vie, au rock. Vite la suite.




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