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Il y a deux ans, Hollow Ponds marquait le retour de Dan Carney après la mise en veille du projet Dark Captain Light Captain, au sein duquel, il avait composé, au tournant des années 2010, deux albums essentiels : Miracle Kicker en 2008 et Dead Legs & Alibis en 2011. Retour sidérant de beauté et d’intensité avec un des 10 plus beaux disques de l’année 2014.

Si ce premier album en son nom propre était celui de la renaissance, de l’envol après avoir été cloué au sol pendant de longs mois de rééducation, End Codes, s’ouvre lui sur le thème de la reconstruction et d’une forme d’élan volontariste et d’émancipation avec Recondition sur lequel on retrouve immédiatement le charme des mélodies graciles et entêtantes dont Dan Carney a le secret.

I’ve been tired

Of my body and mind (…)

But I’m going to try

Yeah I’m going to try

Wherever I go now

Wherever I go (…)

Recondition

Recondition

Overhaul (…)

Let’s make it better

Than what it was before

Civil Engeneer monte la base rythmique d’un cran, porté par quelques touches électroniques et peut-être aussi par l’énergie de la tournée qui a suivi la sortie de Hollow Ponds au cours de laquelle ces chansons ont été composées.

Dead Snare par la suite, ralentit le tempo et introduit une part de doute intime à surmonter au cœur d’un refrain obsédant sur une partition musicale où les cordes et le piano sont plus présents :

(…)Cos he’s part of the process

He’s part of the chain

But he’s part of the problem

He’s part of the fade (…)

Après le doux et presque enfantin You can turn it off, l’album nous livre un de ses plus beaux moments avec A Break in the code, A cork in the Stream, merveille envoutante par son motif rythmique obsédant, ses arrangements somptueux et son texte empreint de tensions et d’inquiétude, miroir de nos doutes les plus intimes et parfois les plus sombres. Bouleversant.

Curved out, straight line

Cos something just don’t feel quite right (…)

Yes, everybody knows

Careless, terrified

Dead time, no style

Gonna take you down slow (….)

Cos you’re a break in the code (…)

(…) And if you’re scrambling

In the half-light

Doesn’t mean there’s anything left to find

You’re incomplete

Yes you’re still incomplete

Cos you’re a cork in the stream (…)

And that’s all you’re ever going to be

When it’s gone apparait ensuite comme un morceau en trompe l’œil, léger et enjôleur sur la forme, mélancolique en diable sur le fond. Split Screen dans la foulée, ouvre à nouveau la voix de la reconstruction, de l’émancipation possible et tant désirée.

(…)And I’m going to be what I’m going to be

And even if it’s not quite everything

Might as well be (…)

Désir de liberté, de lâcher prise encore porté en étendard sur le sublime Hider où la voix pure et émouvante de Dan Carney nous murmure à l’oreille :

(…) If you’re ever going to be the one they’re looking for

(…) Cos if you’re going to find your way to the top now

Then you’d better hold on (…)

Le libérateur Breakpout, autre point d’orgue du disque, où la base rythmique retrouve la densité celle du début de l’album, continue d’entretenir la foi dans ces jours meilleurs tant désirés.

(…)So get my back straight

Unchained, unchained, unchained

Why don’t you ever come around

And help me stand up now

Help me breakout, help me breakout (…)

Cos I’m waking up now

Help me breakout breakout breakout breakout breakout

Le magnifique et entêtant Skeleton conclut ce nouvel album qui constitue une nouvelle preuve éclatante du talent de composition et d’écriture de Dan Carney, mais également de sa capacité à matérialiser nos émotions les plus intimes. Saisissant.




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