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Depuis qu’une bande hétéroclite de footballeurs en mal de temps de jeux, en mal de plaisir ou certains maux avec la société jusqu’à tutoyer son collègue de travail, le gardien de prison, a envoyé se promener les émirs, les teneurs des fonds de pension ou les pompeurs du gaz a coup de faucilles et de marteaux rouillés, nous savons placer Leicester sur la carte de l’Angleterre. Ce vent nouveau à la couleur de l’Italie dragueuse d’un entrainement talentueux et attachant précède (car à ADA nous sommes à la bourre) celui bien anglais, mais tout aussi attachant (voir plus) du duo familial du nom de Lusts.

Illuminations porte à merveille son nom, même s’il ne faut pas chercher une once de génie dans la production des deux frères, juste un savoir-faire malin, des oreilles patientes et éduquées, et un tour de main qui n’a d’égal que les déhanchements de Riyad Mahrez avant d’offrir une passe décisive à Jamie Vardy.

Si le titre trouve sa source dans un recueil de Rimbaud, la poésie du groupe est à retrouver dans les arpèges allants d’Écho and The bunnymen à New Order en passant par Cure. Dans un creuset sombre, le duo parvient à nous irradier de lumières, orientant le fond de celui-ci pour qu’il prenne les rayons du soleil. Disque intriguant par la présence de certaines plages sonores presque mystiques (Intro / Attraction) jouant une sorte de Kid B qui aurait laissé quelques neurones dans les rues d’Oxford., Illuminations est une machine à tubes.

Ici les guitares sont des amies qui nous suivent depuis le début des années 80, les rythmes sont comme un troupeau de gazelles qui sauraient s’accorder sur les temps lents et les temps rapides, la voix elle se placerait comme une petite frappe rangée des voitures qui ne jouerait pas les gros bras et se plairait à tutoyer les grandes et coutes heures des La’s.

On pourra trouver des esprits grincheux qui trouveront dans ces morceaux des emprunts évidents au passé, à ceux-là il faudra juste dire que premièrement nous ne sommes que le résultat d’emprunt, et surtout que de ne pas bouder un plaisir évident et à partager est une preuve d’intelligence, au moins de bienveillance, comme celle qu’un coach Italien a depuis des années avec le foot. Leicester capital du foot et de l’indiepop anglaise. Formidable




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