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Ne sortez pas votre papier millimétré pour réaliser une coupe de la carte topographique offerte dans le livret de ce deuxième album du Bernois Pablo Nouvelle, le mouvement des plaques tectoniques sous la région décrite sont, comme moi, prisent de soubresaut lascif, évitant les tremblements de terre, donnant à la terre la souplesse d’une mer chahutée par des remous lunaires.

Ne sortez pas non plus vos planches à dessiner, le maitre des lieux à depuis longtemps échanger ses études d’architectures pour échafauder des plans mélodiques à l’aide de sampling et d’une connaissance amoureuse de la musique des âmes mélancoliques.

Écoutez le disque et profitez-en. Au premier abord il me paraissait trop long avec ses 15 morceaux (40 avaient été composés à la base) ayant peur de me perdre dans ce paysage en mouvement, et puis « Hold On » est arrivé, Pierre de Rosette de ce disque, dans le mode de perception à adopter en l’écoutant. Là je vis mon entourage avoir à la fois les yeux fermés dodelinant de la tête avec cette petite moue de la mélancolie qui fait du bien et le corps animé par des pulsions de liberté traduisant jusqu’à l’extrémité des mains la douce complexité de ces constructions sonores. J’avais dès lors la clé pouvant me plonger entre ses collines alimentées par des rivières prenant leurs sources dans la black music, chez Marvin Gaye, des collines reliées par des viaducs stylisés entre autre par Radiohead et XX.

Le disque ne connait aucune longueur, il déroule sa musique où l’organique et le synthétique drapent une prairie souple et verdoyante pour des voix magnifiant des chansons qui sont comme des sommets que nous n’aurons de cesse d’escalader à l’aide d’une terre tremblante d’admiration. All We Need




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