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" When there’s nothing left to burn you have to set yourself on fire " ainsi débute le troisième album des merveilleux Canadiens de Stars. Un manifeste que l’on serait prêt à appliquer à la lettre à l’issue des treize titres de Set Yourself On Fire si l’on ne craignait 1) de se faire vraiment mal 2) de niquer notre cardigan Paul Smith pour lequel nous nous étions endettés sur dix ans (en vrai je ne porte que du Dormeuil mais tout le monde s’en tape). Torquil Campbell et les siens s’y entendent en effet pour déclencher ce brasier pop subtil dans nos cœurs d’indie-boys (spécial dédicace) un peu mièvres. Armé de titre lance-flammes tels que " Your Ex-Lover Is Dead " magnifique cavalcade pop rythmée par une multitude de cordes tourbillonnantes, " Ageless Beauty " titre sur lequel la voix chaude d’Amy Millan se fond dans un flot de guitares comme soufflées à travers un tube de verre ou encore " What I’m Trying To Say " qui voit l’électro s’inviter à une table rock joliment dressée, Stars enchante et aide à se convaincre qu’il existe encore une place pour l’émotion simple et la caresse gratuite sur cette terra cognita indé. On ajouterait volontiers " One More Night " ou " Soft Revolution " mais on finirait par énoncer inutilement chacun des titres de ce tout quasi miraculeux. Bien sûr, il s’en trouvera toujours pour accoler les noms de Metric, Broken Social Scene et blablabla à celui de Stars mais qu’importe. J’aime mon père mais je m’efforce de ne pas lui ressembler totalement. Stars reconnaît donc les siens mais ne place pas sa musique dans le pot commun d’une pseudo nouvelle scène canadienne. Set Yourself On Fire, un album qui garde donc pompier bonne œil.




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