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LP

1 - Summer "Front Wave

« Dieu est mort c’est une grande nouvelle » « Dieu (…) une connerie pour éviter l’entraide ».

Il serait facile de croire que tout est dit, mais c’est mal connaitre Summer, qui en faisant une économie dans le verbe a radicalisé sa grammaire, la rendant étrangement plus accessible, comme si le slogan sans high speed faisait l’effet d’une flèche implacable. Sans aucun cynisme, sans la moindre tentation du noir pour le noir. Summer signe le grand disque rock français de ces dernières années, un brulot incandescent, qui jamais ne crispe, toujours tient en alerte, mais surtout émeu d’une manière folle. Summer touche à une forme de paroxysme, devenant la saison du chaos, le soleil se rapprochant tellement que la terre en est en fusion, et le groupe de surplomber cette apocalypse. On ne parle pas de chef d’oeuvre(vraiment). PS : si Jean est rédacteur d’ADA, il était avant toute chose le chanteur d’un groupe que nous aimions déjà beaucoup. Qu’il soit l’une des plumes les plus importantes du webzine ne modifie pas mon jugement, il aurait d’ailleurs été plus facile pour moi de ne pas le mettre ou loin, mais il s’est imposé comme rarement un disque s’impose à moi. Non « Front Wave » est LE disque de cette année, un point c’est tout. ni dieu ni maitre.

2 - Selen Peacock "Grand"

Je ne pouvais m’imaginer un jour transformer mon univers pour une comédie musicale qui n’aurait à envier à l’introduction des demoiselles de Rochefort, or en écoutant Selen Peacok j’ai eu envie de « pasteliser » l’univers mortifère d’une gare souterraine, de chanter en prenant dans mes bras une jeune femme accablée par une fatigue pesante. Quand le soleil me manquait, je revenais sans cesse sur cet album qui sera mon cadeau préféré au pied du sapin

3 - Lomostatic "Lomostatic"

"....Lomostatic est un disque d’une telle liberté qu’il pourrait être interdit si on n’y faisait pas attention, car quand on souffle autant à contre-courant du flux dominant, on risque d’être chassé sur les bas côtés. Mais Lomostatic a une voilure tellement large qu’il surfe, évite, se transforme en torero landais et si il fait des embardées, c’est pour mieux nous proposer au final, le rêve. Disque important, pas que…vital."

4 - La Terre Tremble "Fauxbourdon"

"....Si nous ajoutons à ce tableau le splendide artwork de Samplerman, il ne sera probablement pas nécessaire de vous soudoyer pour rapidement considérer ce disque comme une porte de sortie évidente et inévitable vers un ailleurs musical qui respire tout autant le raffinement, que la joie et la culture, le tout sans une once de pédantisme, avec plutôt l’impression de faire dans un sens de partage. La Terre Tremble !!! nous ouvre des mondes, casse les frontières et propose des univers, sur un « FauxBourdon » qui dynamite les postures retranchées actuelles, le tout avec un sens mélodique presque extra-terrestre. Maintenant que je suis grand je pense avoir trouvé des univers, et rien que pour cela merci La Terre Tremble !!!."

5 - Brome "Grand bois"

J’étais au pied d’une montagne la première fois que j’ai écouté ce disque. J’ai de suite arpenté les lacets de celle-ci, mais vite je suis redescendu pour écrire. Brome est un choc, un disque d’une beauté infinie.

6 - Pause Longue "Rennes Tapes"

La grande surprise de cette fin d’année, comme le meilleur chemin vers le bonheur, une ligne bien droite et parfaitement rectiligne. Les graines du passé peuvent encore générer des plantes surprises dans notre présent.

7 - Aldous Harding "Party"

"Patry" est la confirmation que le grand frisson nous arrive de Nouvelle Zelande. Aldous Harding est la plus grande en déjà deux albums. Frisson.

8 - Winter Family "South From Here"

"...Ca et là du français, des mots qui résonnent alors qu’ici aussi les fractures sont nombreuses et semblent se creuser, du yiddish pour dire sans crier l’absolue nécessité qu’a Israël de se redéfinir sans la haine et la violence, et une forme d’esperanto sonore dans lequel les habitants de cette foutue planète pourra trouver la force de dire comme eux, que « Life is Beautiful » Incarnation : l’oeuvre de Winter Family, et « South From Here » comme démonstration belle et implacable."

9 - Oddfellow’s Casino "Oh, Sealand"

Si je devais garder un disque pour une soirée précieuse, ce disque serait mon compagnon de route. On parle souvent à tort d’orfèvrerie pop imaginant un laboratoire froid et sans âme. Oddflelows’s fait de l’orfèvrerie dans un atelier convoquant les poètes pour façonner la matière.

10 - Orelsan "La Fête est Finie"

Qui l’eu cru !!! il a fallu une série, un film, un titre sur un album de Biolay et un clip pour avoir envie d’aller plus loin. J’y suis allé, et je n’en suis toujours pas revenu. Humour décapant (Christophe) pûnchline dévastatrice (fête de famille) titre imparable (Basique) future chanson patrimoniale (tout va bien). Même les faiblesses passent, comme un légitime repos entre des pics escaladés avec maestria.

11 - Lou "Le Seule Moment"

Attendu, « Le Seul Moment » n’a pas trahi notre patience, il est même parvenu à l’apaiser, la rendre inoffensive. Par contre le coeur devra prendre sur lui pour ne pas exploser, gonflé par les frissons, une fièvre provoquée par des sentiments forts faisant monter une pression artérielle à la limite de l’explosion. Un séisme intime dans un calme froid, comme chez les Tindersticks, car il y a du Stuart Staples chez Lou. Merci pour ce moment.

12 - Liars "TFCF"

Un liars mineur est déjà un disque majeur. Un Liars de bonne facture est déjà un disque majeur. Un disque majeur de Liars c’est TFCF

13 - ooTi "Itoo"

On ne l’attendait plus, elle a fini par nous prendre par surprise. ooTi participe à l’écriture des évangiles de l’église de la petite folie, entre espièglerie et histoires, accompagnée de Moine Arnaud le Gouefflec et frère John Trap. Si vous cherchez un cadeau de dernière minute, multipliez cette dernière minute et partager cet album comme quelqu’un partageait les pains.

14 - Trotski Nautique "Steppe bu Steppe"

Un groupe comme trotski nautique serait en haut des charts de l’autre côté de la manche. Ils sont (malheureusement) côté français, et font face à l’écueil de l’acculturation musicale des uns, et le manque d’humour de ceux qui savent. Trotski nautique ou comment la chanson sur un chien provoque à la fois l’hilarité et le frisson en entendant le mot « copain"

15 - Centredumonde "Rêvons plus Sombre"

"....Rêvons plus sombre, rêvons d’amour même contrarié, d’amour comme un océan que nous traversons comme des navigateurs au cœur gros qui savent que la perfection est une lubie pour dictateur sécheurs des cours de poésie. Avec Centredumonde notre danse est la seule possible, celle morose, pas totalement noire, pas complètement aboutie, entre le désenchantement, la tristesse, la mélancolie et l’espoir déguisé derrière un clin d’œil évident sur tout le disque. Pas le nombril du monde, mais son centre, ce disque est un antidépresseur obligatoire, l’une des portes possibles vers un retour vers l’essentiel……L’amour….L’amour à mort."

16 - Albin de la Simone "L’un de Nous"

Alors que j’avais jusqu’à présent un attrait mineur pour Albin de la Simone, il faudra une rencontre majeure, pour que je grandisse et murisse. Albin de la Simone est un des grands auteurs d’ici, et même lui ne doit pas le savoir. Ne lui dites pas qu’il continue à brouiller la lecture facile.

17 - Raymonde Howard "S.W.E.A.T."

"....Impressionnant de maitrise, bluffant par la qualité d’écriture (pas un morceau ne fera l’objet d’un manque d’attention), par le culot (le morceau terminal exceptionnellement en français se terminera brutalement juste avant une surexcitation savamment amenée), ce « S.W.E.A.T. » installe définitivement Raymonde Howard dans le paysage musical des gens qui comptent."

18 - Rodolphe Burger "Good"

"...Avec Good, Rodolphe Burger n’a peut-être jamais autant été à la proue de sa carrière amirale, tranchant les brumes possibles pour laisser une trainée des incertitudes probables. Déconcertant, à la mémoire longue (salut c’est Ralph sur « Painkiller ») ce disque échafaude une pêche presque machiavélique, emportant dans ses filets les poissons perdus et probablement les bancs qui n’avaient pas encore été connectés. Very Good."

19 - Mother of two "Being Nice Doesn’t Pay”

"...Disque de plaisir, de fan (il y a plus à apprendre en écoutant un titre comme "Tiger" que dans une encyclopédie sur le rock), ce premier album est un coup de maitre, un attrape coeur imparable qui redonnera le sourire à une veuve, la joie dans le coeur d’un chômeur en fin de droit et l’envie d’en découdre encore et encore à un chroniqueur usé par le temps. À L’image de la pochette, ce disque dévore des années de musique avec un oeil plein de malice et un talent débordant. Jubilation."

20 - Animal Youth "Animal"

"...« Animal », premier album avec un premier EP du nom de « Youth », est un disque absolument remarquable et addictif, ce genre de disque qui saura nous accompagner toujours avec un plaisir intact, car il répond aux instincts primaires des amateurs de musique indépendante, offrant sa dose d’inconfort, d’énergie, de radicalité avec cette pointe de noirceur (La basse sur « Sunday » est mille fois entendue, mais son effet reste dévastateur quand elle est la pythie d’une rythmique se plongeant dans une dévotion chamanique) qui fait que nous ne serons, et Animal Youth également, des gens à la mélancolie sauvage et féline à la fois. Énorme coup de cœur."

EP

1 - Adam and the Madams " Almost !"

"...Savamment produit, le disque est un instantané qui toucherait presque la perfection, car nous savons que le but n’est pas de l’atteindre, mais peut être plutôt de la fuir pour la prendre par surprise, à rebours. Le meilleur groupe du monde est français, et même lui ne le sait pas, trop occupé à réinventer et déstructuré avec un air hilare, pour s’occuper des contingences de traces ou de places dans le grand échiquier de la musique pas comme les autres. Phénoménal."

2 -Louise Thiolon "s/t"

J’ai pour longtemps ce goût du chagrin. Louise aura été de toutes mes bandes-son ne pouvant m’éloigner de trop de ses chansons, y revenant sans cesse, comme ce gros pull dans lequel il fait bon se blottir. J’ai ma chanson doudou et mon EP des jours noirs, et rien que pour cela merci Louise, car avec vous oui le goût du chagrin s’en va.

3 - Orouni "Somewhere in Dreamland"

"...Loin des paradis artificiels, de la chimie non remboursée par la sécurité sociale, des commissaires aux comptes du bonheur possible, Orouni continue son chemin, celui d’un magicien qui ose faire de la mélancolie un petit animal sautillant et de sa route un chemin vers la félicité. Merci d’exister et de mettre du rêve dans ce monde de cauchemars."

4 - Sparkling "This is not the paradise they told us we would live in"

"...Pas totalement adaptée à un public qui trouverait son confort dans des chaussures Méphisto, la musique de SPARKLING fulminerait en haut d’une salle de concert dans laquelle les murs transpireraient et où les anciens rédacteurs du NME papier reprendraient du service pour encenser ce qui ressemble à bien plus qu’une simple hype. Putain de tuerie."

5 - She Owl "The Drifters EP"

"...Drifters est un disque pour ceux qui déambulent en rêvant, ceux qui partent sans boussole ni GPS, avec l’intuition, les astres et les esprits comme guide à un voyage aussi initiatique qu’empreint d’un désir de le transformer en œuvre d’art."





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