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Après Michel Houellebecq l’auteur à succès, Bertrand Burgalat et son label Tricatel (entre autre chose responsable du mémorable album de Valérie Lemercier) nous présente Michel Houellebecq rock star. A la lumière des différentes prestations oratoires de d’écrivain le pire était à craindre. Des lectures de poèmes tirés de ses trois recueils de poésie ; le sens du combat ; rester vivant ; et ; renaissance ; accompagnés par Bertrand Burgalat et son orchestre, voici le programme proposé. Présence Humaine ouvre les hostilités. Dans ce morceau (poème ?) le plus accessible musicalement, houellebecq nous parle de nous et le constat n’est guère encourageant. A la manière de Cioran, nous sommes mort car nous sommes d’abord vivant. Par la suite Houellebecq va nous décliner sur plusieurs angles ses impressions de vacances, et le constat sera rude.. Si sur séjour club nous nous demandons si Michel s’est couvert d’huile ou si il frétille de la queue, sa vision d’une station balnéaire laisse perplexe. Sur Playa Blanca, jamais très loin du glauque ; Monaco 28 degrés à l’ombre ; cela friserait le ridicule si cela n’était pas trop onze millième degrés. Oubliez votre vieux rêve de vacances balnéaires avec Houellebecq. On se réveillait tôt, récit teinté d’une nostalgie pincée appel du pied le Crépuscule où l’auteur touchait enfin le Niagara (c’est l’amour à la plage dans la douleur morale), alors que Plein été morceau de bravoure de l’album allonge la liste des souvenirs à Pallavas avec son band(e). L’autre grand thème de ce lp qui est celui des trains laisse à Houellebecq le loisir de décortiquer nos attitudes et nos envies. Si paris Dourdan avec son intro à la cosmos 1999, dépeint avec une minutie inquiétante le métro boulot, lui se présentant comme un voyeur quasi pervers, le très Kratwerkien célibataires nous offre une nouvelle variante des voyages en train, où tout est tunnel, ou tout avance pour rentrer dans un tunnel, surtout humide. Houellebecq fini par nous parler de notre condition via les situations (tu dîneras seul d’un Panini saumon dans la rue de Choiseul et tu trouveras cela bon dans les pics de pollution) et les exemples les plus ridicules qui soient (et le pire c’est que la musique en rajoute une couche). Dernier temps est le moment où l’on se quitte, le regret du venir et du partir comme ultime protection aux agressions extérieures et intérieures. La boucle est bouclée, conscient de notre présence humaine, de la fragilité de celle ci car avec Houellebecq l’erreur de parallaxe est plus que probable .




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