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Un joli EP que voilà !

En sortant un opus dans la tradition des maxi 45 tours de sa jeunesse, Jérôme Minière nous fait patienter en attendant la sortie en 2022 d’un album complet La mélodie, le fleuve et la nuit. On retrouve avec plaisir cet auteur aux textes étudiés, à peine chantés, dans des arrangements toujours façonnés avec soin. Avec Monsieur Minière, on est dans l’artisanat et dans le sens le plus noble du terme, avec le soucis du détail et la maîtrise. Cette proposition façon maxi 45 tours devient l’occasion pour l’artiste de rassembler des morceaux ayant un lien thématique particulier : celui du temps.

Ce temps présent qui devient si précieux plus on avance en âge. Ce temps du passé, quand on se découvre soudain sentimental et que l’on s’installe insidieusement dans le monde capitonné, chaleureux et idéalisé de la nostalgie. Vous savez cette nostalgie « ridicule » que l’on moquait quand nos parents ressortaient leurs vieux vinyles et leurs anecdotes de jeunesse ?! Attardons-nous sur cet EP et particulièrement sur l’écoute de Minneapolis 2020 : Chanter le deuil et la tristesse pour réussir à l’exprimer quand la pudeur nous en empêche.

La ville de Minneapolis - historiquement liée à Elvis et à Prince, deux idoles de Jérôme Minière - se retrouve ici alourdie des derniers évènements, et en particulier par la mort de Georges Floyd. Un tempo lent et un orgue qui sonne façon Angelo Badalamenti en ouverture d’un film de Lynch, nous invite dans le chagrin de l’auteur, un peu comme si nous observions la scène.

Un peu de nostalgie assumée anime Jérôme Minière et son univers musical. Pour vous en convaincre, il vous invite à écouter en parallèle de ses nouveaux titres, sa playlist dédiée à la sortie de ce EP qui s’intitule « Autour du son qui nous dépasse » (par Geronimo de La Miniera, oui vous avez bien lu)

Cette playlist, riche tout de même de 117 Morceaux, regroupe un ensemble d’artistes au styles variés qui ont accompagné et accompagnent encore Jérôme Minière, et Jérôme Minière le musicien (il est de bon ton de séparer l’homme de l’artiste maintenant).

On y retrouve donc deux de ces idoles, Prince et Elvis, évoqués dans ce EP, mais aussi des artistes aussi hétéroclites que Pale Saints, Björk, Akhenaton ou encore la délicate Françoiz Breut pour ne citer que 4 exemples parmi les 117 propositions qui naviguent dans des styles très différents.




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