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Démarrage sur
les chapeaux de roue, tube en entrée de jeu jouissif à souhait,
dans la lignée du meilleur de chez Grandaddy, voix léchée,
refrain tout en beauté, guitares droguées. Et ensuite ? Ensuite
l'irrégularité devient maître mot, entre ballades fainéantes
aux chatouillements électroniques malvenus, titres grandaddiesques
classiques et très bons, chansons laborieuses et quasi-inacceptables
pour un groupe de la trempe de Grandaddy. Sumday ne rejoint
décidément pas The sophtware slump et Under the western freeway
dans la majesté d'ensemble, perd un peu de l'aura kitsch de
ses deux précédents disques tout en prolongeant l'effort d'écriture
sur certaines chansons. Car grandpépé sait tout de même encore
écrire, tirer des perles de cet album moyen et construire
des chef d'œuvres miniatures à la beauté si particulière,
faite de claviers enfantins vintages aux sons ressort. Now
it's on, donc, titre d'introduction absolument génial, léthargies
électrisées aux flocons délicats, féérie hivernale et fragile
(yeah is what we had) au chant toujours si doux. Petit faux
pas discographique au final, Sumday reste recommandable et
offre quelques chansons au niveau de Sophtware slump, mais
l'absence d'évolution et la rouille de l'essence de leur recette
créé un suplace, voir une marche arrière un peu gênante.
O.W.
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