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La première fois
que j'ai reçu des nouvelles de Angil alias Mickaël Mottet
j'ai mis un temps fou à m'en remettre, tellement l'émotion
prenait le pas sur une qualité sonore plus que chancelante.
Un an après c'est avec summerypy que Angil nous redonne des
nouvelles. Accompagné de the hidden track circus band proudly
present, Angil nous livre cinq nouvelles compositions originales,
toutes en anglais, toutes d'une grande maturité dans l'écriture.
Angil œuvre avec un talent de composition qui était jusque
là caché pour les profanes par une production maison trop
exiguë pour elle. Enregistrés et mixé à à couleur 3, ces cinq
morceaux gagnent en épaisseurs. La voix doucement plaintive
et la guitare brute se voient accompagnées pour ces escapades
d'une orchestration aussi discrète et chétive qu'essentielle.
Les deux minutes trente-sept de I stand on my resteront comme
parmi les plus essentiels de cette année de découvertes. En
moins de trois minutes Angil côtoie Will Oldham. I stand on
my est à l'image du reste. Des chansons fragiles, comme la
voix de Mickaël, mais forte dans la construction. Sans fausse
modestie, la dernière perle du EP se nomme the world famous
untitled song nous ramène aux dernières productions du sieur
mais la présentation en plus. La chaire de poule sera notrecompagne
de route sur ce EP, que ce soit via chains of papermen se
baignant dans le même bain que smog mais sous un ciel plus
lumineux, sur le sublime If i stumbled ? à la fêlure énorme
mais combattu avec aplomb et sensibilité ou encore sur i know
myself (lucky me) à l'ironie cinglante. Il serait plus que
temps que Mickaël arrête de délivrer ses perles par des cd-r
comme un artisan des temps modernes. Si beeguending avait
surpris et charmé, summerypy lui assoit Mickaël Mottet à la
table des grands. Ne passez pas à côté d'un des EP de l'année
et de i stand on my dont je ne remettrais jamais je crois.
Superbe.
Gerald
de oliveira
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