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La tache s'annoncait
ardue, tellement de chose devait passer autour du bonheur
de voir ce disque éclore. Mais que dire quand par hasard vous
tombez sur votre nom au rayon des remerciements ! Les choses
deviennent alors complexes, assuré que vous êtes de trop de
laxisme et d'indulgence comme retour de politesse. Il n'en
sera rien, le disque se suffira à lui-même, sans besoin de
mot en plus de changement de rythme lexicale de rallonge sur
la diatribe, car si les célesta demos étaient les perles de
l'an passé, A whisper and a sigh est la parfait écrin. Combinaison
de morceaux déjà connus de nos services mais subtilement retravaillés
(have a nice day toujours aussi grandiose sans dénaturé la
pureté originelle), et de nouveautés (stone man et son gimmick
entraînant et beau / tired young man placé en fin s'en trouve
transformé et transportant) qui confirment que la durée est
à marier avec syd, ce premier album étonne par sa maturité
dans les arrangements, dans l'écriture et dans un chant qui
sait parfaitement se muer au contact de sonorité et d'attitudes
différentes. Sans jamais faire preuve de naïveté, bien au
contraire, Syd matters éclabousse ce disque de touche pastels
et brillantes comme un dessin d'enfant mélancolique touché
par la grâce. Je promettais un futur brillant à la suite des
celesta demos, après a whisper and a sigh le futur n'en demeure
que plus grand. A découvrir absolument.
Gerald
de oliveira
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