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Les Secret Machines
peaufinent sur cet album leur formule déjà efficace sur le
disque précédent, entre attitude ouvertement sonique et plages
plus Floydiennes, plus planantes, rappelant en cela certains
groupes à guitares des années quatre-vingt dix, notamment
dans la tendance shoegaze, ainsi qu'un groupe adepte de ce
" collage " comme Spiritualized. " Alone jealous and stoned
" en est la parfaite illustration, qui débute quasiment comme
une ballade pour ensuite imprimer un rythme plus soutenu et
des guitares à la fois intenses et délicates, faisant habilement
le pont entre les deux options voulues par le groupe. Après
ce début tonitruant, " All at once (it's not important) "
confirme l'habileté des New-Yorkais à écrire des titres de
rock à guitares efficaces et changeants dans leurs humeurs,
aussi physiques que cérébraux, jamais ennuyeux ni démonstratifs.
" Lightning blue eyes " ne déroge pas à la règle et on s'aperçoit,
rien qu'à l'écoute de ces trois premiers titres, que le trio
nous a pondu là un album qui pourrait bien se retrouver dans
le peloton de tête des classements d' albums rock de cette
année 2006. " Daddy's in the doldrums " au riff pesant, lourd
et sonique et ne même temps léger de par son atmosphère, confirme
cette impression, de même que " I hate pretending ", tandis
que " Faded lines " constitue un exercice power-pop épatant,
zébré de grattes nerveuses et imposant des mélodies envoûtantes.
Enfin " I want to know " et " 1000 seconds", qui me rappelent
les Dissociatives, entre autres références de choix, montrent
que cette fois, Secret Machines a produit un album captivant
de bout en bout, court (seulement huit titres) mais diablement
réussi, à la fois audacieux dans sa conception et aisé à appréhender.
Chaudement recommandé .
Will
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