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Derrière ce titre
d'album tiré de Kerouac se cache un groupe ayant autant de
chance de faire la couverture d'un magazine de mode que Cali
en a de redevenir crédible. Brut de décoffrage et loquace,
the hold steady echaffaude des cathédrales massives au dessus
desquelles Costello et Springsteen semblent trôner comme des
icônes prévisibles. Boys and girls in america est à la fois
une ode à cette jeunesse qui doit bigrement se sentir paumé
depuis une dizaine d'année. Si l'absence d'artifice peut sembler
préjudiciable, la sincérité évidente de ces chansons taillées
dans le massif touche plus que l'importe quel hululement d'un
folkeu neurasthénique voulant jouer avec nos âmes comme Bruel
au poker. Brut et après tout attachant. La sensibilité d'un
parpaing.
Gerald
de oliveira
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