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La critique est
un exercice difficile et périlleux, même quand elle est comme
ici, une aimable distraction, un accompagnement laborieux
des escapades féroviaires. Cet exercice doit savoir se faire
dans la mesure et ne pas jauger qui que ce soit à l'aune d'un
autre sans prendre des mesures préalablement. Pour ce premier
album d'Exsonvaldes il devait en être ainsi ; m'emballer sans
trop en faire, trier des références sans écraser le disque,
ne pas couler le disque sans trop le faire planer non plus.
Aprés "Going Away" envoyé en éclaireur, l'envie était là,
l'envie de connaitre la suite de ce possible single. On se
croyait revenu dix ans en arrière quand les groupes envoyaient
un single comme locomotive à un album à suivre. Là la loco
était rutilante, mais que dire quand la suite se montre au
grand jour, que dire alors d'un train composé uniquement de
locomotives, de singles en puissance. Que dire quand une guitare
cristaline s'évertue en arrière plan à donner dans l'accord
parfait, que dire quand le chant sait se faire simple, tout
en déposant sur la peau un vent, donnant la chair de poule.
Que dire ? Simplement, d'oublier cette histoire de mesure
et se laisser aller devenir libre comme ce disque nous l'incombe
latest. Alors on fouille dans nos mémoires et on trouve que
the bends de radiohead ou le laid de james pour vous donner
une suite de merveilles pop rock classiques en un disque.
Abasourdi par la révélation, je me frottais la tête, buvais
un grand verre d'eau fraiche, enfilais un T-shirt blanc, ouvrais
la porte et constatais que dehors l'arbre avait poussé avec
majesté. Alors avant que l'on ne me coupe l'herbe sous les
pieds, je lâchais le mot quitte à ne pas faire dans la mesure
"Time We Spent Together" est un chef d'oeuvre.
Gerald
de oliveira
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