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Pas la grande
joie chez Turner, on sent que le garçon n'a pas encore touché
les fruits de la croissance, ou encore qu'il ne salive pas
encore à l'idée de voir la Manschaft remplir sa mission de
devenir les maîtres du monde de la supercherie défensive et
massacrante. Slowabuse, sans plonger dans la complaisance
frise quand même le crime de lèse-majesté. On peut lire que
le garçon serait le Elliott Smith de la musique électronique.
Un mauvaise langue vous dira que l'avenir et la morgue nous
le dira, et moi je prendrai des pincettes (pour une fois)
pour ne pas confondre lenteur et lourdeur des sentiments pour
songwriter de géni. Il faut dire que l'on fini vite par s'ennuyer
chez Turner, on ferait presque notre le titre Irritated .
Almanach discipliné des titres à vous faire mourir de peur
(When Will We Leave / Coronary / I Am Autumn…) Slowabuse voit
un Turner abuser sur les idiomes de la castration du bonheur
pour nous faire part de la peur et de sa triste vision des
choses. Nous savons que les allées de Leipzig ou que le marché
d'hiver de Nuremberg doivent être aussi jouissifs que les
soirées communales du Havre, mais de là à nous imposer cette
séance de strip tease, il y a un pas que même Klinsmann ne
fera jamais en sélectionnant Ramelow. No-twist.
Gerald
de oliveira
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