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Quand nous nous
exprimions dans la marge de nos cahiers ou de nos copies,
c'était toujours avec cet espoir naïf d'y mettre quelque chose
qui suivant l'inclinaison finirait pas exister autrement que
par la simple création de l'ennuie. Les marges de Vinaya sont
elles aussi des instants frappés à la fois de l'instinctivité
mais aussi de l'envie du regard. Après un premier EP qui nous
avait bluffé tout autant que charmé, Vinaya construit son
monde comme un navigateur en solitaire qui n'aurait que d'autre
espoir de faire parvenir ses notes par le biais des vents.
C'est pour cela que ces sons sont légers, ces mélodies et
arpéges plaçés en rotation l'un autour de l'autre.
Les moments de langages compréhensifs se font rares (l'éloignement
peut être) mais il marche dans le ciel répond vite à nos supposées
questions. Vinaya a un autre guide, une direction pour l'aventure
vers la nouveauté même du langage (le déchirant Où Vas-tu).
Les Marges n'est déjà plus de notre monde, il a quitté les
rails vivant sa musique en dehors des balises des phares,
en dehors des endroits connus (Etoile/Fleur) se construisant
ce que chacun veut, un monde.
Gerald
de oliveira
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