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Dans la multitude
de logiciels qui se vendent, il y a un qui émerveille souvent.
Cet atlas vivant permet de survoler un territoire d'un point
à un autre. Le plaisir aurait été total si les concepteurs
avaient pensé à y inclure une musique. Mais auraient ils trouvé
de quoi faire. Avec Virga la lacune est comblée. Véritable
fuite en avant dans un désert de métal et de glace, Virga
aligne des horizons multiples, obligeant l'auditeur à un voyage
perpétuel. Paysage glacial qui se répond ; Antarctique est
un vent violent et perturbateur qui se répondra par la suite.
Une inquiétante visite au milieu de nulle part, du quel un
écho de fantôme arrive. Une inquiétude naissante comme sur
Stakhanov, au rythme lourd et martial, déluré par un gimmick
" jazzy ". Un trip hop plombé de l'intérieur mais à la finesse
du ciselage. Comme le survol d'un village joyeux d'après pilonnage,
car derrière tout cela, reste la lumière et la joie, l'utilité
de jouer avec son corps. Alter Ego, trans étourdissante et
malade défoulera l'être de façon hypnotique et cassante. Impressionnante
mise en perspective du tribalisme de cette musique. Vite le
voyage reprendra (steinbock) au-dessus d'une plage métallique
à l'horizon lointain suscitant le désir d'y voir plus. C'est
une longue dérivation tectonique dont les fragments ne s'isolent
jamais du reste. N'en reste pas moins l'inquiétude que ce
long survol ne se termine par un crash apocalyptique, crash
rendu impossible car sur (Enimia) des ailes nous sont poussées,
singeant l'albatros sans la moindre plumes. Le retour à la
civilisation (Marneffe) se fera alors dans la douleur d'une
route, nous rappelant qu 'en bas de voitures et des hommes
vivent, s'accordant que rarement le droit de rêver d'absolu
et au grand frisson du vide. Alors la nature et l'eau auront
beau essayer de reprendre le dessus, en bas la cause est entendue,
la fin est proche, et sa seule échappée c'est son spectacle
spectral du haut des cimes. L'explosion n'en sera que plus
libératrice, en bas on rase gratis. Chez Virga on a depuis
longtemps quitté ce monde, alimentant des désirs intérieurs
par un survol les yeux fermés. Un atlas de rêve.
Gerald
de oliveira
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