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D'entrée, avec
un "music for masturbation" tout en basse binaire, faux départ,
chuchotements et halètements, les choses sont clairement annoncées
: on est pas venu pour beurrer les sandwichs. Masturbation,
certes, mais à l'issue : un orgasme d'une quarantaine de minutes
attend l'auditeur. Il faudra attendre le dernier morceau pour
enfin pouvoir lâcher un râle bien mérité, sur un " One by
one " apaisé, tel le lion s'affalant à l'ombre de la savane
après avoir honoré toutes les femelles de sa meute. Neil Michael
Hagerty parti se concentrer sur son album solo, le groupe
se retrouve ainsi resserré en trio autour de leur leader et
chanteur, au nom de héros de série américaine de science fiction
des années 70, Ian Svenonius. Chanteur ? Hmm…à l'écouter on
penserait plutôt au feulement d'un tigre en rut confirmant
par la même occasion son titre de meilleur chanteur de Rock'n'roll
du monde, ou de chanteur le plus sexy…ou les deux. Que les
garçons se rassurent, il y en aura également pour eux : comme
au temps des Make-up, Michelle Mae est toujours fidèle au
poste avec ses lignes de basse lascives qui donnent tant envie
de remuer certaines parties du corps situées sous la ceinture
(oui, certaines situées au-dessus également). En fermant les
yeux et avec un peu d'imagination, vous verrez, j'en suis
sur, le Mc5 et les Stooges partouzant dans un studio de la
Motown, pas moins. " If you can't beat' em, Bite 'Em ", un
disque pour faire le sexe, à deux, à trois, quatre voire plus,
ou même tout seul. Vous n'auriez pas un Kleenex ?
Yann
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