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C'est en cette
fin d'hiver que nous arrive ce western sous la neige. Rien
de plus normal à vrai dire. Les skieurs trisomiques continuent
mourir sous une couche et les semaines de vacances se transforment
en train fantôme sur les autoroutes, c'est certainement pour
cela que dionysos n'a jamais su conduire pas même un cerf-volant.
Produit par Albini, dionysos voulait changer la face trop
gentille de haïku. Dangereuse entreprise car si le groupe
paraissait gentil c'est surtout à nos oreilles, des textes
joliment barrés, une énergie à revendre (qui n'a pas vu dionysos
sur scène n'a rien vu sauf peut être le jon spencer blues
explosion) et ce petit quoi de spontanéité (fausse ou vraie
on s'en fou) qui font tout de suite craquer. Pour mieux signifier
la dangerosité de l'entreprise, la pochette nous présente
une vieille image d'un maboul sautant d'un tremplin avec une
caisse à savon. Après les plumes la neige comme révélateur.
L'album s'ouvre sur le thème from western sous la neige. Mathias
en crooner, un stetson sur la tête. Une histoire simple de
nuages et de flocons..Après cela comment ne pas s'étonner
que le groupe vienne de France. Car on est loin du rock d'ici.
Longboard blues sur lequel on navigue entre deux eaux comme
dans un rodéo avec un sens du changement de rythme implacable
et efficace. Un groupe surfant sur la trace de jon spencer
blues explosion, le côté sexy en moins mais tellement jouissif
comme le surfin frog, une leçon de propulsion sur les bras.
Des bras qui ne serviront pas à voler, comme les ailes de
ces pauvres oiseaux.En pleine vague surréaliste tout est raccord
sauf les ailes de ces pauvres volatiles. Dionysos à également
ceci de plaisant de ne courir après rien ou presque, par contre
Louise attaque risque de courir longtemps après don Diego
2000, modèle de nonchalance et de liberté de ton. Apprendre
à rire tout en émouvant. Dé-com-plé-xé. Rire certes en n'oubliant
pas la mort. Déguisé en pas moi préconise la réincarnation
quand à coffin song, moins soûlant qu'un manu chao redondant,
une ritournelle sur les cercueils qui annonce à merveille
la suite en la personne de she is the liquid princess et son
intro en forme de plagiat rigolo d'un pixies version speed
et rigolarde. Sur son cercueil il aura ses autocollants des
pixies…….nous viendrons lui mettre. Dans ce cercueil Tokyo
Montana et Anorak iront histoire d'oublier ces faiblesse de
facilitée. Nous garderons pour nous Mc Enroe's poetry, chansons
fantasques et fantastiques. Un gros revers avec le coup de
sang contre l'annonce de la faute par l'arbitre. Plus grande
chanson sur le tennis, cet ancien sport pratiqué par Mac Enroe
et consort. Petit Colorado fraîche comme seule les dionysos
savent en faire avec ce je ne sais quoi de désuétude et l'art
de placer un son là ou il le faut. C'est la base d'un morceau
mais c'est rarement le cas. I love you qui atomise les essais
de style de Cantat. Sec et rapide. En voyage nous partiront
via longboards train. Une basse conduit ce train bancale mais
qui arrivera au bout de ses 3 minutes 39.Sur le quai de la
gare nous verrons Mathias en jedi, nous apercevant que celui-ci
ne grandira donc jamais. Une croissance biscornu qui sied
parfaitement à s musique. Pour finir un rodéo, ou comment
manoeuvré un cheval de cabri très difficile à suivre grâce
à des pirouettes opportunes. Puis le losesome cow-boy Mcenroe
repartira sifflotant sous le soleil couchant, sur un cheval
docile et dansant. Dionysos aurait du s'appeler les catchers,
dommage le nom était déjà porté. Dionysos notre attrape coeur.
Gerald
de oliveira
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