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Bright yellow
flowers on a dark double bed est le style de disque qui m'interpelle
quelque peut. Comment puis je écouter programme et son cerveau
dans ma bouche sans trouver ce disque de Zephyrs aussi plat
et vide que les dernières déclarations de jacques Attali au
sujet des otages en Irak. La réponse est simple car est la
base de cet amour de la musique, la transformation de la peau
en un champ de récepteurs aux aguets de la moindre des sensations.
Zephyrs distille une musique tranquille et douce qui emprunte
les chemises de convertino et burns (hell's dark hall) pour
les marier avec les costumes trop propres de la bande des
tindersticks. Il y règne une atmosphère que Tarnation avait
fini par abandonner, une douce économie de moyens brutaux
pour laisser place à des guitares lascives et abandonnées
par l'idée même de se transformer en arme. Bright yellow flowers
on a dark double bed nous insuffle une douce brise chaude
qui nous fait courber la nuque et nous amméne à prendre possession
d'une boisson forte et fraîche pour accompagner ces instants
de prostrations loin de toute forme d'effort. Prière de ne
pas replacer la couette sur les épaules.
Gerald
de oliveira
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