13 juillet 2025 / Troisième album pour Léa Barbier et Grégory Garghentini qui, sous l’alias One Rusty Band, font depuis l’inaugural Voodoo Queen (2019) parler la poudre électrique, entre blues, garage et rock primal. Si la formule est minimaliste, avec brio le duo maximise ses effets : gros riffs de guitare, batterie volontariste, percussions enlevées, chant fiévreux – l’on pense à ZZ Top (notamment sur Mr Catfishman et Anger Bones), aux Stray Cats (She’s a Vagabond), à Creedence Clearwater Revival
(Across The Country). Une certaine idée du bayou, ascendant pick-up : les One Rusty Band ont l’âme voyageuse, parcourant le monde et partageant des scènes avec des artistes tels que Jeff Beck – ils sont réputés pour assurer le show, Léa jouant des claquettes et du washboard, tandis que Grégory se coltine beat et six-cordes, dans un tourbillon de syncopes et de notes. A l’écoute de Dust Bowl et son final quasi grunge qui rappelle Soundgarden ou du rollin’ Happy Mess (l’on pense au Black Betty de Ram Jam), on se doute qu’en live, ça dépote. En douze compositions qui passent à toute vitesse, de l’intense Wild Child et son refrain frondeur (attention, gimmick addictif) au rampant Again, qui tient sur un motif de guitare répétitif teinté de psychobilly (sommet), en passant par la cavalcade country gospel Come Back Home ou le lancinant et aérien Lazy Land (un petit quelque chose du The The de Dusk sur le chant – parfait), le particulièrement maîtrisé Line After Line tient toutes ses promesses : belle découverte.