> Critiques > Labellisés



Racines équatoriennes, enfance floridienne... Roberto Carlos Lange a.k.a. Helado Negro fait tourner des sons qu’on pourrait prendre pour les ritournelles méditatives d’Arthur Russell. Sur « Echo Tricks Me » sa voix évoque les recoins d’ombre parasités de soleil en plein bois, les promenades secrètes, solitaires, les lacs de montagne, et l’Ailleurs. Helado Negro c’est tout ça à la fois : composition, immigration, enfance, poésie, musicalité, contemplation. Depuis 2009, Helado Negro sème des paroles d’acceptation de son identité métissée, de pop mais toutes en légèreté et en mélodie. 

ADA vous recommande tout particulièrement d’écouter Phasor (sorti en 2024), dont la scansion des phrasés, les percussions et le sentimentalisme ne sont jamais de trop. Phasor touchera peut-être en plein coeur les estivants que nous sommes devenus en l’espace de quelques semaines. Les vacances, d’ailleurs, ce sont aussi ces occasions de découvrir des albums qui nous sont passés sous le nez. 

Certains refrains rappellent même Schneider TM, c’est dire si la musique d’Helado Negro maîtrise ce qui touche à la mixité. Cependant attention ! Après Phasor, j’ai de nouveau entendu parler de Prefuse 73, que j’avais totalement oublié ; et grâce à ce projet, j’ai eu envie de ré-écouter Metronomy aussi bien que Devendra Banhart... C’est mal ? 




 autres albums


aucune chronique du même artiste.

 interviews


aucune interview pour cet artiste.

 spéciales


aucune spéciale pour cet artiste.