> Critiques > Labellisés



Henri-Frédéric Amiel, né le 27 septembre 1821 à Genève, est mort le 11 mai 1881 dans la même ville. Il est cet écrivain et philosophe suisse, auteur d’un journal intime exceptionnel tant par son volume (dix-sept-mille pages) que par la valeur et l’universalité de son message. Il est le premier fils d’Henri Amiel et de Caroline Brandt. Deux tragédies familiales marquent son enfance : la mort de sa mère (d’une tuberculose), alors qu’il n’a que onze ans, et, moins de deux ans plus tard, le suicide de son père, qui se jette dans le Rhône. Henri-Frédéric, alors âgé de treize ans, et ses deux sœurs cadettes, Fanny et Laure, sont recueillis par leur oncle Frédéric Amiel et leur tante Fanchette, déjà parents de onze enfants. Ce séjour dure sept ans. 

Une telle biographie n’a certes rien à voir avec l’album Die To Wake Up From A Dream de MF Tomlinson. Cependant c’est ce que je m’étais mise à lire tandis que tournait le disque précédemment cité et que je commençais à en préparer la chronique. La page wikipedia dont j’ai collé les quelques lignes ne vous aura pas coûté sept ans à lire, ni l’album de MF Tomlinson à savourer ? Quoique, quoique…

De sa voix grave sur « Your Flight », on entend que Mickaël Tomlinson, ainsi que les flûtes qui l’entourent d’un halo d’électricité réveillée, ont des penchants pour une fraîcheur juvénile et une universalité que ne démentiraient pas Amiel. En revanche, les fonds sonores traités avec sombritude et noirceur n’apaisent pas en nous l’estivant stressé qu’un monde en flammes a décontenancé. En revanche, les textes réfléchis et la rumeur rare de la voix de Tomlinson ne peuvent supplanter le fameux « Love is a faith, and one faith leads to another » ni le (nous y revenons, vous êtes toujours là ?) « Voir vrai, c’est la science ; voir beau, c’est la poésie. » 

Il subsiste de l’écoute de Die To Wake Up From A Dream un sentiment diffus de mélancolie, tels qu’en pouvaient laisser derrière eux le visionnage d’un film de Wim Wenders ou les albums de Chris Isaak post - Heart-Shaped World

En effet, notre ami Tomlinson a un goût prononcé pour une certaine idée de la country comme peuvent la défendre Ry Cooder ou J. J. Cale. N’oublions pas pour autant Amiel et son journal intime géant ! Ouvrons nos ouïes et affalons-nous sur les dessus-de-lit pelucheux des motels climatisés de nos provinces pour étudier patiemment Die To Wake Up From A Dream. Wrong timing peut-être, mais digne de notre attention, cet album fait figure d’ ovni dans le paysage musical de l’été passé. 




 autres albums


aucune chronique du même artiste.

 interviews


aucune interview pour cet artiste.

 spéciales


aucune spéciale pour cet artiste.