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L’informatique, c’est la porte d’entrée du chaos (et je ne parle même pas des réseaux sociaux, poubelle culturelle des frustrés en manque d’attention) : on tolère des dysfonctionnements qui paraîtraient délirants s’il s’agissait de fours à micro-ondes, de lave-linges ou de bagnoles. Genre : « Ah, pas de chance, ce matin ma voiture ne démarre pas, il lui faut un patch, une mise à jour ou un antivirus, tant pis, le bug fait partie du game ». On se doute bien que la productrice australienne Nina Wilson ironise et que l’intitulé de son premier album n’est pas une ode à l’ingénierie numérique. I Love My Computer ? Fuck My Computer, répond-elle, dans un crossover orgiaque absolument irrésistible, convoquant le meilleur de l’électro putassière de ces trois dernières décennies. Ninajirachi, c’est Calvin Harris + Justice + Grimes + Skrillex + Mark Snow : douze titres, douze tubes, rien à jeter. I Love My Computer est un tunnel survitaminé de textes narquois, de groove incandescent et de mélodies entêtantes néanmoins mélancoliques (le spleen est constitutif de la bonne dance music), parfait syncrétisme - sans crétinerie à la David Guetta - du meilleur de l’EDM. Enfant d’un siècle qui se perd à force de se chercher, Ninajirachi nous offre un disque espiègle, cosmopolite, mature et sans complexes, le futur lui appartient. Divine surprise.




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