9 septembre 2025 / Hypnotique et physique, le dernier album de Zëro vient de sortir de l’écurie Ici D’ailleurs. « Si le bruit et le silence se fondent c’est pour que réalité et rêve puissent en émerger » nous apprend leur label sur Bandcamp. Amplis saturés, guitares saturées, claviers débiles (coucou Teamtendo ?) expériences mélodiques au-delà de ce Never-ending Rodeo « qui n’est pas une boucle », précise-t-on encore sur Bandcamp.
Étonnamment, c’est parfois à Punish yourself - qui sévissait il n’y a que quelques minuscules vingtaines d’années - et à son death-glam marteau-piquant que l’auditeur songera. Mais ça, c’est compter sans la voix d’ Éric Aldéa, infatigable chanteur du groupe. Groupe qui a connu plusieurs formations (Deity Guns, Bästard) et peut se targuer d’être à l’origine de bandes-son de longs-métrages tout autant que de ciné-concerts ou de musique « de spectacles ». Le dernier Zëro rappellera parfois Quintron et son génial Drumbuddy (sur « Boogaloo Swamp », eh oui, ce n’est certainement pas un hasard s’il y est question de swamp (de marais). Bernard Grancher, d’ Astra Solaria Recordings, va adorer ce Zëro ou l’album de plus qui déroutera les candidats au rodéo. Sans pouvoir jamais dompter ce groupe, on ne peut qu’admirer ses déflagrations sonores qui n’entrent dans aucune catégorie.