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Joyeux, espiègle, immature : cet album que David Byrne préparait depuis 2023 ne fait aucun bilan ennuyeux d’aucune sorte. Celui qu’un artiste - il a su rester avant-garde et accessible, en digne fondateur des Talking Heads - aurait pu être tenté de produire, non, ce n’est pas ça. Who Is The Sky est enlevé, fun et tutti frutti. Sur scène les chorégraphies sont diaboliques. Le sourire de David Byrne aussi. Ça grince mais c’est bon.

Son groupe qui oeuvra entre 1974 et 1991 avait posé des fondations sur la scène punk new-yorkaise avant d’embarquer pour un virage pop assumé qui les conduit directement dans les bras de Brian Eno (1977) ou encore de Wim Wenders (1991). Plusieurs hits plus tard, ils s’étaient néanmoins séparés. David Byrne ne s’est sans doute jamais départi d’un souhait d’unité sociale, de connexion humaine, de positivisme et d’excentricité.

Une utopie et un chaos mondial plus tard, voici Who Is The Sky, album harmonieux dans ses discordances les plus tenaces, les collaborations régulières de David Byrne avec - entre autres arts - le théâtre et le cinéma restant engagées et sincères. Who Is The Sky ou cette vague qui nous ramènera vers un rivage de légèreté acidulée et d’insouciance encore envisageables malgré les vicissitudes passées et présentes de notre dingue planète.




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