9 novembre 2025 / Deux ans déjà que Jean-Louis Murat nous a quittés, et cet album de Verdée arrive et dessine les contours d’un fantôme pas (encore) oublié. Le premier titre de l’album La Voix du Vide insiste : « Et toujours ce bruit » ou notre désir ardent (et notre droit le plus absolu !) de le dédicacer à Jean-Louis l’Auvergnat. Nous manquons tant de lui. Une certaine guitare électrique, certains accords de synthé, des percussions, une mélodie, voire la production de ce titre nous amarrent au quai du souvenir, celui d’un « Jim » (Live) sur Muragostang.
C’était il y a vingt-cinq ans et voici soudain Verdée qui réveille un mort. Ce groupe possède de l’or sous les ongles noirs de l’absence, de la voix du vide. C’est sublime. Mais qui est donc Verdée ? Ses textes, ses chansons ainsi que la compagnie de Dominique Brusson à la réalisation ne cessent de nous hanter pour mieux nous secouer : serait-ce l’heure du Réveil ? Verdée ou l’apparition d’une image qui pourrait se faire icône, pas si différente de Dominique A., et pourtant, et pourtant…
La clarté de sa voix proclame assez la Vie pour ne pas appeler à une résistance : celle de la poésie qui suinte par tous les pores de cet album. Jetez-vous donc dans le torrent d’eau claire de ses mots et de ses notes, vous en ressortirez purifié et prêt pour une seule promesse : celle d’un baptême. Le baptême d’une artiste qui enchantera vos premiers matins d’hiver.