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C’est Erik Satie qui a été la clé d’entrée vers l’univers de Kety Fusco. Via un reprise (adaptation) des Gymnopedies, la harpiste avait fait du morceau du natif d’Honfleur, à la fois attirante et terrifiante, comme Kety, en témoigne la pochette de ce nouvel album, le tellement actuel bohème.

C’est sur un format plus long que la Suissesse continue son travail avec sa harpe électrique et ses explorations sonores radicales, et Bohème serait une photographie parfaite de ce que la jeune femme souhaite faire avec le son. Il y a les battements du cœur en milieu hostile, un Massive Attack dans les sous-sols enfouis sans sortie possible (hi, This is Harp et sa froide ironie). L’exorcisme féerique de BLOW. La rencontre avec Iggy Pop comme au crépuscule de sa vie dans le vestibule du diable (SHE). L’onirisme balancé entre des plaque d’un metal froid (Naima), une danse sur les tombes (Résistance) avant le charme d’une ballade dans la Chine du premier empereur (Karma). Il y a l’art du rebond et surtout de la maîtrise de celui-ci (Nocturne) avant la berceuse (Ninna Nanna) qui introduira Für Therese reprise possible d’un classique avec cette accroche, ce fil ténu que nous pensons connaître pour finir par laisser éclater l’évidence. Neuf titres comme les 9 limites planétaires, celles que Kety Fusco espère nous voir maîtriser, mais qui d’ici là, tissent des liens de plus en plus forts entre sa musique inclassable et l’océan lacymale qu’elle perce de titre en titre. Une rhapsodie sur l’enfer à soigner. RESISTANCE.




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