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Alors que les canaris (c’est le nom ridicule donné aux joueurs du club de football de Nantes) semblent en avoir pris pour des années de purgatoire après avoir abandonné son jeu (supposé le meilleur de France) au profit du mercantilisme de son entrepreneur extenseur de pénis, la musique des bords de Loire semble elle au firmament, et Tickles un de ses espoirs les plus crédibles. Composé de membres des Mad Foxes  (Lucas Bonfils, chant), Basic Partner (Anton Brachet, batterie), BougonBougon et Modern Honk (Théo Brachet, guitare), et Amelast (Lucas Fleurance, basse), Tickles semble vouloir soigner le mal par le mal (I Am Not The Body qui ouvre, semble rependre les choses là où Girls Against Boys les a laissées.) en distillant une noise punk en tout point remarquable. Le mal, inutile de vous faire un dessin c’est celui qui semble ronger tout autour de nous telle une gangrène affolante par sa rapidité.

C’est donc tout en tension que le quatuor construit ses morceaux, y injectant parfois des colorations plus « pop « (Love Cells) pouvant s’autoriser des escapades vers l’univers de Talking Heads (Daughters Around), mais toujours avec une furieuse envie de tout exploser sur son passage, sans pour autant ne pas respecter une construction répondant à une grammaire connue (la douceur d’un Cheeks et ses chœurs charmeurs qui précédent le chaos). Entre chant et scansion (One Foot Chair) Tickels fait le choix de ne rien prendre pour acquis et préfère de nous perdre tout en nous gardant d’autant de marques de savoir vivre en nous accueillant le mieux possible. En neuf titres, jusqu’à Drawings qui semble s’être échappé de la garçonnière de Thurston Moore, Tickles propose de nous purger, chassant les mauvaises ondes en les faisant vibrer jusqu’à leur segmentation en infimes particules. Noise punk explosion. 





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