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As catchy as possible. Le nouvel album de Hen Hoose Collective, projet collaboratif basé à Glasgow et formé par Tamara Schlesinger, démarre sur les chapeaux de roue, à tel point que l’on se demande si – durant l’écoute de The Twelve – le palpitant va tenir. Niveau vitamines du bonheur, avec sa boîte à rythmes cheap, son banjo virevoltant et sa mélodie ultra-entraînante, la pop song foutraque Wipe Out vise en plein mille, nous rappelant la grande époque des chorales 00s, The Go ! Team et I’m From Barcelona en tête, tandis que l’electroclash punkoïde Rich (Katy’s In Space) oscille entre Cansei de Ser Sexy et Le Tigre, et que l’ébouriffant discoïde Out My Mind nous ramène carrément aux Bee Gees. Un brelan d’as en guise d’introduction, la partie est gagnée d’avance, non ? Malheureusement, qui dit fièvre du samedi soir, dit descente dominicale. Et alors, enivré par sa propre fougue, Hen Hoose Collective s’enlise : resucée des Spice Girls un peu gênante (Game of 2), mollassonne mélopée dance à la Hercules and Love Affair (Promise), complainte rageuse qui se voudrait PJ Harvey mais sonne Alanis Morissette (Ego Death) – comme le bafouille si bien Didier Deschamps, on ne peut pas gagner tous les matchs. Sachant que l’hiver est long, que le disque est court (moins d’une demi-heure) et qu’il se clôture sur deux très honorables compositions, dont la belle et hantée ballade country folk Blessings On The Day, nous serions malavisés de nous priver d’un The Twelve aussi frondeur (les textes, saignants) que fonceur.




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