8 février 2026 / Quelques mois après Corps, énième jalon d’une collaboration de longue date avec le poète brestois Yan Kouton, le prolifique Olivier Triboulois poursuit sa route en solo, avec cette fois un EP entièrement instrumental, publié par le label achérois Lotophagus Records (Wasatch Front, Mike Plato, Jordane Prestot). Marchant dans les traces de Tangerine Dream ou Vangelis, l’Orléanais oscille entre minimalisme ambient – l’atmosphérique Comme Un Souffle : drone spleenesque, nappes synthétiques, au loin des notes de piano, réverbérées – et trip-hop, à l’instar de Je Suis Un Arbre et son patient crescendo, ou d’Un Chemin de Halage. Murmures porte bien son nom, tant il reflète la délicatesse de son auteur, artiste protéiforme sculptant patiemment l’obscurité, en quête d’un Passage Souterrain. Vers la lumière ? Ici le son vous effleure, vous frôle, se fait discrète pommade émotionnelle – il s’agira d’évoquer paysages intérieurs, êtres chers et souvenirs enfouis. De l’ensemble ressort une fragilité assumée, y compris musicale. On laisse libre cours au ressenti, à l’imagination, à l’improvisation. Les notes hésitent, puis se dessinent dans un brouillard presque tendre. Murmures est une caresse.