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’est en solo que le londonien Rob David s’est lancé dans l’aventure Death Of Youth, publiant deux EP – Between Chapters (2018) et Suburban Dystopia (2020) – avant de monter en gamme et de s’adjoindre les services du guitariste Joe Arnold, du bassiste Carlos Zelaya et du batteur William Page. S’inscrivant dans une veine post-hardcore teintée de skramz et de midwest emo, le quatuor nous offre un premier album brut de décoffrage, compact et rageur, qui – faute de sommets – passerait certainement inaperçu sans la mélancolie poisseuse qui irrigue les neuf compositions de Nothing Is The Same Anymore. En effet, les suites d’accords jouées à la guitare électrique, enduites de saturation réverbérée, se rapprochent du shoegaze ou du blackgaze et offrent un contrepoint saisissant avec les cavalcades vocales, les éruptions rythmiques, les syncopes incessantes. Les ponts mélodiques arpégés post-rock de Desensitised, les guitares as cool as Dinosaur Jr. de Fix Your Heart Or Die, la ballade coregaze Castle Rock ; Rob David et ses acolytes font preuve d’un éclectisme à l’image de leur époque, qu’ils brocardent par ailleurs sans pitié dans des textes particulièrement virulents, se rapprochant ainsi de formations telles que Touché Amoré, Departures et La Dispute. Pas foncièrement original, parfois crispant (ici et là des réminiscences nu metal), mais très (très) attachant.




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