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Com Truise, Chet Faker, Elvis Depressedly, Joy Orbison, Gnarls Barkley, Ciley Myrus, les patronymes artistiques semi-parodiques me font souvent marrer, et Catchy Peril ne déroge pas à la règle, bien qu’un petit (tout petit) doute m’habite. Et si le pétaradant quatuor marseillais n’avait VRAIMENT rien à voir avec la nouvelle meuf de Justin Trudeau ? Musicalement, c’est une évidence. Punk rock, garage, grunge, cold wave, psychobilly, speed metal, hard FM, tout y passe, tout trépasse, concassé en un maelström d’influences parfaitement digérées, à la lisière du pastiche. Ainsi Astro Orbiter, dont l’introduction évoque les Cramps, le refrain Public Image Limited et le final Joe Satriani. Ainsi les synthétiseurs, que l’on croirait parfois échappés d’un morceau du groupe Europe. Ainsi la touche nu metal de Epilepsie. Dans un premier album aussi court (huit titres, trente minutes) que compact (le son tabasse), Benjamin Delair et ses acolytes – la claviériste Louise Baudu, le bassiste Paul Blanes et le batteur Kevin Plasse – ont mis tout ce qu’ils aimaient : de l’intensité, des arrangements foisonnants et, avant tout, des mélodies addictives. Leur côté Ramones, peut-être. Parce que saturer l’air de décibels, c’est bien, mais quand on peut reprendre les refrains en chœurs, c’est encore mieux. Voilà un point commun avec Katy Perry, mais ce sera le seul : on préfère de loin Catchy Peril.




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