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Probable que l’intitulé du huitième opus des At the Gates ait un rapport avec la funeste destinée de leur frontman, Tomas Lindberg, qui – rongé par la maladie – avait décidé, avant de se faire (en vain) opérer, de s’investir dans l’enregistrement de The Ghost of a Future Dead. Un album posthume, donc, sur lequel plane une mélancolie diffuse, renforcée par le choix – inédit chez les Suédois – d’interpréter dans leur langue natale certains morceaux. Comme un retour à la terre, tel ce Det Oerhörda ultra compact et néanmoins tranchant, toute batterie dans le rouge, appuyée par quelques sonorités synthétiques et un solo heavy metal vintage à souhait. Épique, le groupe originaire de Göteborg – renforcé par le retour du guitariste Anders Björler – l’est assurément, peut-être plus encore à l’idée de perdre leur chanteur. Quelques guitares arpégées, notamment sur In Dark Distortion et Parasitical Hive, des passages tempérés (The Dissonant Void), mais point de digressions prog – on n’est pas chez les hippies. L’ensemble file au vent mauvais, du pur death metal mélodique, saignant et mélodramatique, qui assume ses gimmicks et pourrait presque nous arracher un sourire attendri tant la parodie n’est jamais loin (The Fever Mask). Mention spéciale à Of Interstellar Death et ses guitares qui harmonisent, du meilleur effet. Ce que va devenir le groupe, on n’en sait rien, mais de là où il est, Tomas Lindberg peut être fier de ses troupes.




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