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Il y a des chagrins d’amour dont on connaît tellement bien le scénario qu’ils finissent presque par devenir rassurants. On sait quand ça commence, quand ça va faire mal et même, à peu de choses près, comment ça va se terminer. On pourrait presque sortir le programme.

C’est là que Heartbreak de Peter Kernel me plaît.

Aris Bassetti et Barbara Lehnhoff prennent ce sentiment mille fois raconté et lui enlèvent tout son pathos. Pas de grande tragédie, pas de violons sous la pluie. Juste cette constatation un peu désabusée : nous voilà encore au même endroit, à désirer ce dont on sait parfaitement qu’il va nous faire du mal. Et pourtant, impossible de ne pas bouger.

Le morceau est immédiat, mélodique, presque joyeux dans sa façon d’avancer, typique des tubes indés des colléges radio des années 90’s. C’est probablement ce décalage qui fait mouche : parler du chagrin en donnant plutôt envie de danser. Comme si, à force de prendre les mêmes coups, on finissait par connaître la chorégraphie.

Peter Kernel a toujours eu cette manière bien à eux de ne pas choisir entre l’art brut et la pop. Ici, tout paraît simple, presque évident, mais derrière cette évidence se cache cette petite ironie qui fait toute la différence. Le cœur est encore cassé, mais au final on gardera cette image de pizza à partager malgré tout.

Mais au moins, cette fois, on connaît la chanson.

19 Novembre - La Peniche - Chalon Sur Saone 

20 Novembre - Des Pies Chicaillent - Rennes 

21 Novembre - Festival Invisible - Brest 

22 Novembre - Jokers - Angers 

26 Novembre - Bruit Blanc - Briançon 

27 Novembre - Coop De Mai - Marseille 

28 Novembre - Vacarme Exquis - Bourg Valences