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Si vous êtes bloqués chez vous pour quelques raisons, que votre ligne d’horizon se limite aux murs qui délimitent votre espace de vie, ce disque est pour vous. Faisant une référence à un livre de Stuart Braun retraçant le parcours des musiciens ayant un jour fait de Berlin le terrain de jeu pour améliorer leur créativité, City of Exiles est un groupe qui pour être en résonnance avec son nom, n’a pas de patrie, sauf le monde, tant que celui tourne à une vitesse normale pour ne pas perdre notre attraction. Pour ce premier album, sans être une auberge espagnole, car c’est déjà ostraciser, City of Exiles explore, s’installe et construit. Vous pourrez tout à la fois frissonner en entendant une sorte de résurrection de Tarnation sur « One Silver Dollar », une déflagration post rockienne d’un lyrisme pieu (Le Soleil), une pop song envoûtante aux accents « Hershien » et au souffle épique (Amor for the Broken Heart) et même une parade sexy et dangereuse version The Kills sur « Dirty Lovers ». Tout en se démultipliant, City of Exiles prend le risque de nous perdre, mais avant tout de nous happer, et c’est bien ce qu’il nous arrive tout au long de ces huit titres, pendant lequel le groupe fait preuve d’un soin dans l’écriture, mais aussi dans l’arrangement, explosant les murs, élargissant l’horizon, jouant avec nos émotions, nos craintes, nos désirs, nos peurs, mélangeant le tout pour un résultat qui n’a pas fini de colorier de frisson notre peau (« Someone » pour le grand saut). Un grand bol d’air.




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