13 février 2025 / Quoi de plus romantique qu’offrir à sa moitié une chanson d’amour ? Tel est le point de départ de la composition de ce nouvel album d’Olaf Hund, figure de la scène électronique hexagonale qui, sous l’alias Le Love Lab et en collaboration avec Kid Loco, décline en chansons, soit douze duos pop, ludiques et mélodiques, une certaine idée (désuète) de l’amour à la française – tendre et taquine, gainsbourienne, dirions-nous. Avec la québecoise Diane Tell en tête d’affiche, un tel projet ne pouvait qu’attirer notre attention, mais la liste des invitées n’en reste pas moins éloquente, reflétant la vie et les aspirations d’un artiste qui affirme que « l’âme n’a pas de sexe » : d’Alice Lewis, rencontrée à l’école nationale supérieure d’arts de Paris-Cergy à Sabine Happard, présentée à Olaf par Alice durant une soirée d’anniversaire, en passant par Mysko (sa compagne de l’époque), le casting s’est étoffé au fil des envies et des rencontres – ainsi l’on retrouvera Rhimoushka sur un Ne m’attends plus chanté en trio (triangle ?), Essy (Si tu respires), Agnès Aokky (Atarxie), Louise Vertigo (La lumière sous les arbres) et Ava’s Verden sur le sombre et conclusif Tout en toi. Tourbillonnant jusqu’au vertige (de l’amour), éclectique et soyeux, Le Love Lab se fait le fin dialoguiste – du je au tu, il y a le jeu – d’un disque passionné et passionnant.