<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?>
<rss version="2.0"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
>

<channel>
	<title>&#192; d&#233;couvrir absolument</title>
	<link>https://www.adecouvrirabsolument.com/</link>
	<description>Webzine musical</description>
	<language>fr</language>
	<generator>SPIP - www.spip.net</generator>






<item xml:lang="fr">
		<title>Sarah Ma&#239;</title>
		<link>https://www.adecouvrirabsolument.com/spip.php?article10464</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.adecouvrirabsolument.com/spip.php?article10464</guid>
		<dc:date>2026-07-23T09:16:24Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Alix de Stermaria</dc:creator>



		<description>&#171; L'ennui est pire sous le soleil, j'attends la nuit, coll&#233;e au ventilo &#187;. Tandis qu'entre monotonie des jours arides et thermom&#232;tre coinc&#233; dans le rouge nous mijotons &#224; petit feu, paroles de circonstances, qui introduisent l'addictive ritournelle Minori, merveille de bedroom pop synth&#233;tique, avec ses claviers bleut&#233;s, sa bo&#238;te &#224; rythmes noy&#233;e de r&#233;verb&#233;ration et sa m&#233;lodie ent&#234;tante, paisible, &#233;voquant une Myl&#232;ne Farmer &#224; taille humaine &#8211; un ravissement. Il y a que la rennaise Sarah-Ma&#239;, dont nous avions il (...)

-
&lt;a href="https://www.adecouvrirabsolument.com/spip.php?rubrique3" rel="directory"&gt;Labellis&#233;s&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logos' alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; src='https://www.adecouvrirabsolument.com/local/cache-vignettes/L150xH150/arton10464-b6854.jpg' width='150' height='150' style='height:150px;width:150px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#171; L'ennui est pire sous le soleil, j'attends la nuit, coll&#233;e au ventilo &#187;. Tandis qu'entre monotonie des jours arides et thermom&#232;tre coinc&#233; dans le rouge nous mijotons &#224; petit feu, paroles de circonstances, qui introduisent l'addictive ritournelle &lt;i&gt;Minori&lt;/i&gt;, merveille de bedroom pop synth&#233;tique, avec ses claviers bleut&#233;s, sa bo&#238;te &#224; rythmes noy&#233;e de r&#233;verb&#233;ration et sa m&#233;lodie ent&#234;tante, paisible, &#233;voquant une &lt;strong&gt;Myl&#232;ne Farmer&lt;/strong&gt; &#224; taille humaine &#8211; un ravissement. Il y a que la rennaise &lt;strong&gt;Sarah-Ma&#239;&lt;/strong&gt;, dont nous avions il y a deux ans particuli&#232;rement appr&#233;ci&#233; le EP &lt;i&gt;&#192; l'oppos&#233;&lt;/i&gt;, &#339;uvre dans une pop francophone sans &#339;ill&#232;res ni snobisme, minimaliste et inspir&#233;e, jamais avare de cette sensibilit&#233; &#224; fleur de mots qui transpara&#238;t dans les compositions de son nouvel opus, &lt;i&gt;Sous la tonnelle&lt;/i&gt;. Et sous la tonnelle de Sarah-Ma&#239;, on trouve quoi ? Une collection de chansons atmosph&#233;riques, aussi douces que d&#233;licates, des comptines, des complaintes, des berceuses, b&#226;ties sur de courtes boucles d'accords, des motifs r&#233;p&#233;titifs et des ond&#233;es vaporeuses. A l'instar de son camarade de label &lt;strong&gt;MacThenardier,&lt;/strong&gt; Sarah-Ma&#239; raconte le petit &#8211; sa vie (ou le monde) &#8211; pour mieux parler du grand &#8211; le monde (ou sa vie) : toute m&#233;lancolie diffuse incluse, ses textes pointillistes s'attachent aux mille d&#233;tails, m&#234;me invisibles, qui nourrissent nos existences. La multi-instrumentiste n'en reste pas moins espi&#232;gle : le chaloup&#233; &lt;i&gt;Cerises &lt;/i&gt; nous rappelle &lt;strong&gt;Mathieu Boogaerts&lt;/strong&gt;, tandis que sur la ballade bariol&#233;e et groovy &lt;i&gt;Sous la tonnelle&lt;/i&gt;, elle invite l'artiste &lt;strong&gt;P&#226;te &#224; Sel&lt;/strong&gt;, avant de reprendre &#8211; dans une version bien plus reposante &#8211; le &lt;i&gt;Una calle nos separa&lt;/i&gt; de l'argentin &lt;strong&gt;N&#233;stor en Bloque&lt;/strong&gt;. Se cl&#244;turant sur le nostalgique Les tapis d'hier, le troisi&#232;me EP de Sarah-Ma&#239; est un rem&#232;de contre la sociopathie : &#224; d&#233;faut de se castagner dans les supermarch&#233;s pour un ventilateur en toc, l'on pourra toujours r&#234;vasser sous cette tonnelle, magiquement ombrag&#233;e.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;iframe style=&quot;border: 0; width: 350px; height: 470px;&quot; src=&quot;https://bandcamp.com/EmbeddedPlayer/album=549166078/size=large/bgcol=ffffff/linkcol=0687f5/tracklist=false/transparent=true/&quot; seamless&gt;&lt;a href=&quot;https://entre-soi.bandcamp.com/album/sous-la-tonnelle&quot;&gt;Sous la tonnelle de Sarah Ma&#239;&lt;/a&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class="hyperlien"&gt;site internet: : &lt;a href="https://entre-soi.bandcamp.com" class="spip_out"&gt;Entre-soi, Carpaccio Cathedrale&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Josh Mason</title>
		<link>https://www.adecouvrirabsolument.com/spip.php?article10463</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.adecouvrirabsolument.com/spip.php?article10463</guid>
		<dc:date>2026-07-23T09:11:56Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>gdo</dc:creator>



		<description>Kicking a Dark Horse n'est pas seulement un disque. C'est aussi un livre, pens&#233; pour dialoguer avec la musique plut&#244;t que pour l'accompagner. Les deux avancent de concert, sans que l'un n'explique l'autre. Une invitation &#224; prendre son temps, &#224; accepter de ne pas tout saisir imm&#233;diatement, comme on entrouvrirait une porte sur un territoire dont on ignore encore les contours. On estime que pr&#232;s de 95 % des profondeurs marines demeurent aujourd'hui inexplor&#233;es. &#192; l'&#233;coute de Kicking a Dark Horse, on se (...)

-
&lt;a href="https://www.adecouvrirabsolument.com/spip.php?rubrique3" rel="directory"&gt;Labellis&#233;s&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logos' alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; src='https://www.adecouvrirabsolument.com/local/cache-vignettes/L150xH150/arton10463-32d52.jpg' width='150' height='150' style='height:150px;width:150px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;Kicking a Dark Horse&lt;/i&gt; n'est pas seulement un disque. C'est aussi un livre, pens&#233; pour dialoguer avec la musique plut&#244;t que pour l'accompagner. Les deux avancent de concert, sans que l'un n'explique l'autre. Une invitation &#224; prendre son temps, &#224; accepter de ne pas tout saisir imm&#233;diatement, comme on entrouvrirait une porte sur un territoire dont on ignore encore les contours.
On estime que pr&#232;s de 95 % des profondeurs marines demeurent aujourd'hui inexplor&#233;es. &#192; l'&#233;coute de &lt;i&gt;Kicking a Dark Horse&lt;/i&gt;, on se dit que&lt;strong&gt; Josh Mason &lt;/strong&gt; s'est donn&#233; pour mission d'en rapporter une bande-son.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La descente est progressive. Tr&#232;s vite, les rep&#232;res disparaissent. Les sons ne cherchent jamais &#224; nous guider ; ils signalent simplement une pr&#233;sence. On croit distinguer des poissons aux formes improbables, des cr&#233;atures que l'on devine davantage qu'on ne les observe, tandis que des bruits venus des profondeurs nous alertent sans jamais nous indiquer une direction. Rien n'est v&#233;ritablement inqui&#233;tant, mais tout demeure profond&#233;ment &#233;tranger.
Cette musique &#233;lectronique ne rel&#232;ve ni de la d&#233;construction ni de la reconstruction. Elle flotte entre deux eaux, comme si Josh Mason avait renonc&#233; &#224; toute d&#233;monstration pour privil&#233;gier l'immersion. Les textures s'&#233;tirent avec une lenteur presque organique, dessinant une mati&#232;re liquide dans laquelle il devient difficile de distinguer ce qui appartient &#224; la m&#233;lodie, &#224; l'ambiance ou au simple mouvement de l'eau.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'&#233;coute poss&#232;de d'ailleurs quelque chose d'&#233;minemment physique. Les paupi&#232;res s'alourdissent, la respiration ralentit, le temps semble perdre toute consistance. Mieux vaut sans doute &#233;viter de d&#233;couvrir ce disque au volant d'un v&#233;hicule. Non parce qu'il manquerait d'int&#233;r&#234;t, mais parce qu'il installe un &#233;tat de disponibilit&#233; proche de la m&#233;ditation. Une musique qui invite davantage au rel&#226;chement qu'&#224; la vigilance.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#192; mesure que l'on progresse, un &#233;trange paradoxe s'impose. Derri&#232;re cette abstraction &#233;lectronique se cache une douceur inattendue, presque pastorale, presque monacale. Comme si, au fond de cet oc&#233;an imaginaire, subsistait un monast&#232;re oubli&#233; dont le silence aurait simplement chang&#233; de texture.
Le livre prolonge naturellement cette exp&#233;rience. Il ne sert jamais de mode d'emploi, pas plus que la musique n'illustre les textes. Les deux objets se r&#233;pondent, se croisent, s'&#233;loignent parfois pour mieux se retrouver. On passe de l'un &#224; l'autre comme on d&#233;riverait entre deux courants marins, sans toujours savoir lequel nous entra&#238;ne r&#233;ellement.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Reste la question de la dur&#233;e. Pr&#232;s d'une heure pass&#233;e dans cet univers demande une disponibilit&#233; peu commune. &#192; plusieurs reprises, l'envie de refaire surface se fait sentir, simplement pour reprendre son souffle avant de replonger. Ce n'est pas un reproche, mais la cons&#233;quence logique d'une &#339;uvre qui privil&#233;gie l'immersion &#224; l'efficacit&#233; imm&#233;diate.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;Kicking a Dark Horse&lt;/i&gt; n'est pas un disque que l'on consomme distraitement. Il demande d'accepter de perdre ses rep&#232;res, de laisser le temps s'&#233;tirer et les sensations prendre le pas sur les certitudes. On n'y reviendra sans doute pas chaque semaine. Mais lorsque l'envie de dispara&#238;tre quelques instants sous la surface se fera sentir, ce disque &#8212; et le livre qui l'accompagne &#8212; deviendront des compagnons de plong&#233;e dont on acceptera volontiers les silences autant que les myst&#232;res.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;iframe style=&quot;border: 0; width: 350px; height: 470px;&quot; src=&quot;https://bandcamp.com/EmbeddedPlayer/album=2865662953/size=large/bgcol=ffffff/linkcol=0687f5/tracklist=false/transparent=true/&quot; seamless&gt;&lt;a href=&quot;https://j-w-m.bandcamp.com/album/kicking-a-dark-horse&quot;&gt;Kicking A Dark Horse de Josh Mason&lt;/a&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class="hyperlien"&gt;site internet: : &lt;a href="https://greyfade-label.bandcamp.com" class="spip_out"&gt;Greyfade&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Pond</title>
		<link>https://www.adecouvrirabsolument.com/spip.php?article10462</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.adecouvrirabsolument.com/spip.php?article10462</guid>
		<dc:date>2026-07-23T08:14:44Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Alix de Stermaria</dc:creator>



		<description>Les ravages de la distraction. Ou de la s&#233;nilit&#233; pr&#233;coce, allez savoir. Parcourant la liste des sorties musicales de ces derni&#232;res semaines, je m'exclame : &#171; Oh, un nouveau Bardo Pond, ils existent encore ?!! &#187;. Non, pas que je sois fan du combo pennsylvanien, mais les ann&#233;es 90 parfois me manquent, y compris les groupes qui &#233;voluaient en deuxi&#232;me division et qu'&#224; l'&#233;poque &#233;videmment je snobais. Avec le onzi&#232;me album des australiens de Pond, form&#233; en 2008 par des membres de Tame Impala, j'en suis pour mes (...)

-
&lt;a href="https://www.adecouvrirabsolument.com/spip.php?rubrique3" rel="directory"&gt;Labellis&#233;s&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logos' alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; src='https://www.adecouvrirabsolument.com/local/cache-vignettes/L150xH150/arton10462-0371c.jpg' width='150' height='150' style='height:150px;width:150px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Les ravages de la distraction. Ou de la s&#233;nilit&#233; pr&#233;coce, allez savoir. Parcourant la liste des sorties musicales de ces derni&#232;res semaines, je m'exclame : &#171; Oh, un nouveau &lt;strong&gt;Bardo Pond&lt;/strong&gt;, ils existent encore ?!! &#187;. Non, pas que je sois fan du combo pennsylvanien, mais les ann&#233;es 90 parfois me manquent, y compris les groupes qui &#233;voluaient en deuxi&#232;me division et qu'&#224; l'&#233;poque &#233;videmment je snobais. Avec le onzi&#232;me album des australiens de &lt;strong&gt;Pond&lt;/strong&gt;, form&#233; en 2008 par des membres de &lt;strong&gt;Tame Impala&lt;/strong&gt;, j'en suis pour mes frais : la machine &#224; remonter le temps d&#233;raille, direction les ann&#233;es 80 et un &#233;trange revival goth-pop ressuscitant guitares scintillantes, halos de chorus et de r&#233;verb&#233;ration, nappes de synth&#233; liquoreuses, batteries qui jouent comme des bo&#238;tes &#224; rythmes et choucroute-dans-les-cheveux &#224; la &lt;strong&gt;Ian McCulloch&lt;/strong&gt; ou &lt;strong&gt;Siouxsie Sioux&lt;/strong&gt;. Zut. Tout n'est pas &#224; jeter, mais la forme sans le fond, c'est &#224; dire sans m&#233;lodies qui tuent, &#231;a tourne vite &#224; l'exercice de style st&#233;rile, voire &#224; la citation - The &lt;strong&gt;B-52's&lt;/strong&gt; sur l'introductif &lt;i&gt;Skyworks&lt;/i&gt;, ce bon vieux &lt;strong&gt;Lawrence&lt;/strong&gt; sur le rac&#233; &lt;i&gt;Two Hands&lt;/i&gt;, les &lt;strong&gt;Only Ones&lt;/strong&gt; (ou les &lt;strong&gt;Undertones&lt;/strong&gt;) sur &lt;i&gt;Personal Hell&lt;/i&gt; et les &lt;strong&gt;Midnight Oil&lt;/strong&gt; un peu partout, sachant que la plupart des compositions sont alourdies par des ponts psych&#233;d&#233;liques et des riffs de guitare hard-rock light dignes de &lt;strong&gt;The Knack&lt;/strong&gt;. Pour attirer le chaland na&#239;f, &lt;strong&gt;Nick Allbrook&lt;/strong&gt; et ses acolytes brandiront l'&#233;tendard &#171; Goths at the Pub &#187; : las, nul gothique dans ce pub vide, o&#249; seuls quelques poivrots tra&#238;nent au comptoir, se chamaillant pour savoir qui - de &lt;strong&gt;Bon Scott&lt;/strong&gt; ou de &lt;strong&gt;Brian Johnson&lt;/strong&gt; - est le meilleur chanteur d'&lt;strong&gt;AC/DC&lt;/strong&gt;, avant de s'enfiler une mare de bi&#232;re ti&#232;de. [Pond, &#231;a veut dire &#233;tang.] [oui, je sais que &#231;a ne se fait pas d'expliquer les blagues, mais je suis certain que vous n'auriez pas compris] [tout &#231;a pour dire que je ne savais pas comment terminer la chronique d'un disque que je n'avais pas pr&#233;vu d'&#233;couter].&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;iframe style=&quot;border: 0; width: 350px; height: 470px;&quot; src=&quot;https://bandcamp.com/EmbeddedPlayer/album=547953914/size=large/bgcol=ffffff/linkcol=0687f5/tracklist=false/transparent=true/&quot; seamless&gt;&lt;a href=&quot;https://pondling.bandcamp.com/album/terrestrials&quot;&gt;Terrestrials de Pond&lt;/a&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class="hyperlien"&gt;site internet: : &lt;a href="https://modulor-records.com/fr/label/mangovision" class="spip_out"&gt;Mangovision&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Jan Jelinek &amp; Alan Abrahams</title>
		<link>https://www.adecouvrirabsolument.com/spip.php?article10461</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.adecouvrirabsolument.com/spip.php?article10461</guid>
		<dc:date>2026-07-23T08:05:43Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>gdo</dc:creator>



		<description>Tout commence comme si l'on entrouvrait une fen&#234;tre sur le monde. Quelques sons glan&#233;s ici et l&#224;, un field recording en guise d'ap&#233;ritif, puis l'impression que la musique h&#233;site encore sur la direction qu'elle souhaite emprunter. Elle ne tarde pourtant pas &#224; r&#233;v&#233;ler son v&#233;ritable visage : celui d'un dialogue permanent entre la chair et la machine. &#192; premi&#232;re vue, on pourrait imaginer David Bowie revenu explorer les territoires laiss&#233;s en friche par le Beta Band. Mais ce serait oublier le go&#251;t presque (...)

-
&lt;a href="https://www.adecouvrirabsolument.com/spip.php?rubrique3" rel="directory"&gt;Labellis&#233;s&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logos' alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; src='https://www.adecouvrirabsolument.com/local/cache-vignettes/L150xH150/arton10461-402a0.jpg' width='150' height='150' style='height:150px;width:150px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Tout commence comme si l'on entrouvrait une fen&#234;tre sur le monde. Quelques sons glan&#233;s ici et l&#224;, un field recording en guise d'ap&#233;ritif, puis l'impression que la musique h&#233;site encore sur la direction qu'elle souhaite emprunter. Elle ne tarde pourtant pas &#224; r&#233;v&#233;ler son v&#233;ritable visage : celui d'un dialogue permanent entre la chair et la machine.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#192; premi&#232;re vue, on pourrait imaginer &lt;strong&gt;David Bowie&lt;/strong&gt; revenu explorer les territoires laiss&#233;s en friche par le &lt;strong&gt;Beta Band&lt;/strong&gt;. Mais ce serait oublier le go&#251;t presque obsessionnel de &lt;strong&gt;Jan Jelinek&lt;/strong&gt; pour le d&#233;tail, cette mani&#232;re de ralentir le temps afin de laisser appara&#238;tre tout ce qui &#233;chappe habituellement &#224; l'oreille. Ici, la production ne cherche jamais &#224; impressionner ; elle pr&#233;f&#232;re d&#233;voiler patiemment les coutures m&#234;mes du son.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les m&#233;lodies semblent constamment rel&#233;gu&#233;es au sous-sol. Elles existent, bien s&#251;r, mais comme enfouies sous des couches successives de textures, de souffles et de parasites. &#199;a craque, &#231;a gratte, &#231;a pique. Les clics &#233;lectroniques et les accidents sonores deviennent des acteurs &#224; part enti&#232;re, brouillant sans cesse la fronti&#232;re entre composition et mati&#232;re brute.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;On pense parfois aux explorations de &lt;strong&gt;David Byrne&lt;/strong&gt; et &lt;strong&gt;Brian Eno&lt;/strong&gt;, ailleurs &#224; un &lt;strong&gt;John Cale&lt;/strong&gt; qui aurait choisi de confier ses intuitions &#224; des machines goguenardes, toujours pr&#234;tes &#224; d&#233;jouer ce que l'on croyait acquis. Pourtant, &lt;i&gt;Take Me, I'm Yours&lt;/i&gt; ne s'installe jamais dans la simple exp&#233;rimentation. Une fois le filtre accept&#233;, une autre &#233;coute appara&#238;t. Les asp&#233;rit&#233;s cessent d'agresser pour devenir apaisantes, comme si, derri&#232;re cette agitation &#233;lectronique, se cachait soudain le calme d'un nihon teien, un jardin japonais o&#249; chaque pierre semble pos&#233;e avec une pr&#233;cision infinie.
La voix d'&lt;strong&gt;Alan Abrahams&lt;/strong&gt; participe pleinement &#224; cette m&#233;tamorphose. Tant&#244;t pr&#233;sente, tant&#244;t dissoute dans les traitements num&#233;riques, elle n'impose jamais un r&#233;cit. Elle sugg&#232;re davantage qu'elle n'affirme, laissant aux machines le soin de prolonger ses silences autant que ses mots. Ce qui aurait pu devenir un simple exercice de d&#233;construction prend alors une tournure beaucoup plus ludique.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Car c'est peut-&#234;tre cela qui surprend le plus. Malgr&#233; son apparente aust&#233;rit&#233;, ce disque joue. Il avance &#224; t&#226;tons, teste des id&#233;es, se r&#233;pond &#224; lui-m&#234;me, provoque des collisions inattendues avant de retrouver un &#233;quilibre fragile. On assiste moins &#224; une d&#233;monstration de virtuosit&#233; qu'&#224; une conversation o&#249; chacun accepte de se laisser d&#233;placer par l'autre.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;Take Me, I'm Yours&lt;/i&gt; est un disque qui demande un peu de patience, mais qui finit par transformer le bruit en paysage. Une &#339;uvre o&#249; les parasites deviennent des couleurs, o&#249; les silences prennent autant d'importance que les notes, et o&#249; le dialogue entre deux artistes ouvre un espace que ni l'un ni l'autre n'aurait sans doute pu atteindre seul.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;iframe style=&quot;border: 0; width: 350px; height: 470px;&quot; src=&quot;https://bandcamp.com/EmbeddedPlayer/album=425429791/size=large/bgcol=ffffff/linkcol=0687f5/tracklist=false/transparent=true/&quot; seamless&gt;&lt;a href=&quot;https://alanabrahamsjanjelinek.bandcamp.com/album/take-me-im-yours&quot;&gt;Take me, I&amp;#39;m yours de Alan &amp; Jan&lt;/a&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class="hyperlien"&gt;site internet: : &lt;a href="https://faitiche.de/blog/2026" class="spip_out"&gt;Faitiche&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>A Place To Bury Strangers</title>
		<link>https://www.adecouvrirabsolument.com/spip.php?article10460</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.adecouvrirabsolument.com/spip.php?article10460</guid>
		<dc:date>2026-07-17T10:19:51Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Alix de Stermaria</dc:creator>



		<description>Consid&#233;r&#233;s &#224; leurs d&#233;buts comme &#233;tant le groupe live le plus bruyant de New-York, les A Place To Bury Strangers creusent &#8211; depuis les ann&#233;es 2000 &#8211; le sillon d'un rock shoegaze, noise et post-punk &#233;minemment intense, se forgeant une sacr&#233;e r&#233;putation sc&#233;nique et un r&#233;pertoire tout aussi consistant, qui s'est en 2024 enrichi d'un septi&#232;me album, le cathartique Synthesizer. Un opus pas simple &#224; approcher, mais symptomatique de l'approche exp&#233;rimentale d'Oliver Ackermann et ses acolytes, le bassiste John (...)

-
&lt;a href="https://www.adecouvrirabsolument.com/spip.php?rubrique3" rel="directory"&gt;Labellis&#233;s&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logos' alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; src='https://www.adecouvrirabsolument.com/local/cache-vignettes/L150xH150/arton10460-06ca7.jpg' width='150' height='150' style='height:150px;width:150px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Consid&#233;r&#233;s &#224; leurs d&#233;buts comme &#233;tant le groupe live le plus bruyant de New-York, les &lt;strong&gt;A Place To Bury Strangers&lt;/strong&gt; creusent &#8211; depuis les ann&#233;es 2000 &#8211; le sillon d'un rock shoegaze, noise et post-punk &#233;minemment intense, se forgeant une sacr&#233;e r&#233;putation sc&#233;nique et un r&#233;pertoire tout aussi consistant, qui s'est en 2024 enrichi d'un septi&#232;me album, le cathartique &lt;i&gt;Synthesizer&lt;/i&gt;. Un opus pas simple &#224; approcher, mais symptomatique de l'approche exp&#233;rimentale d'&lt;strong&gt;Oliver Ackermann&lt;/strong&gt; et ses acolytes, le bassiste &lt;strong&gt;John Fedowitz&lt;/strong&gt; et la batteuse &lt;strong&gt;Sandra Fedowitz&lt;/strong&gt;. Un &lt;strong&gt;Oliver Ackermann&lt;/strong&gt; &#8211; par ailleurs patron du label &lt;strong&gt;Dedstrange&lt;/strong&gt; et de la marque de p&#233;dales d'effet &lt;strong&gt;Death By Audio&lt;/strong&gt; &#8211; que l'on retrouvera seul aux manettes de la compilation &lt;i&gt;Rare And Deadly&lt;/i&gt;, qui rassemble des morceaux &#8211; &#233;bauches, outtakes, versions alternatives &#8211; enregistr&#233;s entre 2015 et 2025. Sur le papier, &#231;a ne fait pas forc&#233;ment r&#234;ver, d'autant plus si l'on est peu familier avec l'&#339;uvre des New-yorkais, mais l'on se rappellera &#224; quel point le Singles, B-Sides and Live publi&#233; en 2006 par &lt;strong&gt;Electrelane&lt;/strong&gt; &#233;tait exceptionnel. Jurisprudence face B, donc, et [spoiler] &lt;i&gt;Rare And Deadly&lt;/i&gt; est carr&#233;ment au niveau. Alors certes, Oliver a eu la bonne id&#233;e (de merde ?) de proposer un tracklisting diff&#233;rent selon le support, ce qui - si vous &#234;tes compl&#233;tionniste &#8211; vous obligera &#224; acheter le CD, le vinyle et la cassette audio, mais quel plaisir que de se prendre dans la tronche le mur du son &lt;i&gt;Song For Girl From Macedonia&lt;/i&gt;, que de planer sur le bouillonnant &lt;i&gt;Out Of Place&lt;/i&gt; (&lt;strong&gt;TV on the Radio&lt;/strong&gt; en mood cold-wave), que de se perdre dans le brouillard satur&#233; de &lt;i&gt;Crash&lt;/i&gt;, que de se rappeler &#224; quel point les &lt;strong&gt;My Bloody Valentine&lt;/strong&gt; nous manquent (&lt;i&gt;On The Wire&lt;/i&gt;) ou que la pop sophistiqu&#233;e sait &#234;tre barr&#233;e (&lt;i&gt;Dead Inside&lt;/i&gt; &#233;voque un m&#233;lange entre &lt;strong&gt;Devo&lt;/strong&gt; et &lt;strong&gt;Of Montreal&lt;/strong&gt;). Un des points forts de APTBS, outre son go&#251;t pour le potard dans le rouge (cramoisi), c'est sa capacit&#233; &#224; transcender ses nombreuses influences, pour en proposer une relecture tout &#224; fait personnelle et, en ce sens, l'excellent &lt;i&gt;Rare and Deadly&lt;/i&gt; est un v&#233;ritable jeu de piste bruitiste. En vacances, &#231;a vous changera du sudoku, des mots-crois&#233;s ou du pr&#234;chi-pr&#234;cha de votre tatie trotskiste.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;iframe style=&quot;border: 0; width: 350px; height: 470px;&quot; src=&quot;https://bandcamp.com/EmbeddedPlayer/album=1869273287/size=large/bgcol=ffffff/linkcol=0687f5/tracklist=false/transparent=true/&quot; seamless&gt;&lt;a href=&quot;https://aplacetoburystrangers.bandcamp.com/album/rare-and-deadly&quot;&gt;Rare And Deadly de A Place To Bury Strangers&lt;/a&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class="hyperlien"&gt;site internet: : &lt;a href="https://dedstrange.bandcamp.com/artists" class="spip_out"&gt;Dedstrange&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>The Blood Arm</title>
		<link>https://www.adecouvrirabsolument.com/spip.php?article10459</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.adecouvrirabsolument.com/spip.php?article10459</guid>
		<dc:date>2026-07-17T10:06:17Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>gdo</dc:creator>



		<description>Certaines r&#233;&#233;ditions ressemblent &#224; des fouilles arch&#233;ologiques. Elles permettent de remettre en lumi&#232;re des disques devenus presque mythiques, longtemps r&#233;serv&#233;s aux collectionneurs. Bomb Romantics, premier manifeste discographique de The Blood Arm, appartient &#224; cette cat&#233;gorie. Enregistr&#233; &#224; toute vitesse dans un garage de Los Angeles au d&#233;but des ann&#233;es 2000, il retrouve aujourd'hui une seconde vie, avec ses qualit&#233;s intactes... et quelques d&#233;fauts que le temps n'a pas totalement effac&#233;s. D&#232;s les (...)

-
&lt;a href="https://www.adecouvrirabsolument.com/spip.php?rubrique3" rel="directory"&gt;Labellis&#233;s&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logos' alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; src='https://www.adecouvrirabsolument.com/local/cache-vignettes/L150xH150/arton10459-6013e.jpg' width='150' height='150' style='height:150px;width:150px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Certaines r&#233;&#233;ditions ressemblent &#224; des fouilles arch&#233;ologiques. Elles permettent de remettre en lumi&#232;re des disques devenus presque mythiques, longtemps r&#233;serv&#233;s aux collectionneurs. &lt;i&gt;Bomb Romantics&lt;/i&gt;, premier manifeste discographique de &lt;strong&gt;The Blood Arm&lt;/strong&gt;, appartient &#224; cette cat&#233;gorie. Enregistr&#233; &#224; toute vitesse dans un garage de Los Angeles au d&#233;but des ann&#233;es 2000, il retrouve aujourd'hui une seconde vie, avec ses qualit&#233;s intactes... et quelques d&#233;fauts que le temps n'a pas totalement effac&#233;s.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;D&#232;s les premiers morceaux, difficile de ne pas se laisser entra&#238;ner. On imagine les &lt;strong&gt;Strokes&lt;/strong&gt; terminer leur soir&#233;e dans un cabaret dont &lt;strong&gt;Peter Doherty&lt;/strong&gt; aurait discr&#232;tement r&#233;cup&#233;r&#233; les cl&#233;s. Tout vacille avec suffisamment d'&#233;l&#233;gance pour donner l'impression que l'accident fait partie du spectacle.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Cette insouciance constitue d'ailleurs la grande force du disque. N&#233; dans l'urgence, port&#233; par un groupe qui n'avait ni v&#233;ritable plan de carri&#232;re ni moyens consid&#233;rables, &lt;i&gt;Bomb Romantics&lt;/i&gt; respire cette &#233;poque o&#249; l'on enregistrait avant tout pour capturer une &#233;nergie. Cette spontan&#233;it&#233; irrigue encore aujourd'hui des chansons qui semblent constamment sur le point de sortir de leurs gonds.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le groupe poss&#232;de &#233;galement un vrai sens du d&#233;calage. &lt;i&gt;Opportunity Knock&lt;/i&gt; donne l'impression que les &lt;strong&gt;Rolling Stones&lt;/strong&gt; seraient revenus d'un improbable voyage dans le futur avec quelques drogues de synth&#232;se dans les poches, suffisamment pour d&#233;r&#233;gler leur rock sans jamais lui faire perdre son pouvoir d'attraction. L'absence revendiqu&#233;e de bassiste, remplac&#233; par les claviers de &lt;strong&gt;Dyan Vald&#233;s&lt;/strong&gt;, participe d'ailleurs &#224; cette sensation permanente de d&#233;s&#233;quilibre.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Mais l'euphorie des d&#233;buts finit par se diluer. Treize morceaux, c'est beaucoup pour une musique qui repose avant tout sur l'&#233;nergie de l'instant. &#192; mesure que le disque avance, l'effet de surprise s'&#233;mousse. L&#224; o&#249; &lt;strong&gt;Fontaines D.C.&lt;/strong&gt; parvient &#224; maintenir une tension presque permanente, The Blood Arm donne parfois l'impression de tourner autour de ses meilleures id&#233;es.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;M&#234;me une &#233;chapp&#233;e vers des accents ska (&lt;i&gt;O Passionate One&lt;/i&gt;) ne suffit pas vraiment &#224; relancer la machine. Les chansons conservent leur panache, mais l'ensemble finit par provoquer une l&#233;g&#232;re indigestion.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;C'est presque paradoxalement dans ses derniers instants que le disque retrouve un suppl&#233;ment d'&#226;me. &lt;i&gt;Hey Girl&lt;/i&gt; poss&#232;de ce parfum des fins de soir&#233;e o&#249; les lumi&#232;res se rallument lentement, o&#249; les conversations deviennent plus sinc&#232;res parce qu'il ne reste plus grand monde pour faire semblant.
&lt;i&gt;Bomb Romantics&lt;/i&gt; vaut sans doute davantage comme photographie d'un moment que comme album irr&#233;prochable. Il capture un groupe au moment pr&#233;cis o&#249; tout semblait possible, avec cette fougue propre aux d&#233;buts. On en ressort partag&#233; : frustr&#233; par une longueur qui &#233;mousse l'impact des chansons, mais suffisamment s&#233;duit par leur &#233;nergie pour comprendre pourquoi, plus de vingt ans apr&#232;s, ce disque m&#233;ritait enfin de sortir de l'ombre.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;iframe style=&quot;border: 0; width: 350px; height: 470px;&quot; src=&quot;https://bandcamp.com/EmbeddedPlayer/album=2986495213/size=large/bgcol=ffffff/linkcol=0687f5/tracklist=false/transparent=true/&quot; seamless&gt;&lt;a href=&quot;https://thebloodarm.bandcamp.com/album/bomb-romantics-2026-remaster&quot;&gt;Bomb Romantics (2026 Remaster) de The Blood Arm&lt;/a&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class="hyperlien"&gt;site internet: : &lt;a href="https://ripbenleerecords.com/artists/" class="spip_out"&gt;Rip Ben Lee Records&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>My Raining Stars</title>
		<link>https://www.adecouvrirabsolument.com/spip.php?article10458</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.adecouvrirabsolument.com/spip.php?article10458</guid>
		<dc:date>2026-07-17T08:28:04Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>gdo</dc:creator>



		<description>Les lecteurs du webzine s'en souviendront peut-&#234;tre : en 2008, My Raining Stars figurait d&#233;j&#224; au programme du quatorzi&#232;me volume de nos compilations. Dix-sept ans plus tard, le groupe n'a rien perdu de cette capacit&#233; &#224; &#233;crire des chansons qui semblent &#233;chapper au temps. &#192; l'&#233;coute de Toy Club, me reviennent les ann&#233;es FAC. Les lendemains d'&#233;mission de Bernard Lenoir o&#249; je faisais le pied de grue devant Vitamine C, &#224; Reims, dans l'espoir de mettre la main sur les derni&#232;res sorties qui faisaient les beaux (...)

-
&lt;a href="https://www.adecouvrirabsolument.com/spip.php?rubrique3" rel="directory"&gt;Labellis&#233;s&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logos' alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; src='https://www.adecouvrirabsolument.com/local/cache-vignettes/L150xH150/arton10458-dd441.jpg' width='150' height='150' style='height:150px;width:150px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Les lecteurs du webzine s'en souviendront peut-&#234;tre : en 2008, &lt;strong&gt;My Raining Stars &lt;/strong&gt; figurait d&#233;j&#224; au programme du quatorzi&#232;me volume de nos compilations. Dix-sept ans plus tard, le groupe n'a rien perdu de cette capacit&#233; &#224; &#233;crire des chansons qui semblent &#233;chapper au temps.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#192; l'&#233;coute de &lt;i&gt;Toy Club&lt;/i&gt;, me reviennent les ann&#233;es FAC. Les lendemains d'&#233;mission de Bernard Lenoir o&#249; je faisais le pied de grue devant Vitamine C, &#224; Reims, dans l'espoir de mettre la main sur les derni&#232;res sorties qui faisaient les beaux jours du Melody Maker ou du NME. Une &#233;poque o&#249; chaque disque d&#233;couvert donnait le sentiment d'ouvrir une porte vers un monde nouveau.
Ce qui frappe d'embl&#233;e, c'est justement cette intemporalit&#233;. Les guitares n'ont jamais besoin de hausser le ton pour imposer leur pr&#233;sence. Elles restent souvent en arri&#232;re-plan, laissant les m&#233;lodies respirer avec une &#233;l&#233;gance rare. Une pop qui traverse les d&#233;cennies sans prendre une ride, comme la bande-son id&#233;ale de nos ann&#233;es de coups de c&#339;ur. Impossible de ne pas penser &#224; &lt;i&gt;The Wonder Year&lt;/i&gt;s, cette s&#233;rie qui continue, pour beaucoup d'entre nous, &#224; &#233;voquer une certaine id&#233;e de la jeunesse.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Cette impression tient sans doute aussi &#224; la mani&#232;re dont&lt;i&gt; Toy Club&lt;/i&gt; a vu le jour. Fruit des retrouvailles entre&lt;strong&gt; Thierry Haliniak&lt;/strong&gt; et son complice de longue date &lt;strong&gt;Didier Frahier,&lt;/strong&gt; l'album repose sur une id&#233;e aussi simple qu'intelligente : faire confiance &#224; un autre regard pour r&#233;inventer des chansons d&#233;j&#224; &#233;crites. Une collaboration qui ne gomme jamais l'identit&#233; de My Raining Stars, mais lui offre une respiration nouvelle.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Certaines chansons semblent pourtant aller droit au c&#339;ur avec une facilit&#233; d&#233;concertante. &lt;i&gt;In His Heart &lt;/i&gt; porte admirablement son nom. C'est un v&#233;ritable attrape-c&#339;ur, de ceux qui s'imposent sans effet de manche, simplement parce qu'ils trouvent imm&#233;diatement leur place en nous.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Et puis il y a cette sensation d&#233;licieuse que procure l'ensemble du disque. Comme une madeleine de Proust relev&#233;e d'un simple zest de menthe. Le souvenir est bien l&#224;, mais il ne s'abandonne jamais &#224; la nostalgie facile. Il garde une fra&#238;cheur intacte, comme si le temps avait finalement d&#233;cid&#233; d'&#233;pargner ces chansons.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le principal d&#233;faut de ce genre d'album est aussi sa plus belle qualit&#233;. Il donne imm&#233;diatement envie de rouvrir les cartons remplis de disques achet&#233;s compulsivement au d&#233;triment de quelques repas d'&#233;tudiant (&lt;strong&gt;Ride&lt;/strong&gt;, &lt;strong&gt;Oasis&lt;/strong&gt;, &lt;strong&gt;La's&lt;/strong&gt;....), de replonger dans une discoth&#232;que patiemment construite au fil des ann&#233;es et, accessoirement, de prendre un peu de retard sur tout le reste. Mais quel plaisir d'oublier le temps qui passe lorsqu'une chanson comme &lt;i&gt;As Far Back&lt;/i&gt; vient nous rappeler que la nostalgie peut &#234;tre touchante sans jamais devenir pesante.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;Toy Club&lt;/i&gt; ne cherche pas &#224; faire revivre une &#233;poque. Il rappelle simplement qu'une belle chanson n'a pas d'&#226;ge. Et qu'il suffit parfois de quelques guitares cristallines pour retrouver, intact, le plaisir presque adolescent de tomber amoureux d'un disque.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;iframe style=&quot;border: 0; width: 350px; height: 470px;&quot; src=&quot;https://bandcamp.com/EmbeddedPlayer/album=1723054515/size=large/bgcol=ffffff/linkcol=0687f5/tracklist=false/transparent=true/&quot; seamless&gt;&lt;a href=&quot;https://myrainingstars.bandcamp.com/album/toy-club&quot;&gt;Toy Club de My Raining Stars&lt;/a&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class="hyperlien"&gt;site internet: : &lt;a href="https://toogoodtobetruerecords.bandcamp.com" class="spip_out"&gt;Too Good To Be True records et Shelflife Records&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>underscores</title>
		<link>https://www.adecouvrirabsolument.com/spip.php?article10450</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.adecouvrirabsolument.com/spip.php?article10450</guid>
		<dc:date>2026-07-16T14:25:25Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Alix de Stermaria</dc:creator>



		<description>Un beau jour, on ne sait pas trop quand, mais tr&#232;s r&#233;cemment, les artistes ont d&#233;cid&#233; d'&#233;crire leurs flamboyants patronymes en lettres MAJUSCULES. Les acronymes, on comprend, mais pour le reste, aucune id&#233;e de pourquoi, sauf &#224; vouloir se d&#233;marquer de la concurrence, puis moutonner. Ensuite, sont apparus les artistes aux patronymes sans lettres majuscules. Les lettres majuscules, &#231;a manque de douceur, c'est affirmatif, voire totalitaire, et en plus &#231;a consomme de l'encre, supprimons-les. Tout ceci (...)

-
&lt;a href="https://www.adecouvrirabsolument.com/spip.php?rubrique3" rel="directory"&gt;Labellis&#233;s&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logos' alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; src='https://www.adecouvrirabsolument.com/local/cache-vignettes/L150xH150/arton10450-a7cd8.jpg' width='150' height='150' style='height:150px;width:150px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Un beau jour, on ne sait pas trop quand, mais tr&#232;s r&#233;cemment, les artistes ont d&#233;cid&#233; d'&#233;crire leurs flamboyants patronymes en lettres MAJUSCULES. Les acronymes, on comprend, mais pour le reste, aucune id&#233;e de pourquoi, sauf &#224; vouloir se d&#233;marquer de la concurrence, puis moutonner. Ensuite, sont apparus les artistes aux patronymes sans lettres majuscules. Les lettres majuscules, &#231;a manque de douceur, c'est affirmatif, voire totalitaire, et en plus &#231;a consomme de l'encre, supprimons-les. Tout ceci s'appliquant d&#233;sormais &#233;galement aux titres des chansons, nous voil&#224; &#8211; tentant de ne froisser personne, et surtout pas la si sensible sc&#232;ne Midwest emo contemporaine &#8211; &#224; jongler, dans nos chroniques, avec la typographie. Soupirs. Il en va ainsi de la californienne underscores, chantre d'une hyperpop qui&#8230; HYPERPOP ??? Je n'en peux plus, de l'hyperpop !! L'hyperpop, &#231;a consiste &#224; vider dans une casserole le contenu de son garde-manger et tout faire bouillir &#224; 200 degr&#233;s, sans se pr&#233;occuper de la texture et du go&#251;t. Le go&#251;t, on s'en fout. L'objectif, c'est pas que ce soit digeste, c'est de synth&#233;tiser dans un format court le maximum de registres musicaux. Limite, l'hyperpop, c'est du sport. Mais si c'est du sport, alors c'est de la gonflette. Artistiquement, &#231;a donne des geeks plant&#233;s sur une chaise devant leur MacBook, occup&#233;s &#224; tripatouiller le logiciel GarageBand, &#231;a donne des morceaux aux sonorit&#233;s synth&#233;tiques qui se ressemblent tous, &#231;a donne du name-dropping &#233;lectronique st&#233;rile, destin&#233; &#224; une g&#233;n&#233;ration incapable de se concentrer plus de trois secondes. De la putain de muzak compos&#233;e au kilom&#232;tre, au clavier et &#224; la souris &#8211; demain, sans que personne ne s'en &#233;meuve, l'IA prendra le relais et nous d&#233;barrassera de ces faussaires. Mais en attendant, puisque ce &lt;i&gt;U&lt;/i&gt; &#8211; publi&#233; en mars dernier et class&#233; chez AOTY dans la rubrique &#171; Albums that will be the next generation's reasons as to why they were born in the wrong generation &#187; &#8211; est destin&#233; &#224; truster les bilans de fin d'ann&#233;e, ne faisons pas la fine bouche, je m'y colle. D'une part, il y a que j'aime prendre le pouls de l'&#233;poque &#8211; aussi irritante soit-elle - et, d'autre part, &lt;strong&gt;April Harper Grey&lt;/strong&gt; affirme avoir inject&#233; dans les neuf compositions de son troisi&#232;me opus une bonne dose de dubstep &#8211; je n'en suis pas fier, mais le dubstep ne me laisse pas insensible. &lt;strong&gt;Skrillex&lt;/strong&gt; dans la bande-son de &lt;i&gt;Far Cry 3&lt;/i&gt;, quelle tuerie ! Sauf qu'ici, le dubstep est dilu&#233; dans une soupe dance-pop digne de &lt;strong&gt;Katy Perry&lt;/strong&gt; (&lt;i&gt;Tell Me (U Want It&lt;/i&gt;) ou m&#226;tin&#233;e de future bass (le kawai &lt;i&gt;Music&lt;/i&gt;). Niveau influences, on puise dans les ann&#233;es 2000 et 2010 : l'anecdotique &lt;i&gt;Do It&lt;/i&gt; rappelle les &lt;strong&gt;Black Eyed Peas&lt;/strong&gt; tandis que, frontale et sinueuse, &lt;i&gt;Hollywood Forever&lt;/i&gt; &#233;voque &lt;strong&gt;Kesha&lt;/strong&gt; &#8211; on se laissera happer par la virtuosit&#233; du dispositif, qui nous maintiendra &#233;veill&#233; jusqu'au minimaliste et n&#233;anmoins ample, &lt;i&gt;The Peace&lt;/i&gt;, quasi a cappella sur fonds de basses vrill&#233;es. On se dit que l'on tient peut-&#234;tre un truc, un petit truc, que l'album d&#233;marre enfin, qu'underscores va nous donner tort. Bah non. &#192; compter de &lt;i&gt;Innuendo (I Get U)&lt;/i&gt;, sorte de RnB 2.0 teint&#233; de hip-hop, le souffl&#233; retombe, d&#233;finitivement. Ni inventif, ni original, &#224; l'image des productions Soundclound destin&#233;es &#224; illustrer les sayn&#232;tes g&#234;nantes qui inondent les r&#233;seaux sociaux, l'ultra-r&#233;f&#233;renc&#233; &lt;i&gt;U&lt;/i&gt; fait toutefois preuve d'une belle &#233;nergie : &#224; v&#233;rifier en octobre prochain au Trabendo. [Conseil de Balthazar P. : n'h&#233;sitez pas &#224; sp&#233;culer sur les billets &#8211; tout en vous enrichissant &#233;hont&#233;ment, vous s&#233;cherez les larmichettes de quelque TikTokeur impr&#233;voyant.]&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;iframe style=&quot;border: 0; width: 350px; height: 470px;&quot; src=&quot;https://bandcamp.com/EmbeddedPlayer/album=3838024126/size=large/bgcol=ffffff/linkcol=0687f5/tracklist=false/transparent=true/&quot; seamless&gt;&lt;a href=&quot;https://underscores.bandcamp.com/album/u&quot;&gt;U de underscores&lt;/a&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class="hyperlien"&gt;site internet: : &lt;a href="https://momandpopmusic.com" class="spip_out"&gt;Mom+Pop, Corporate Rockmusic&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Sunwell</title>
		<link>https://www.adecouvrirabsolument.com/spip.php?article10457</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.adecouvrirabsolument.com/spip.php?article10457</guid>
		<dc:date>2026-07-16T14:25:18Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>gdo</dc:creator>



		<description>La nuit n'est pas un d&#233;cor. Elle est une mati&#232;re. &#201;paisse, presque min&#233;rale, elle enveloppe ces chansons jusqu'&#224; brouiller les contours du r&#233;el. Tr&#232;s vite, les rep&#232;res disparaissent. Il ne reste plus qu'un mouvement lent, une respiration qui semble venir d'un lieu o&#249; le temps aurait d&#233;cid&#233; de ralentir. Les images affluent naturellement. On imagine une rencontre nocturne entre Sigur R&#243;s et Slowdive au c&#339;ur d'une for&#234;t noy&#233;e dans le brouillard. Plus loin, les Cocteau Twins semblent rena&#238;tre sous les doigts (...)

-
&lt;a href="https://www.adecouvrirabsolument.com/spip.php?rubrique3" rel="directory"&gt;Labellis&#233;s&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logos' alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; src='https://www.adecouvrirabsolument.com/local/cache-vignettes/L150xH150/arton10457-0b094.jpg' width='150' height='150' style='height:150px;width:150px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La nuit n'est pas un d&#233;cor. Elle est une mati&#232;re. &#201;paisse, presque min&#233;rale, elle enveloppe ces chansons jusqu'&#224; brouiller les contours du r&#233;el. Tr&#232;s vite, les rep&#232;res disparaissent. Il ne reste plus qu'un mouvement lent, une respiration qui semble venir d'un lieu o&#249; le temps aurait d&#233;cid&#233; de ralentir.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les images affluent naturellement. On imagine une rencontre nocturne entre &lt;strong&gt;Sigur R&#243;s&lt;/strong&gt; et &lt;strong&gt;Slowdive&lt;/strong&gt; au c&#339;ur d'une for&#234;t noy&#233;e dans le brouillard. Plus loin, les &lt;strong&gt;Cocteau Twins&lt;/strong&gt; semblent rena&#238;tre sous les doigts de &lt;strong&gt;Mazzy Star&lt;/strong&gt;, dans un espace o&#249; tout se dilate, o&#249; chaque note demeure suspendue quelques secondes de plus qu'elle ne le devrait, o&#249; le rythme n'a pas sa place. Pourtant, &lt;strong&gt;Sunwell&lt;/strong&gt; ne se contente jamais d'additionner des influences. Elle construit son propre territoire, un lieu o&#249; la contemplation tutoie constamment l'inqui&#233;tude.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Car cette musique sait &#234;tre lourde sans jamais s'effondrer sous son propre poids. Les atmosph&#232;res plombantes ne cherchent pas &#224; &#233;craser l'auditeur ; elles le maintiennent dans un &#233;tat d'apesanteur &#233;trange, entre fascination et abandon.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le chant participe pleinement &#224; cette sensation. Est-ce une incantation ? Un appel ? Une forme de rituel ancien dont nous aurions perdu la signification ? La voix d'&lt;strong&gt;Elya&lt;/strong&gt; (&lt;strong&gt;De&#251;le&lt;/strong&gt;, &lt;strong&gt;Otto Ruth&lt;/strong&gt;, &lt;strong&gt;Death By Fog&lt;/strong&gt;, &lt;strong&gt;Anastaise&lt;/strong&gt;) &#233;voque celle d'une sir&#232;ne qui tenterait de s'extraire de structures musicales aussi &#233;vanescentes qu'effrayantes. Elle attire moins par la puissance que par le myst&#232;re qu'elle laisse derri&#232;re elle.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;M&#234;me les cloches semblent avoir chang&#233; de fonction. Elles ne sonnent plus le rassemblement mais l'inqui&#233;tude. Elles r&#233;sonnent dans le lointain comme si chaque vibration rappelait que l'obscurit&#233; pouvait, &#224; tout instant, reprendre le dessus. Alors on continue d'avancer, guid&#233; par une unique certitude : quelque part, un phare persiste. Une lumi&#232;re discr&#232;te, mais suffisamment forte pour emp&#234;cher la nuit de tout engloutir.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#192; cet instant, difficile de ne pas penser aux &lt;strong&gt;Cranes&lt;/strong&gt;. Non par mim&#233;tisme, mais par cette m&#234;me capacit&#233; &#224; faire na&#238;tre la gr&#226;ce au c&#339;ur de la fragilit&#233;. &lt;i&gt;Nothing Bothers Me&lt;/i&gt; ouvre ainsi une &#233;claircie qui ne dissipe jamais compl&#232;tement les nuages ; elle les rend simplement plus habitables.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Puis vient la derni&#232;re travers&#233;e. Lentement, le disque semble se d&#233;mat&#233;rialiser. Comme un monolithe qui s'effacerait sans bruit sous nos yeux. &lt;i&gt;In the Afterlife&lt;/i&gt; poss&#232;de cette intensit&#233; rare des fins qui refusent de conclure. On y retrouve ce souffle suspendu qui accompagne les derniers instants de certaines &#339;uvres dont on ressort incapable de reprendre imm&#233;diatement pied dans le r&#233;el. Une fin qui ne ferme aucune porte, mais laisse entrouverte celle d'un ailleurs.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;I'm Looking at the Light&lt;/i&gt; ressemble finalement &#224; une nuit sans lune. Une nuit o&#249; l'on avance davantage par instinct que par certitude. Et si cette lumi&#232;re que promet le titre existe bien, elle n'est jamais aveuglante. Elle est cette faible lueur qui suffit &#224; continuer le chemin lorsque tout autour semble vouloir dispara&#238;tre.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;iframe style=&quot;border: 0; width: 350px; height: 470px;&quot; src=&quot;https://bandcamp.com/EmbeddedPlayer/album=898108799/size=large/bgcol=ffffff/linkcol=0687f5/tracklist=false/transparent=true/&quot; seamless&gt;&lt;a href=&quot;https://arakirecords.bandcamp.com/album/im-looking-at-the-light&quot;&gt;I&amp;#39;m looking at the light de Sunwell&lt;/a&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class="hyperlien"&gt;site internet: : &lt;a href="https://arakirecords.bandcamp.com" class="spip_out"&gt;Araki Records&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Luke Haines</title>
		<link>https://www.adecouvrirabsolument.com/spip.php?article10449</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.adecouvrirabsolument.com/spip.php?article10449</guid>
		<dc:date>2026-07-16T10:33:56Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Alix de Stermaria</dc:creator>



		<description>Il est rigolo, ce disque. Apr&#232;s avoir &#8211; en 2011 &#8211; c&#233;l&#233;br&#233; les catcheurs (9 1/2 Psychedelic Meditations on British Wrestling of the 1970s and Early '80s), le v&#233;n&#233;rable Luke Haines s'attaque aux magiciens t&#233;l&#233;vis&#233;s des Swinging Sixties et de la d&#233;cennie qui suivit. Ici, point de Garcimore, de G&#233;rard Majax, de Bernard Bilis, mais des Mama Cass, Tommy Cooper et autres Graham Bond, inconnus en nos riantes contr&#233;es mais si populaires au Royaume-Uni, terre de sorcellerie &#8211; liquider la classe ouvri&#232;re en moins (...)

-
&lt;a href="https://www.adecouvrirabsolument.com/spip.php?rubrique3" rel="directory"&gt;Labellis&#233;s&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logos' alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; src='https://www.adecouvrirabsolument.com/local/cache-vignettes/L150xH150/arton10449-71736.jpg' width='150' height='150' style='height:150px;width:150px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Il&lt;/strong&gt; est rigolo, ce disque. Apr&#232;s avoir &#8211; en 2011 &#8211; c&#233;l&#233;br&#233; les catcheurs (&lt;i&gt;9 1/2 Psychedelic Meditations on British Wrestling of the 1970s and Early '80&lt;/i&gt;s), le v&#233;n&#233;rable &lt;strong&gt;Luke Haines&lt;/strong&gt; s'attaque aux magiciens t&#233;l&#233;vis&#233;s des Swinging Sixties et de la d&#233;cennie qui suivit. Ici, point de &lt;strong&gt;Garcimore&lt;/strong&gt;, de &lt;strong&gt;G&#233;rard Majax&lt;/strong&gt;, de &lt;strong&gt;Bernard Bilis&lt;/strong&gt;, mais des &lt;strong&gt;Mama Cass&lt;/strong&gt;, &lt;strong&gt;Tommy Cooper&lt;/strong&gt; et autres &lt;strong&gt;Graham Bond&lt;/strong&gt;, inconnus en nos riantes contr&#233;es mais si populaires au Royaume-Uni, terre de sorcellerie &#8211; liquider la classe ouvri&#232;re en moins d'une g&#233;n&#233;ration, chapeau bas. &lt;i&gt;Izzy Wizzy Let's Get Busy&lt;/i&gt;, telle &#233;tait l'incantation vous invitant &#224; regarder le &lt;i&gt;Sooty Show&lt;/i&gt;, malheureusement marqu&#233; par un scandale d'une ampleur internationale : dans un &#233;pisode, l'ourson Sooty et son pote Sweep boivent de la bi&#232;re au gingembre. Oui. Je sais, &#231;a craint. Imbib&#233; de cette culture populaire au long cours, l'homme derri&#232;re rien de moins que les &lt;strong&gt;Auteurs&lt;/strong&gt;, &lt;strong&gt;Baader Meinhof&lt;/strong&gt; et Black Box Recorder, connu pour sa causticit&#233; tout autant que son sens de la m&#233;lodie, se lance dans un hommage aux h&#233;ros de son enfance. &#192; quoi faut-il s'attendre ? Bien loin de l'exercice de style st&#233;rile ou du d&#233;fouloir pour musiciens en attente d'inspiration, ce disque est un bonbon. Derri&#232;re un visuel compl&#232;tement barr&#233;, Luke Haines nous offre une collection de chansons courtes, bariol&#233;es et coh&#233;rentes, oscillant entre pop songs acidul&#233;es, ballades country-folk bigarr&#233;es et comptines bois&#233;es. De vraies compositions, donc, enrichies d'arrangements inventifs &#8211; ch&#339;urs planants, orgues, fl&#251;te, et surtout, des solos de guitare fuzzy piquants &#224; souhait. Mentions sp&#233;ciales &#224; l'ent&#234;tante &lt;i&gt;Izzy Wizzy Let's Get Busy&lt;/i&gt; &#8211; belle m&#233;lodie, et puis, quel plaisir de retrouver l'inimitable timbre vocal lancinant de Luke Haines -, la rengaine pixisienne &lt;i&gt;TV's On All The Time&lt;/i&gt; (les imitations de cris de loup-garou, trop cool) et la catchy &lt;i&gt;Mick Robertson Says&lt;/i&gt;, qui rappelle &lt;strong&gt;David Bowie&lt;/strong&gt;. Malgr&#233; quelque temps faibles (l'interminable &lt;i&gt;Tommy Cooper &#8211; Chaos Magician&lt;/i&gt;), l'ensemble &#8211; frais, simple, vivifiant &#8211; s'&#233;coute d'une traite. De quoi remettre &lt;i&gt;Izzy Wizzy Let's Get Busy&lt;/i&gt; sur la platine ? Pas certain, m&#234;me si le disque est indubitablement distrayant. Il y a que Luke Haines &#8211; depuis le fabuleux &lt;i&gt;New Wave&lt;/i&gt; &#8211; nous a rendus exigeants. Quitte &#224; &#233;voquer la magie, autant la pratiquer, non ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;iframe style=&quot;border: 0; width: 350px; height: 470px;&quot; src=&quot;https://bandcamp.com/EmbeddedPlayer/album=3579285853/size=large/bgcol=ffffff/linkcol=0687f5/tracklist=false/transparent=true/&quot; seamless&gt;&lt;a href=&quot;https://lukehainesofficial.bandcamp.com/album/izzy-wizzy-lets-get-busy&quot;&gt;Izzy Wizzy Let&amp;#39;s Get Busy de Luke Haines&lt;/a&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class="hyperlien"&gt;site internet: : &lt;a href="https://www.cherryred.co.uk" class="spip_out"&gt;Cherry Red&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>



</channel>

</rss>
