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	<title>&#192; d&#233;couvrir absolument</title>
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		<title>Kali Malone, Leila Bordreuil</title>
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		<dc:creator>Isis Levy</dc:creator>



		<description>Un pas apr&#232;s l'autre, comme guid&#233;s par des fils invisibles, nous marchons, tombons, repartons, rechutons. Oui, c'est certain, tout le monde cherche &#224; m&#233;taphoriser son propre cheminement, esp&#233;rant l'&#233;l&#233;vation ultime, m&#234;me si la progression se r&#233;sume souvent &#224; une simple reptation. L'entr&#233;e dans Music for Intersecting Planes s'apparente &#224; une mise &#224; l'&#233;preuve. Les premi&#232;res notes d&#233;routent parce qu'elles semblent calligraphier une partition hautement minimaliste, rigide, imp&#233;n&#233;trable. Enregistr&#233; aux chandelles (...)

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 <content:encoded>&lt;img class='spip_logos' alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; src='https://www.adecouvrirabsolument.com/local/cache-vignettes/L150xH150/arton10336-82bde.jpg' width='150' height='150' style='height:150px;width:150px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Un pas apr&#232;s l'autre, comme guid&#233;s par des fils invisibles, nous marchons, tombons, repartons, rechutons. Oui, c'est certain, tout le monde cherche &#224; m&#233;taphoriser son propre cheminement, esp&#233;rant l'&#233;l&#233;vation ultime, m&#234;me si la progression se r&#233;sume souvent &#224; une simple reptation.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'entr&#233;e dans M&lt;i&gt;usic for Intersecting Planes&lt;/i&gt; s'apparente &#224; une mise &#224; l'&#233;preuve. Les premi&#232;res notes d&#233;routent parce qu'elles semblent calligraphier une partition hautement minimaliste, rigide, imp&#233;n&#233;trable. Enregistr&#233; aux chandelles durant la nuit au Temple de La Tour-de-Peilz, tout proche du lac L&#233;man en Suisse, cet ouvrage sonore compos&#233; par l'organiste &lt;i&gt;Kali Malone &lt;/i&gt; et la violoncelliste &lt;strong&gt;Leila Bordreuil&lt;/strong&gt; surgit tel un &#233;difice brutaliste, froid et aust&#232;re. Peu &#224; peu, au c&#339;ur de la noirceur intense, la musique g&#233;om&#233;trise l'espace et prom&#232;ne son identit&#233; h&#233;raldique dans un d&#233;cor dont les lignes de force se mat&#233;rialisent en s'illuminant. On d&#233;couvre alors un monde toujours tr&#232;s ordonn&#233; et myst&#233;rieux, mais plus color&#233;, scintillant faiblement, par soubresauts, &#233;voquant &#224; diff&#233;rents moments l'imaginaire m&#233;di&#233;val ou les l&#233;gendes celtiques. Dans notre esprit se dessine la preuve d'une mati&#232;re &#233;ternelle, constitu&#233;e de cr&#233;atures chim&#233;riques qui danseraient lentement, en apesanteur.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;Music for Intersecting Planes&lt;/i&gt;, une exp&#233;rience physique et spirituelle de laquelle on ne sort pas compl&#232;tement indemne.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Titre &#224; &#233;couter : &#171; Endless Dance of Eternal Joy &#187;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;iframe style=&quot;border: 0; width: 350px; height: 470px;&quot; src=&quot;https://bandcamp.com/EmbeddedPlayer/album=3614493464/size=large/bgcol=ffffff/linkcol=0687f5/tracklist=false/transparent=true/&quot; seamless&gt;&lt;a href=&quot;https://kalimalone.bandcamp.com/album/music-for-intersecting-planes&quot;&gt;Music for Intersecting Planes de Leila Bordreuil + Kali Malone&lt;/a&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class="hyperlien"&gt;site internet: : &lt;a href="https://www.ideologic.org/" class="spip_out"&gt;Ideologic Organ&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Bonnie Prince Billy</title>
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		<dc:creator>ALBERTINE D.</dc:creator>



		<description>Cette nouvelle sortie de Will Oldham d&#233;&#231;oit ses plus fervents admirateurs dont nous sommes chez ADA les dignes repr&#233;sentants. On peut cependant reconna&#238;tre &#224; ce dix-titres de belles trouvailles, os&#233;es et ma&#238;tris&#233;es : l'introduction du saxophone dans la - &#244; combien fournie - foultitude de compositions de Will Oldham, les ch&#339;urs nombreux, folk, hippie, f&#233;ministes, que l'on doit aux admirables Tory Fisher, Lacey Guthrie, Katie Peabody, Maggie Halfman, Catherine Irwin, Grace Rogers, Sally Timms (ah oui, je (...)

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		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logos' alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; src='https://www.adecouvrirabsolument.com/local/cache-vignettes/L150xH150/arton10335-ee262.jpg' width='150' height='150' style='height:150px;width:150px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Cette nouvelle sortie de &lt;strong&gt;Will Oldham&lt;/strong&gt; d&#233;&#231;oit ses plus fervents admirateurs dont nous sommes chez ADA les dignes repr&#233;sentants.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;On peut cependant reconna&#238;tre &#224; ce dix-titres de belles trouvailles, os&#233;es et ma&#238;tris&#233;es : l'introduction du saxophone dans la - &#244; combien fournie - foultitude de compositions de Will Oldham, les ch&#339;urs nombreux, folk, hippie, f&#233;ministes, que l'on doit aux admirables &lt;strong&gt;Tory Fisher&lt;/strong&gt;, &lt;strong&gt;Lacey Guthrie&lt;/strong&gt;, &lt;strong&gt;Katie Peabody&lt;/strong&gt;, &lt;strong&gt;Maggie Halfman&lt;/strong&gt;, &lt;strong&gt;Catherine Irwin&lt;/strong&gt;, &lt;strong&gt;Grace Rogers&lt;/strong&gt;, &lt;strong&gt;Sally Timms&lt;/strong&gt; (ah oui, je les mets tous). Les cuivres quant &#224; eux sont tr&#232;s vari&#233;s. Entre le cornet, du tuba, de la clarinette&#8230; Des fl&#251;tes, du bouzouki, euuuuh, de la harpe ? Du Moog ? Pfiou, on est d'accord, &#231;a fait beaucoup. &#192; quand le double album-coffret symphonique avec mug et tote-bag assorti par ce bon vieux &lt;strong&gt;Bonnie Prince Billy&lt;/strong&gt; ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le hic, c'est que tout &#231;a a beau &#234;tre joliment ficel&#233;, c'est un peu too much (j'ai pas cit&#233; l'accord&#233;on) voire un tantinet trop US-vintage. Qu'entendons-nous par l&#224; ? Eh bien que, pour celles et ceux qui comme nous, accordent leur attention aux replays gratuits d'Arte, on se rapproche d'un album pas du tout indie qui ferait une belle b.o. &#224; une certaine &lt;i&gt;Moisson du Ciel&lt;/i&gt;. Le long-m&#233;trage de 1978 d&#233;crit les affres du travail ouvrier agricole doubl&#233; de l'app&#233;tit d'escroc d'un jeune &lt;strong&gt;Richard Gere&lt;/strong&gt;. Des moissons pour lesquelles notre bell&#226;tre s&#232;me la discorde dans une propri&#233;t&#233; idyllique et charmante tenue fermement par un &lt;strong&gt;Sam Shepard&lt;/strong&gt; tout en gentillesse et en noblesse de coeur. Mais cette b.o. ne peut pas, non, ne DOIT pas dater de 2026.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Y a un truc qui tourne pas rond dans ce &lt;i&gt;We Are Together Again&lt;/i&gt;. Un go&#251;t de trop, je vous dis, c'en est &#233;coeurant. L' arte povera des d&#233;buts, celle des &lt;strong&gt;Palace Brothers&lt;/strong&gt; dans toute leur foutraquerie me manque, me manque tant. Les &lt;strong&gt;Tindertiscks&lt;/strong&gt; nous avaient fait le m&#234;me coup avec &lt;i&gt;Simple Pleasure&lt;/i&gt;, un album joyeux, soul et jazz, bien bien trop gai pour les d&#233;bauch&#233;s nihilistes habitu&#233;s &#224; l'incurable neurasth&#233;nie de &lt;strong&gt;Stuart Staples&lt;/strong&gt; que nous &#233;tions alors (1999).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Nota bene : les paragraphes qui pr&#233;c&#232;dent ont &#233;t&#233; &#233;crits sous le coup de l'impulsion afflig&#233;e du premier morceau de l'album &lt;i&gt;We Are Together Again&lt;/i&gt;, sorti en mars dernier. D&#232;s le deuxi&#232;me titre on retrouve notre bon vieux Bill, les dissonances de sa voix si pointue en moins. En effet, les flutiaux d'une lointaine Irlande r&#233;sonnent dans le fond, et sa voix s'est assagie, too bad. Le fausset dont elle se para&#238;t ces trente derni&#232;res ann&#233;es (mon Dieu ce splendide &lt;i&gt;Black/Rich Music&lt;/i&gt; &#233;cout&#233; 1000 et 1000 autres fois dans nos chambres d'&#233;tudiants), &#231;a c'&#233;tait deep. Donc, n'y aurait-il ces flutiaux irlandais, on adh&#233;rerait presque au titre deux. On adore &lt;strong&gt;Simon and Garfunkel&lt;/strong&gt; mais on aime encore mieux les d&#233;rapages vocaux auxquels Will Oldham et consorts nous avaient habitu&#233;s. Sommes-nous devenus d'ind&#233;crottables r&#233;actionnaires ? D'ailleurs nous avons-vous confi&#233; la pr&#233;sence de pas mal de cordes et de sifflets sur &lt;i&gt;We Are Together Again&lt;/i&gt; ? Ouaip, on est arriv&#233;s &#224; un joli chiffre : vingt-deux instruments diff&#233;rents pour un album. Et une tonalit&#233; folk-hippie-berceuse-woodstockienne qui d&#233;go&#251;te. Y a un truc pas net l&#224;-dedans, comme si on se foutait de nous. We're not buying it, Will.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;On nous dit (sur leur bandcamp) : &lt;i&gt; &lt;i&gt;&#171; La harpiste Erin Hill, qu'Oldham a rencontr&#233;e dans les ann&#233;es 1980 alors qu'il &#233;tait encore enfant, chante et joue sur l'ensemble de l'album Davey Dead. Le cousin d'Oldham, &lt;strong&gt;Ryder McNair&lt;/strong&gt;, a interrompu son travail d'assistant compositeur pour les productions de &lt;strong&gt;Ridley Scott&lt;/strong&gt; afin d'&#233;crire des arrangements pour quatuor &#224; cordes pour ces morceaux, et le fr&#232;re de Will, Ned, revient apr&#232;s vingt ans d'absence pour chanter et jouer de la basse. Cet album a &#233;t&#233; enregistr&#233; plus pr&#232;s de la rivi&#232;re Ohio que tous ceux auxquels Oldham a particip&#233; depuis &lt;i&gt;There Is No-One What Will Take Care of You&lt;/i&gt; de Palace Brothers en 1993 &#187; &lt;/i&gt;. Possible, mais ces dix airs de cousinade foireuse (cousinade &#224; laquelle ne manque que l'apparition d'un &lt;strong&gt;Kevin Costner&lt;/strong&gt; larmoyant) ne panse pas nos coeurs bless&#233;s en ce Printemps chaotique.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;x&lt;iframe style=&quot;border: 0; width: 350px; height: 470px;&quot; src=&quot;https://bandcamp.com/EmbeddedPlayer/album=1218113762/size=large/bgcol=ffffff/linkcol=0687f5/license_id=5896/tracklist=false/transparent=true/&quot; seamless&gt;&lt;a href=&quot;https://bonnieprincebilly.bandcamp.com/album/we-are-together-again&quot;&gt;We Are Together Again de Bonnie &quot;Prince&quot; Billy&lt;/a&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class="hyperlien"&gt;site internet: : &lt;a href="http://royalstablemusic.com" class="spip_out"&gt;Royal Stable Music&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Serguei Spoutnik</title>
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		<dc:creator>gdo</dc:creator>



		<description>Serguei Spoutnik, alias Damien Lecoq (ex-QDRPD), poursuit sa mue en solo, quelque part entre nostalgie synth&#233;tique et introspection feutr&#233;e. Apr&#232;s un premier EP (Subject, Verb, Complement en 2020) bricol&#233; entre spoken word et nappes 80's, il pousse le curseur plus loin avec Transcend, n&#233; d'une &#233;trange r&#233;sidence &#224; Reykjavik : sept jours, sept artistes, sept synth&#233;s pr&#234;t&#233;s, contre un vieux cam&#233;scope aux images trembl&#233;es, presque fantomatiques. De ces fragments capt&#233;s par d'autres, dans un pays &#224; peine (...)

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		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logos' alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; src='https://www.adecouvrirabsolument.com/local/cache-vignettes/L150xH145/arton10334-303d2.png' width='150' height='145' style='height:145px;width:150px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Serguei Spoutnik&lt;/strong&gt;, alias &lt;strong&gt;Damien Lecoq&lt;/strong&gt; (ex-&lt;strong&gt;QDRPD&lt;/strong&gt;), poursuit sa mue en solo, quelque part entre nostalgie synth&#233;tique et introspection feutr&#233;e. Apr&#232;s un premier EP (&lt;i&gt;Subject, Verb, Complement&lt;/i&gt; en 2020) bricol&#233; entre spoken word et nappes 80's, il pousse le curseur plus loin avec Transcend, n&#233; d'une &#233;trange r&#233;sidence &#224; Reykjavik : sept jours, sept artistes, sept synth&#233;s pr&#234;t&#233;s, contre un vieux cam&#233;scope aux images trembl&#233;es, presque fantomatiques.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;De ces fragments capt&#233;s par d'autres, dans un pays &#224; peine apprivois&#233;, il tire une mati&#232;re floue o&#249; souvenirs et fiction s'entrelacent. Une esth&#233;tique du trouble qui irrigue tout l'album.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le clip de &lt;i&gt;Memory's Shore &lt;/i&gt; en est le miroir parfait : faux grand air, vrai studio. Un randonneur, un chien, un Mont Fuji en toile de fond, puis la fissure. Tourn&#233; en plan-s&#233;quence comme une live session millim&#233;tr&#233;e, Lecoq y m&#234;le guitare live, voix trafiqu&#233;es et textures dream pop / dark wave.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Chez Spoutnik, rien n'est tout &#224; fait vrai, rien n'est tout &#224; fait faux. Juste cet entre-deux fragile o&#249; la m&#233;moire d&#233;raille, et o&#249;, parfois, quelque chose de plus sinc&#232;re affleure.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;iframe width=&quot;560&quot; height=&quot;315&quot; src=&quot;https://www.youtube.com/embed/OhvmTkZe4Fk?si=c_Xs6uWayBILn3Vg&quot; title=&quot;YouTube video player&quot; frameborder=&quot;0&quot; allow=&quot;accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share&quot; referrerpolicy=&quot;strict-origin-when-cross-origin&quot; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'album est en pr&#233;commande ici : &lt;a href=&quot;https://push.fm/ps/eobjyqa8&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;https://push.fm/ps/eobjyqa8&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class="hyperlien"&gt;site internet: : &lt;a href="https://sergueispoutnik.bandcamp.com/album/transcend" class="spip_out"&gt;Independent Practice&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Colleen</title>
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		<dc:creator>Isis Levy</dc:creator>



		<description>Dans le battement fou et r&#233;gulier de ce qui nous anime intimement, les choses sont parfois difficiles &#224; comprendre, &#224; dig&#233;rer. L'impact vibratoire de certains &#233;v&#233;nements ou sentiments peut nous laisser d&#233;river longtemps en eaux troubles. Il arrive alors qu'une vague, plus haute que les autres, vienne nous happer. Apr&#232;s trente ans d'hydrophobie, l'artiste musicale C&#233;cile Schott, plus connue sous le nom de Colleen, a d&#233;cid&#233; de se jeter &#224; l'eau, dans la mer des A&#231;ores, r&#233;alisant peut-&#234;tre qu'il fallait (...)

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		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logos' alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; src='https://www.adecouvrirabsolument.com/local/cache-vignettes/L150xH150/arton10333-d6c64.jpg' width='150' height='150' style='height:150px;width:150px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Dans le battement fou et r&#233;gulier de ce qui nous anime intimement, les choses sont parfois difficiles &#224; comprendre, &#224; dig&#233;rer. L'impact vibratoire de certains &#233;v&#233;nements ou sentiments peut nous laisser d&#233;river longtemps en eaux troubles. Il arrive alors qu'une vague, plus haute que les autres, vienne nous happer.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Apr&#232;s trente ans d'hydrophobie, l'artiste musicale &lt;strong&gt;C&#233;cile Schott&lt;/strong&gt;, plus connue sous le nom de &lt;strong&gt;Colleen&lt;/strong&gt;, a d&#233;cid&#233; de se jeter &#224; l'eau, dans la mer des A&#231;ores, r&#233;alisant peut-&#234;tre qu'il fallait plonger pour prendre de la hauteur. Des sommets qu'elle avait d&#233;j&#224; atteints dans ses &#339;uvres pr&#233;c&#233;dentes, si endurantes, si denses, formes flottantes s'imbriquant les unes aux autres pour former une seule et m&#234;me &#238;le, puissante, souveraine. Une nouvelle pierre &#233;nerg&#233;tique s'ajoute aujourd'hui &#224; la bleuit&#233; du magistral &#233;difice, avec la parution de Libres antes del final.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Compos&#233; et interpr&#233;t&#233; sur un Moog Matriach, ce disque semble reproduire &#224; l'infini les mouvements de l'oc&#233;an, en harmonie avec d'autres forces en pr&#233;sence, physiques, spirituelles, cosmogoniques. Au contact de plus grand que nous, Colleen ram&#232;ne de son exp&#233;rience cinq tableaux introspectifs, liquides, obstin&#233;s, f&#233;conds, nous engageant dans le lit d'un cours d'eau tant&#244;t
tranquille, tant&#244;t nerveux. On en sort lessiv&#233;s et grandis, reconnaissants envers ce qui nous irrigue profond&#233;ment.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Un album amniotique empli de force, de douceur, de douleur, d'apaisement... tout cela &#224; la fois :&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;iframe style=&quot;border: 0; width: 350px; height: 470px;&quot; src=&quot;https://bandcamp.com/EmbeddedPlayer/album=1886072754/size=large/bgcol=ffffff/linkcol=0687f5/tracklist=false/transparent=true/&quot; seamless&gt;&lt;a href=&quot;https://colleencolleen.bandcamp.com/album/libres-antes-del-final&quot;&gt;Libres antes del final de Colleen&lt;/a&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class="hyperlien"&gt;site internet: : &lt;a href="https://www.thrilljockey.com" class="spip_out"&gt;Thrill Jockey Records&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Angine de Poitrine</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Alix de Stermaria</dc:creator>



		<description>Comme tout le monde, je suis en 2024 pass&#233; &#224; c&#244;t&#233; du premier album d'Angine de Poitrine. Pas vu pas pris, pas grave : j'&#233;tais loin d'&#234;tre le seul. C'est &#224; l'occasion du dernier festival des Transmusicales que l'&#233;minente station de radio KEXP, bas&#233;e &#224; Seattle, a eu l'excellente id&#233;e de saisir au vol les circonvolutions microtonales des myst&#233;rieux qu&#233;becois, et de les diffuser sur les plateformes num&#233;riques. Suite de l'histoire, en trois actes et un &#233;pilogue. UN : hype exponentielle, &#233;trange et incongrue, au vu (...)

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&lt;a href="https://www.adecouvrirabsolument.com/spip.php?rubrique3" rel="directory"&gt;Labellis&#233;s&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logos' alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; src='https://www.adecouvrirabsolument.com/local/cache-vignettes/L150xH150/arton10332-2bb1c.jpg' width='150' height='150' style='height:150px;width:150px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Comme tout le monde, je suis en 2024 pass&#233; &#224; c&#244;t&#233; du premier album d'&lt;strong&gt;Angine de Poitrine&lt;/strong&gt;. Pas vu pas pris, pas grave : j'&#233;tais loin d'&#234;tre le seul. C'est &#224; l'occasion du dernier festival des Transmusicales que l'&#233;minente station de radio KEXP, bas&#233;e &#224; Seattle, a eu l'excellente id&#233;e de saisir au vol les circonvolutions microtonales des myst&#233;rieux qu&#233;becois, et de les diffuser sur les plateformes num&#233;riques. Suite de l'histoire, en trois actes et un &#233;pilogue.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;UN : hype exponentielle, &#233;trange et incongrue, au vu de ce qui semblait &#234;tre &#8211; en t&#233;moigne l'accueil tr&#232;s discret r&#233;serv&#233; &#224; &lt;i&gt;Vol. I&lt;/i&gt; lors de sa sortie &#8211; une musique de niche, quand bien m&#234;me, entre les deux disques, le registre est exactement le m&#234;me. La gloire, sans avoir rien chang&#233;. Imaginez un duo costum&#233; de pois blanc et de pois noirs. Un type joue de la guitare &#224; double manche, dont le deuxi&#232;me manche est une basse, ses pieds nus bouclent des s&#233;quences hypnotiques de basse et de guitare, tandis que son comparse batteur, une machine de guerre m&#233;tronomique, d&#233;livre un groove impeccable, aussi d&#233;routant qu'imperturbable. Le tempo se d&#233;cale et se recale en permanence, les couches sonores superpos&#233;es parfois flottent, l'ensemble, pourtant, para&#238;t &#233;tonnamment carr&#233;. Peut-&#234;tre parce que notre cerveau se raccroche aux branches et agence le chaos. Hormis quelques borborygmes ou autres collages sonores, z&#233;ro chant : on parle de math-rock, de jazz-rock, de machin-rock, on ne sait pas trop, peu importe. C'est intrigant, c'est imm&#233;diat, c'est addictif, et mieux que tout, c'est m&#233;lodique. &#199;a s'incruste dans la t&#234;te. Au sens globalisant du terme, c'est pop. C'est pop, et c'est comme si, sans le savoir, la terre enti&#232;re attendait Angine de Poitrine. Depuis la mort du rock, des effervescences pareilles, qui voient des artistes cartonner sans na&#238;tre de la couveuse mainstream et toucher au c&#339;ur le grand public, sont rarissimes. Jurisprudence &lt;strong&gt;Daniel Balavoine&lt;/strong&gt;, &lt;strong&gt;Nirvana&lt;/strong&gt;, &lt;strong&gt;White Stripes&lt;/strong&gt;. Oui, rappelez-vous &lt;strong&gt;Frank Rib&#233;ry&lt;/strong&gt; et ses comparses, en slip, couverts de sueur, dans le vestiaire, ils beuglaient en canon le riff de &lt;i&gt;Seven Nation Army&lt;/i&gt;, &#171; po popo po po pooo po &#187;, et rappelez-vous combien &#231;a mettait mal &#224; l'aise vos amis aux go&#251;ts pointus, admirateurs de longue date de &lt;strong&gt;Jack White&lt;/strong&gt;. &#171; Il a trahi &#187;. Bah non, et tandis que le peuple c&#233;l&#233;brait ses nouveaux h&#233;ros rouge et blanc, les puristes grin&#231;aient des dents.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;DOS : les sp&#233;cialistes d&#233;barquent. Ah, les sp&#233;cialistes !!! Ceux qui doctement vous expliquent que vous &#234;tes incultes et qu'Angine de Poitrine a copi&#233; &#8211; en moins bien &#8211; &lt;strong&gt;Primus&lt;/strong&gt; ou les &lt;strong&gt;Residents&lt;/strong&gt;. Que la musique microtonale existe depuis des si&#232;cles. Que c'est de l'appropriation culturelle. Que ce succ&#232;s est imm&#233;rit&#233;. Les sp&#233;cialistes citent &lt;strong&gt;King Gizzard &amp; The Lizard Wizard&lt;/strong&gt; mais &#233;galement un millier de groupes bien meilleurs qu'Angine de Poitrine. Les sp&#233;cialistes, jamais avares en prescriptions occultes, les sp&#233;cialistes, probablement vex&#233;s de n'avoir rien vu venir, les sp&#233;cialistes, trop occup&#233;s &#224; d&#233;nicher la prochaine p&#233;pite. Et gare &#224; la p&#233;pite, si la p&#233;pite se fait conna&#238;tre en dehors du r&#233;seau des sp&#233;cialistes. De toutes fa&#231;ons, avant la prochaine p&#233;pite, il y avait bien mieux et bien avant, il y avait la prochaine prochaine p&#233;pite.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;TRES : moquerie, pastiche, d&#233;rision. Cancer du Croupion. Mycose du Cerveau. F&#234;lure du Sens Critique. Quelle marrade. Sur les r&#233;seaux sociaux, repaire de losers en carence d'attention, l'on s'en donne &#224; c&#339;ur joie &#8211; mention sp&#233;ciale aux musiciens amers et leur purisme factice. Il y a les accusations de grosse t&#234;te (savoureux quand on voit la taille des masques inconfortables port&#233;s par &lt;strong&gt;Khn&lt;/strong&gt; et &lt;strong&gt;Klek&lt;/strong&gt;), il y a les accusations de v&#233;nalit&#233;, il y a les accusations de collusion avec le syst&#232;me. La cote des disques, jusqu'&#224; pr&#233;sent rares puisque le label n'avait pas pr&#233;vu un tel succ&#232;s, monte en fl&#232;che, tout autant que le prix des billets de concerts. C'est forc&#233;ment pr&#233;m&#233;dit&#233;. La preuve ? Les algorithmes sont d&#233;vou&#233;s aux Qu&#233;b&#233;cois. Angine de Poitrine = le capitalisme = Trump. Soupirs. Dire que &#231;a vient des m&#234;mes qui &#8211; sous couvert d'ouverture d'esprit maximale &#8211; accorderont le b&#233;n&#233;fice du doute &#224; &lt;strong&gt;Rosalia,&lt;/strong&gt; &lt;strong&gt;Harry Styles&lt;/strong&gt; ou &lt;strong&gt;Beyonc&#233;&lt;/strong&gt;. &#171; Oui, mais c'est pas pareil, ils changent le syst&#232;me de l'int&#233;rieur &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Alors oui, il y a de quoi s'asticoter les neurones en long et en large sur un &lt;i&gt;Vol. II &lt;/i&gt; bourr&#233; de puzzles rythmico-m&#233;lodiques : le passage du ternaire au binaire et vice-et-versa, l'agglom&#233;ration de mesures en 12/8 ou 7/8, les kicks plac&#233;s sur le quatri&#232;me temps, les ponts faussement binaires, o&#249; les instruments se rejoignent en 6/8 toutes les 12 temps, le tout cr&#233;ant une sorte de flottement favorisant la transe. Au c&#339;ur des compositions d'Angine de Poitrine, la ma&#238;trise de la pulsation : les arrangements sont alambiqu&#233;s, mais tout para&#238;t simple, aussi simple que du rock, de la pop, de la techno. Particuli&#232;rement universel, non ? J'entends bien que &lt;i&gt;Mata Zyklek&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;Sarniezz&lt;/i&gt; feront un jour saigner nos oreilles, mais r&#233;jouissons-nous plut&#244;t que des musiciens aussi dou&#233;s &#233;largissent leur audience et atteignent un public traditionnellement imperm&#233;able, &#224; qui ils serviront de guide-file pour leur faire d&#233;couvrir d'autres artistes, et qui sait, dans le lot, il y aura peut-&#234;tre des gamins qui l&#226;cheront leur Garageband et saisiront &#224; pleines mains un vrai instrument et se br&#251;leront les doigts sur les cordes en imitant &lt;strong&gt;Joe Satriani&lt;/strong&gt;, ou tabasseront leurs f&#251;ts de batterie dans la cave familiale et se r&#234;veront J&lt;strong&gt;ohn Bonham&lt;/strong&gt; de Besan&#231;on, et m&#234;me si tout ce petit monde jouait comme une patate, &#231;a resterait une victoire pour la musique. Ne serait-ce que pour cette optimiste potentialit&#233;, il faut ch&#233;rir l'improbable succ&#232;s d'Angine de Poitrine.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;iframe style=&quot;border: 0; width: 350px; height: 470px;&quot; src=&quot;https://bandcamp.com/EmbeddedPlayer/album=1828228714/size=large/bgcol=ffffff/linkcol=0687f5/tracklist=false/transparent=true/&quot; seamless&gt;&lt;a href=&quot;https://anginedepoitrine.bandcamp.com/album/vol-ii&quot;&gt;Vol.II de Angine de Poitrine&lt;/a&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class="hyperlien"&gt;site internet: : &lt;a href="https://www.spectaclesbonzai.com" class="spip_out"&gt;Spectacles Bonza&#239;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Chief of a Lonely Tribe</title>
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		<dc:creator>Alix de Stermaria</dc:creator>



		<description>&#171; Girlfriend&#8230;skip / friends&#8230; cheap / family&#8230;a bad trip / is there a reason to stay ? &#187;. Bouteille &#224; la mer que cet OVNI musical, parvenu jusqu'&#224; moi par des biais d&#233;tourn&#233;s, accompagn&#233; d'un message au d&#233;faitisme prononc&#233;. On ne s'imagine pas &#224; quel point il est difficile, pour un artiste sans r&#233;seau, de se faire entendre &#8211; chaque relais, un petit miracle. Avec ses privil&#232;ges, ses passe-droits, sa complaisance int&#233;ress&#233;e, l'underground est un entre-soi comme les autres. Mais face &#224; l'indiff&#233;rence, n'est-il pas (...)

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&lt;a href="https://www.adecouvrirabsolument.com/spip.php?rubrique2" rel="directory"&gt;Autoproduits&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logos' alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; src='https://www.adecouvrirabsolument.com/local/cache-vignettes/L150xH150/arton10331-b7aed.jpg' width='150' height='150' style='height:150px;width:150px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#171; Girlfriend&#8230;skip / friends&#8230; cheap / family&#8230;a bad trip / is there a reason to stay ? &#187;. Bouteille &#224; la mer que cet OVNI musical, parvenu jusqu'&#224; moi par des biais d&#233;tourn&#233;s, accompagn&#233; d'un message au d&#233;faitisme prononc&#233;. On ne s'imagine pas &#224; quel point il est difficile, pour un artiste sans r&#233;seau, de se faire entendre &#8211; chaque relais, un petit miracle. Avec ses privil&#232;ges, ses passe-droits, sa complaisance int&#233;ress&#233;e, l'underground est un entre-soi comme les autres. Mais face &#224; l'indiff&#233;rence, n'est-il pas tendancieux de sombrer dans l'amertume, quand bien m&#234;me absolument personne n'attendait rien de vous ? Un jour, vous avez d&#233;cid&#233; d'&#233;crire des chansons, mais la terre enti&#232;re s'en fiche, il faudra bien vivre avec. Voil&#224; de quoi interroger nos motivations : je mets ma main &#224; couper que, seuls sur une &#238;le d&#233;serte, entour&#233;s d'instruments, sans possibilit&#233; d'enregistrer, la majorit&#233; des artistes d&#233;laisseraient Euterpe. La transcendance, l'humain ne conna&#238;t pas, il raisonne et agit uniquement en fonction de b&#233;n&#233;fices attendus, notamment socioculturels &#8211; avec une mise minime, le statut d'artiste est &#224; ce titre sacr&#233;ment rentable, m&#234;me &#224; tout petit niveau. Toutes arri&#232;res-pens&#233;es que l'on ne saurait imputer &#224; &lt;strong&gt;Chief of a Lonely Tribe&lt;/strong&gt;, qui nous offre un recueil de compositions aussi m&#233;lancoliques que sensibles, laissant derri&#232;re elles, apr&#232;s l'&#233;coute, une tra&#238;n&#233;e diffuse de tendresse l&#233;g&#232;rement acide &#8211; chemtrail &#233;motionnel ? De l'architecte en chef, &lt;strong&gt;St&#233;phane Villatte&lt;/strong&gt;, nous savons peu de choses, hormis qu'il a &#8211; sous l'alias &lt;strong&gt;Knup&lt;/strong&gt; &#8211; mis en ligne une poign&#233;e de maquettes enregistr&#233;es dans les nineties, sur un vieux Tascam, entre Grenoble et Paris :&lt;i&gt; A Journey In My Head &lt;/i&gt; portait bien son nom, puisque les p&#233;r&#233;grinations int&#233;rieures de St&#233;phane se poursuivent avec le projet &lt;i&gt;Chief of a Lonely Tribe&lt;/i&gt;, qui s'ouvre sur la m&#233;lop&#233;e minimaliste &lt;i&gt;The Departure&lt;/i&gt;. Vibraphone, boucle de notes arp&#233;g&#233;es, texte poignant, d&#233;sabus&#233;, il n'en faut pas plus pour s'engager dans un disque con&#231;u comme un voyage. Th&#233;&#226;tralit&#233; improbable que celle de la comptine &lt;i&gt;Downtown Winners&lt;/i&gt;, &#233;voquant &lt;strong&gt;Syd Barrett&lt;/strong&gt;, tandis que le mood chiptune de &lt;i&gt;The Fly's Song&lt;/i&gt; rappelle &lt;strong&gt;Wilco&lt;/strong&gt; ou la bande son du jeu vid&#233;o &lt;strong&gt;Stardew Valley&lt;/strong&gt; &#8211; ici, tout est fin, d&#233;licat, subtil : le chant, discret, voire absent (&lt;i&gt;Long Winter&lt;/i&gt;), c&#232;de la place aux arrangements, qui eux-m&#234;mes s'effacent devant le silence, &#233;l&#233;ment essentiel des compositions de St&#233;phane, comme sur ce &lt;i&gt;Story Completed &lt;/i&gt; digne d'&lt;strong&gt;Arthur Russell&lt;/strong&gt;. Le recours aux suspensions, aux pauses, aux pointill&#233;s, se double d'un mixage dynamique old school qui en renforce l'effet. Il faudra parfois tendre l'oreille pour savoir si la chanson est termin&#233;e. Autre point fort : &#233;chantillonn&#233;s, les instruments (violon, tuba, fl&#251;te, hautbois, violoncelle, contrebasse, etc) n'essaient pas de sonner organiques &#8211; l'&#233;lectronique est assum&#233;e. Enfin, ici et l&#224; l'optimisme pointe le bout de son nez, tel que sur l'atmosph&#233;rique &lt;i&gt;Thorny Rosa&lt;/i&gt;, &#233;voquant &lt;strong&gt;Casiotone for the Painfully Alone&lt;/strong&gt;, ou la rengaine catchy &lt;i&gt;A Bow,Arrows &amp; Winged Pipes&lt;/i&gt;, dont le texte est un doux d&#233;lire de haut vol : &#171; It's gonna rain feathers, le chef pr&#233;dit a good dark weather, it's gonna rain feathers in the air, it's gonna rain feathers, prenez vos parasols, these goddamn whistlers are gonna fall, one by one &#187;. Avec un tel disque, aussi touchant qu'intrigant, nul doute que s'agrandira la tribu solitaire.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;iframe style=&quot;border: 0; width: 350px; height: 470px;&quot; src=&quot;https://bandcamp.com/EmbeddedPlayer/album=2322612310/size=large/bgcol=ffffff/linkcol=0687f5/tracklist=false/transparent=true/&quot; seamless&gt;&lt;a href=&quot;https://chiefofalonelytribe.bandcamp.com/album/chief-of-a-lonely-tribe&quot;&gt;Chief of a lonely tribe de Chief of a lonely tribe&lt;/a&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class="hyperlien"&gt;site internet: : &lt;a href="https://chiefofalonelytribe.bandcamp.com/album/chief-of-a-lonely-tribe" class="spip_out"&gt;Autoproduction&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Edg&#228;r</title>
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		<dc:creator>Alix de Stermaria</dc:creator>



		<description>Reader's Digest. Le troisi&#232;me album de Edg&#228;r condense le meilleur du rock des ann&#233;es 2000, &#224; savoir des saillies post-punk d'une redoutable efficacit&#233; (Enemy, Interpol sous speed), des pop songs &#233;lectrifi&#233;es ultra catchy (Cracks, flegme dandy digne des Strokes) et des envol&#233;es lyriques &#224; m&#234;me d'enflammer un stade (Dragons, cavalcade dont la grandiloquence &#233;voque Muse). Dans sa qu&#234;te du refrain qui tue, le duo ami&#233;nois met toutes les chances de son c&#244;t&#233; : interpr&#233;tation fi&#233;vreuse, m&#233;lodies ent&#234;tantes, sens (...)

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&lt;a href="https://www.adecouvrirabsolument.com/spip.php?rubrique3" rel="directory"&gt;Labellis&#233;s&lt;/a&gt;


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 <content:encoded>&lt;img class='spip_logos' alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; src='https://www.adecouvrirabsolument.com/local/cache-vignettes/L150xH150/arton10330-2fc64.jpg' width='150' height='150' style='height:150px;width:150px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Reader's Digest. Le troisi&#232;me album de &lt;strong&gt;Edg&#228;r&lt;/strong&gt; condense le meilleur du rock des ann&#233;es 2000, &#224; savoir des saillies post-punk d'une redoutable efficacit&#233; (&lt;i&gt;Enemy&lt;/i&gt;, &lt;strong&gt;Interpol&lt;/strong&gt; sous speed), des pop songs &#233;lectrifi&#233;es ultra catchy (&lt;i&gt;Cracks&lt;/i&gt;, flegme dandy digne des &lt;strong&gt;Strokes&lt;/strong&gt;) et des envol&#233;es lyriques &#224; m&#234;me d'enflammer un stade (&lt;i&gt;Dragons&lt;/i&gt;, cavalcade dont la grandiloquence &#233;voque &lt;strong&gt;Muse&lt;/strong&gt;). Dans sa qu&#234;te du refrain qui tue, le duo ami&#233;nois met toutes les chances de son c&#244;t&#233; : interpr&#233;tation fi&#233;vreuse, m&#233;lodies ent&#234;tantes, sens de l'&#233;pique, &lt;strong&gt;Antoine Brun&lt;/strong&gt; et &lt;strong&gt;Ronan M&#233;zi&#232;re&lt;/strong&gt; s'autorisant m&#234;me quelques aventureuses digressions, comme ce pont acidul&#233; &#224; la &lt;strong&gt;A-Ha&lt;/strong&gt; sur &lt;i&gt;Cracks&lt;/i&gt;, le lyrisme hard FM du final de &lt;i&gt;Big Mouth&lt;/i&gt; ou le chaloup&#233; &lt;i&gt;Mister G.&lt;/i&gt; Il n'en reste pas moins que le c&#339;ur sombre de &lt;i&gt;Behind The Wall&lt;/i&gt; r&#233;side dans son chant, qui avec pugnacit&#233; survole des compositions tranchantes &#8211; montagnes russes, ces harmonies vocales, ces ch&#339;urs entrem&#234;l&#233;s, ces airs ent&#234;tants. Et puis il y a cette m&#233;lancolie qui vous colle &#224; la peau : l'on per&#231;oit chez Edg&#228;r quelques r&#233;miniscences emo, mais c'est &#224; &lt;strong&gt;Placebo&lt;/strong&gt; que l'on pense, pour ce sentiment d'urgence, intense jusqu'&#224; la br&#251;lure, qui irrigue les onze morceaux de &lt;i&gt;Behind The Wall&lt;/i&gt;. Certes, durant la courte complainte &lt;i&gt;Human Jungle&lt;/i&gt;, le duo met le couvercle sur la rage qui l'anime, mais elle ne semble jamais loin, cette rage &#8211; derri&#232;re le mur, elle gronde, comme un orage.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;iframe style=&quot;border: 0; width: 350px; height: 470px;&quot; src=&quot;https://bandcamp.com/EmbeddedPlayer/album=1118761712/size=large/bgcol=ffffff/linkcol=0687f5/tracklist=false/transparent=true/&quot; seamless&gt;&lt;a href=&quot;https://edgarofficiel.bandcamp.com/album/behind-the-wall&quot;&gt;Behind The Wall de Edg&#228;r&lt;/a&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class="hyperlien"&gt;site internet: : &lt;a href="https://riptiderecords.fr" class="spip_out"&gt;Riptide&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Roma Luca</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Alix de Stermaria</dc:creator>



		<description>Tandis que j'&#233;cris, il y a, au loin, comme un &#233;cho nocturne. C'est durant une soir&#233;e de pleine lune que &#8211; paisiblement &#8211; j'&#233;coute les six compositions du nouvel EP de Roma Luca, l'ancienne bassiste d'Ottis Coeur confirmant les promesses entrevues l'ann&#233;e derni&#232;re sur l'inaugural Invisible Figure. Creusant le sillon d'une chanson fran&#231;aise moderniste teint&#233;e d'influences anglo-saxonnes (l'on pense &#224; Bat for Lashes, &#224; Smog, &#224; Cat Power), Camille &#8211; dont le temp&#233;rament affirm&#233; laisse affleurer une sensibilit&#233; (...)

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&lt;a href="https://www.adecouvrirabsolument.com/spip.php?rubrique2" rel="directory"&gt;Autoproduits&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logos' alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; src='https://www.adecouvrirabsolument.com/local/cache-vignettes/L150xH150/arton10329-121cc.jpg' width='150' height='150' style='height:150px;width:150px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Tandis que j'&#233;cris, il y a, au loin, comme un &#233;cho nocturne. C'est durant une soir&#233;e de pleine lune que &#8211; paisiblement &#8211; j'&#233;coute les six compositions du nouvel EP de &lt;strong&gt;Roma Luca&lt;/strong&gt;, l'ancienne bassiste d'&lt;strong&gt;Ottis Coeur&lt;/strong&gt; confirmant les promesses entrevues l'ann&#233;e derni&#232;re sur l'inaugural&lt;i&gt; Invisible Figure&lt;/i&gt;. Creusant le sillon d'une chanson fran&#231;aise moderniste teint&#233;e d'influences anglo-saxonnes (l'on pense &#224; &lt;strong&gt;Bat for Lashes&lt;/strong&gt;, &#224; &lt;strong&gt;Smog&lt;/strong&gt;, &#224; &lt;strong&gt;Cat Power&lt;/strong&gt;), &lt;strong&gt;Camille&lt;/strong&gt; &#8211; dont le temp&#233;rament affirm&#233; laisse affleurer une sensibilit&#233; pr&#233;gnante &#8211; se fait l'h&#233;riti&#232;re des &lt;strong&gt;France Cartigny&lt;/strong&gt; et autres &lt;strong&gt;Ana&#239;s Croze&lt;/strong&gt; ; plus rock que vari&#233;t&#233;, donc. En t&#233;moignent les arrangements shoegaze de la ritournelle &lt;i&gt;Les histoires que j'aime&lt;/i&gt; ou le final &#233;pique de la ballade planante &lt;i&gt;Seras-tu encore l&#224; ?&lt;/i&gt;, ainsi que l'orageuse m&#233;lop&#233;e &lt;i&gt;Ne baissons-pas les bras&lt;/i&gt;, &#226;pre, lancinante et subtilement drap&#233;e de saturation. La production est parfois s&#232;che, mais cette absence de tergiversation sert &#224; merveille des morceaux tels que la complainte folk &lt;i&gt;S&#233;l&#233;n&#233;&lt;/i&gt;, rehauss&#233;e par des sonorit&#233;s synth&#233;tiques, et la pop garage &lt;i&gt;Du noir sur la colline&lt;/i&gt;. C&#339;ur de louve.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class="hyperlien"&gt;site internet: : &lt;a href="https://www.boogiedrugstore.net/artistes/roma-luca/" class="spip_out"&gt;Autoproduction&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Sunn O)))</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Alix de Stermaria</dc:creator>



		<description>En ce printemps qui timidement commence, quoi de mieux pour contrer les mauvaises ondes &#233;manant des gens heureux que ce nouvel album de Sunn O))) ? S'ouvrant sur XXANN, soit un magma sonore de 18 minutes, guitares et basse lentement grondantes, telles des tron&#231;onneuses satur&#233;es &#233;tirant &#224; l'infini deux notes vibrantes et distordues, le dixi&#232;me opus des v&#233;t&#233;rans de Seattle, en un pur exercice de drone mortif&#232;re duquel parfois &#233;merge quelque embryon harmonique, ne se d&#233;partit jamais de l'exigeante &#226;pret&#233; (...)

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&lt;a href="https://www.adecouvrirabsolument.com/spip.php?rubrique3" rel="directory"&gt;Labellis&#233;s&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logos' alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; src='https://www.adecouvrirabsolument.com/local/cache-vignettes/L150xH150/arton10328-8a882.jpg' width='150' height='150' style='height:150px;width:150px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;En ce printemps qui timidement commence, quoi de mieux pour contrer les mauvaises ondes &#233;manant des gens heureux que ce nouvel album de &lt;strong&gt;Sunn O)))&lt;/strong&gt; ? S'ouvrant sur &lt;i&gt;XXANN&lt;/i&gt;, soit un magma sonore de 18 minutes, guitares et basse lentement grondantes, telles des tron&#231;onneuses satur&#233;es &#233;tirant &#224; l'infini deux notes vibrantes et distordues, le dixi&#232;me opus des v&#233;t&#233;rans de Seattle, en un pur exercice de drone mortif&#232;re duquel parfois &#233;merge quelque embryon harmonique, ne se d&#233;partit jamais de l'exigeante &#226;pret&#233; qui caract&#233;rise le duo depuis sa cr&#233;ation en 1998. Paradoxe &#224; destination de l'auditeur aventureux : le l&#226;cher prise demandera un certain effort. D&#233;sormais h&#233;berg&#233;s chez &lt;strong&gt;Sub Pop&lt;/strong&gt;, &lt;strong&gt;Greg Anderson&lt;/strong&gt; et &lt;strong&gt;Stephen O'Malley&lt;/strong&gt; offrent &#224; &lt;i&gt;Pyroclasts&lt;/i&gt; (2019), produit par le regrett&#233; &lt;strong&gt;Steve Albini&lt;/strong&gt;, un successeur au diapason de notre &#233;poque &#233;conome en beaut&#233; : derri&#232;re un visuel emprunt&#233; &#224; &lt;strong&gt;Mark Rothko&lt;/strong&gt;, en six compositions et pas loin de quatre-vingt minutes, c'est tout un pan de noirceur bruitiste n&#233;anmoins caressante qui s'offre &#224; nous. &lt;i&gt;Does Anyone Hear Like Venom ?&lt;/i&gt; puis &lt;i&gt;Butch's Guns&lt;/i&gt; se font coul&#233;es de cendres, ond&#233;es basaltiques, bruine &#233;lectrique &#8211; rage sourde et sensuelle qui me rappelle un concert de &lt;strong&gt;Dylan Carlson&lt;/strong&gt;, auquel j'ai assist&#233; il y a quelques ann&#233;es. Seul en sc&#232;ne le type joue de la guitare, il en caresse les cordes, une &#224; une elles r&#233;sonnent, il ne se passe rien, rien d'autre que l'espoir que quelque chose se passe. &lt;strong&gt;Guy Debord&lt;/strong&gt; serait fier, le divertissement est enfin mort. Sauf que d&#233;brancher neurones et sens critique, pas simple, quand on se retrouve &#224; s'analyser soi-m&#234;me en train d'analyser l'ennui profond que l'on ressent, et qui nous culpabilise et nous dit : &#171; Si tu te d&#233;fon&#231;ais la tronche, tu trouverais certainement cette bouillie sonore g&#233;niale &#187;. Mais le bar est ferm&#233; depuis longtemps, et au premier rang les geeks &#8211; l&#232;vres pinc&#233;es, yeux ferm&#233;s, arborant de vieux tee-shirts &#224; l'effigie de&lt;strong&gt; Earth&lt;/strong&gt; &#8211;remuent la t&#234;te, comme s'ils comprenaient un truc que tu ne comprendras jamais. Las. Pour l'anecdote, contrairement aux opus pr&#233;c&#233;dents, auxquels contribuaient des artistes tels que &lt;strong&gt;Steve Moore&lt;/strong&gt;, &lt;strong&gt;Scott Walker&lt;/strong&gt; et &lt;strong&gt;Mark Deutrom&lt;/strong&gt;, les membres de Sunn O))) se sont repli&#233;s sur eux-m&#234;mes, entrecoupant les s&#233;ances d'enregistrement de promenades dans les bois, que l'on devine silencieuses. Parce que oui, drap&#233;es de larsens patients, &lt;i&gt;Mindrolling&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;Everett Moses&lt;/i&gt; sont intrins&#232;quement mutiques. A nous les pointill&#233;s, la narration imaginaire, le remplissage du vide. Il faudra quelques notes de piano, comme jet&#233;es dans un puits dont le fond serait la nuit, pour qu'enfin se taise l'assourdissant silence &#8211; le conclusif &lt;i&gt;Glory Black&lt;/i&gt; est une pri&#232;re marmonn&#233;e. Monolithe bourdonnant plant&#233; en plein c&#339;ur du printemps, aussi p&#233;nible (sauf &#224; faire preuve d'un ind&#233;crottable snobisme) que fascinant (sauf &#224; refuser l'attirance pour les profondeurs), Sunn O))) est l'&#233;quivalent musical des &#339;uvres d&#233;faitistes et n&#233;anmoins dr&#244;latiques d'&lt;strong&gt;Emil Cioran&lt;/strong&gt;, &#224; qui &#8211; faute d'inspiration &#8211; nous laisserons le mot de la fin : &#171; &#192; quoi la musique fait appel en nous, il est difficile de le savoir. Ce qui est certain, c'est qu'elle touche une zone si profonde que la folie elle-m&#234;me n'y saurait p&#233;n&#233;trer. &#187;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;iframe style=&quot;border: 0; width: 350px; height: 470px;&quot; src=&quot;https://bandcamp.com/EmbeddedPlayer/album=3644032885/size=large/bgcol=ffffff/linkcol=0687f5/tracklist=false/transparent=true/&quot; seamless&gt;&lt;a href=&quot;https://sunn.bandcamp.com/album/sunn-o-2&quot;&gt;sunn O))) de SUNN O)))&lt;/a&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class="hyperlien"&gt;site internet: : &lt;a href="https://europe.subpop.com" class="spip_out"&gt;Sub Pop&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Vertige</title>
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		<dc:creator>Alix de Stermaria</dc:creator>



		<description>Si poignante est l'&#339;uvre de Vertige que je peine &#224; retranscrire l'importance qu'elle a depuis quelques ann&#233;es pour moi : sommet de noirceur m&#233;lancolique, naturaliste et sans concessions autre que d'ouvrir sur l'intime une fen&#234;tre crue, lucide, pure de la puret&#233; des &#226;mes trop sensibles ; un morceau tel que Les Grands Pr&#233;cipices m'&#233;meut jusqu'&#224; la cassure &#8211; il est question de partage, d'espoirs d&#233;chus, de reniement de soi, de trahison, de perte, toute chose qu'en ce bas monde un c&#339;ur g&#233;n&#233;reux malheureusement (...)

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&lt;a href="https://www.adecouvrirabsolument.com/spip.php?rubrique3" rel="directory"&gt;Labellis&#233;s&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logos' alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; src='https://www.adecouvrirabsolument.com/local/cache-vignettes/L150xH150/arton10327-09d46.jpg' width='150' height='150' style='height:150px;width:150px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Si poignante est l'&#339;uvre de &lt;strong&gt;Vertige&lt;/strong&gt; que je peine &#224; retranscrire l'importance qu'elle a depuis quelques ann&#233;es pour moi : sommet de noirceur m&#233;lancolique, naturaliste et sans concessions autre que d'ouvrir sur l'intime une fen&#234;tre crue, lucide, pure de la puret&#233; des &#226;mes trop sensibles ; un morceau tel que &lt;i&gt;Les Grands Pr&#233;cipices&lt;/i&gt; m'&#233;meut jusqu'&#224; la cassure &#8211; il est question de partage, d'espoirs d&#233;chus, de reniement de soi, de trahison, de perte, toute chose qu'en ce bas monde un c&#339;ur g&#233;n&#233;reux malheureusement conna&#238;tra. On ne souhaite &#224; personne le pire, pourtant il advient. Et moi, soir apr&#232;s soir, heureux &#8211; malgr&#233; ce texte qui vous secoue des pieds &#224; la t&#234;te &#8211; d'entendre une &#226;me s&#339;ur. Publi&#233; en 2022, &lt;i&gt;Aux Solitaires !&lt;/i&gt; dressait le portait en creux &#8211; profondes abysses &#8211; d'une talentueuse multi-instrumentiste, aussi touchante que br&#251;l&#233;e, dont l'activisme black metal se traduit par la gestion (en solo) du label &lt;strong&gt;Transcendance&lt;/strong&gt;. Depuis 2018, le catalogue grandit et commence &#224; avoir une sacr&#233;e gueule : &lt;strong&gt;Drache&lt;/strong&gt;, &lt;strong&gt;Transcending Rites&lt;/strong&gt;, &lt;strong&gt;Alukta&lt;/strong&gt;, chaque disque patient imbib&#233; de m&#233;lodies douloureuses et d'atmosph&#232;res lysergiques. Si furie &#233;lectrique il y a, elle s'accompagne d'un go&#251;t certain pour la beaut&#233; s&#233;pulcrale, la m&#233;lancolie foisonnante, l'orage temp&#233;r&#233;. &#171; Laissez moi libre, je ne vais nulle-part &#187;. Au-del&#224; du mur du son, distordu, foisonnant, r&#233;verb&#233;r&#233;, la frontalit&#233; de Marie s'exprime au travers de r&#233;quisitoires d'une justesse &#233;motionnelle sans &#233;gal. L'&#226;me sur le fil du rasoir. Quand elle parle, elle se livre, elle exprime une douleur inali&#233;nable : fatigue, angoisses, frustration &#8211; &#171; Je voudrais juste que l'on me prenne par la main &#187;. Il faut un courage dingue pour chanter ses failles, ses fuites, ses larmes, ses horizons distendus. Il y a les guitares folk, le piano d&#233;sarticul&#233;, les claviers bourdonnants et les harmonies vocales, il y a aussi la col&#232;re, la d&#233;ception, la doucereuse amertume. Avec un tel intitul&#233;, l'immense &lt;i&gt;Chute-Libre&lt;/i&gt; pourrait se faire l'&#233;loge de l'abdication, mais il n'en est rien, tant cet album s'av&#232;re artistiquement &#8211; follement &#8211; ambitieux : m&#233;lodique et n&#233;anmoins tabasseur, ce disque au long cours, en huit compositions et plus d'une heure, est une chevauch&#233;e cataclysmique sur la route d'un nihilisme jamais poseur. On n'en sort pas indemne, mais c'est le prix &#224; payer, que de suivre le cheminement int&#233;rieur de Vertige, et quand se tait le dantesque Le vide trouve un chemin, on se sent seul, mais &#233;galement un peu moins seul. Magistral.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;iframe style=&quot;border: 0; width: 350px; height: 470px;&quot; src=&quot;https://bandcamp.com/EmbeddedPlayer/album=2242488667/size=large/bgcol=ffffff/linkcol=0687f5/tracklist=false/transparent=true/&quot; seamless&gt;&lt;a href=&quot;https://transcendance-bm.bandcamp.com/album/vertige-chute-libre&quot;&gt;VERTIGE - Chute-Libre de Vertige&lt;/a&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class="hyperlien"&gt;site internet: : &lt;a href="https://transcendance-bm.com/categorie-produit/shop/" class="spip_out"&gt;Transcendance&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
		
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