<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?>
<rss version="2.0"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
>

<channel>
	<title>&#192; d&#233;couvrir absolument</title>
	<link>https://www.adecouvrirabsolument.com/</link>
	<description>Webzine musical</description>
	<language>fr</language>
	<generator>SPIP - www.spip.net</generator>






<item xml:lang="fr">
		<title>Y&#244;ka&#239;</title>
		<link>https://www.adecouvrirabsolument.com/spip.php?article10588</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.adecouvrirabsolument.com/spip.php?article10588</guid>
		<dc:date>2026-10-28T16:58:24Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>gdo</dc:creator>



		<description>Il faudrait inventer un cin&#233;ma pour les disques de Y&#244;ka&#239;, des films dont on ne conna&#238;trait ni le sc&#233;nario ni le d&#233;nouement, mais dont la bande originale suffirait &#224; faire na&#238;tre des images. Humboldt s'ouvre comme un thriller, avec cette rythmique tapie derri&#232;re le d&#233;cor, pendant que les instruments, eux, se permettent des d&#233;ambulations fantasques en pleine lumi&#232;re. On pense &#224; un g&#233;n&#233;rique oubli&#233;, &#224; une s&#233;rie dont on aurait rat&#233; tous les &#233;pisodes, &#224; des personnages qui traversent la nuit sans jamais nous (...)

-
&lt;a href="https://www.adecouvrirabsolument.com/spip.php?rubrique3" rel="directory"&gt;Labellis&#233;s&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logos' alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; src='https://www.adecouvrirabsolument.com/local/cache-vignettes/L150xH148/arton10588-07750.jpg' width='150' height='148' style='height:148px;width:150px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Il faudrait inventer un cin&#233;ma pour les disques de &lt;strong&gt;Y&#244;ka&#239;&lt;/strong&gt;, des films dont on ne conna&#238;trait ni le sc&#233;nario ni le d&#233;nouement, mais dont la bande originale suffirait &#224; faire na&#238;tre des images. &lt;i&gt;Humboldt&lt;/i&gt; s'ouvre comme un thriller, avec cette rythmique tapie derri&#232;re le d&#233;cor, pendant que les instruments, eux, se permettent des d&#233;ambulations fantasques en pleine lumi&#232;re. On pense &#224; un g&#233;n&#233;rique oubli&#233;, &#224; une s&#233;rie dont on aurait rat&#233; tous les &#233;pisodes, &#224; des personnages qui traversent la nuit sans jamais nous expliquer ce qu'ils cherchent. Depuis leur album &#233;ponyme de 2019, les Bruxellois ont conserv&#233; ce go&#251;t du d&#233;s&#233;quilibre, cette fa&#231;on de nous balader sans nous donner de fil &#224; tirer. Mais quelque chose s'est resserr&#233; : le mouvement est plus direct, les morceaux semblent avancer avec une d&#233;termination qui rend leurs d&#233;tours encore plus r&#233;jouissants.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Dans ce cin&#233;ma imaginaire, &lt;i&gt;Iguazu&lt;/i&gt; serait la bande originale d'un revival d'Amicalement v&#244;tre &#233;gar&#233; dans les clubs de jazz souterrains de New York, tandis que &lt;i&gt;Lalo&lt;/i&gt; glisserait une perle jazzy dans une sauce dub dont on reprendrait volontiers une deuxi&#232;me assiette. &lt;i&gt;Fortunino&lt;/i&gt; d&#233;roule sa petite virgule presque surann&#233;e, imm&#233;diatement addictive, avant que &lt;i&gt;Fortunino II&lt;/i&gt; ne reprenne le motif pour l'emmener vers des territoires plus contemporains et myst&#233;rieux. Rien n'est jamais tout &#224; fait l&#224; o&#249; on l'attend. Avec &lt;i&gt;Dewey&lt;/i&gt;, Y&#244;ka&#239; semble ouvrir plusieurs manuels &#224; la fois, en arracher quelques pages et en tirer une le&#231;on de transgression. La musique n'a pas besoin de choisir son camp : elle pr&#233;f&#232;re circuler, emprunter, d&#233;tourner, jusqu'&#224; faire du groove une mati&#232;re mouvante plut&#244;t qu'un simple moyen de nous faire taper du pied.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Reste alors &#224; laisser les images se fabriquer toutes seules. Dans &lt;i&gt;Frederico&lt;/i&gt;, une rue noy&#233;e de brume, un homme de dos, la cigarette allum&#233;e, l'imperm&#233;able impeccablement taill&#233;, &lt;strong&gt;Alain Delon&lt;/strong&gt; pourrait surgir au d&#233;tour d'un plan, quelque part dans un polar des ann&#233;es 70. &lt;i&gt;Waakataar&lt;/i&gt; aurait les honneurs d'une s&#233;rie polici&#232;re de science-fiction, tandis que &lt;i&gt;Mocassins&lt;/i&gt;, jazzy et sexy, referme le film avec une &#233;l&#233;gance nonchalante. Le titre de l'album renvoie pourtant &#224; un glacier v&#233;n&#233;zu&#233;lien menac&#233; de disparition, rappel discret de la fragilit&#233; d'un monde en transformation. Mais Y&#244;ka&#239; n'en fait pas un discours, il pr&#233;f&#232;re nous laisser d&#233;river dans ses paysages sonores, entre tension, r&#233;p&#233;tition et &#233;chapp&#233;es inattendues. En 2019, j'&#233;crivais combien j'aimais &#234;tre secou&#233;, d&#233;contenanc&#233;, avant de retrouver le contact rassurant du sol. Avec &lt;i&gt;Humboldt&lt;/i&gt;, le sol est toujours l&#224;, mais il semble avoir l&#233;g&#232;rement boug&#233; pendant qu'on avait le dos tourn&#233;. Et c'est pr&#233;cis&#233;ment pour cela qu'on y revient.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;iframe style=&quot;border: 0; width: 350px; height: 470px;&quot; src=&quot;https://bandcamp.com/EmbeddedPlayer/album=548119613/size=large/bgcol=ffffff/linkcol=0687f5/tracklist=false/transparent=true/&quot; seamless&gt;&lt;a href=&quot;https://yokaibxl.bandcamp.com/album/humboldt&quot;&gt;Humboldt de YOKAI&lt;/a&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class="hyperlien"&gt;site internet: : &lt;a href="https://www.facebook.com/yokaisound" class="spip_out"&gt;Autoproduction&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Omert&#224;</title>
		<link>https://www.adecouvrirabsolument.com/spip.php?article10578</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.adecouvrirabsolument.com/spip.php?article10578</guid>
		<dc:date>2026-10-28T16:58:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Alix de Stermaria</dc:creator>



		<description>Certains d'entre vous le savent, le spoken word n'a jamais &#233;t&#233; ma tasse de th&#233; &#8211; instrumentaux paresseux, textes qui se regardent dans un miroir, voix blanche faussement alarm&#233;e par la souffrance du monde (ou de son propre nombril) : on fait rapidement le tour de la formule. Ainsi, avec cet &#194;mes Bleues publi&#233; par le collectif lyonnais Omert&#224;, form&#233; en 2014 &#224; l'initiative de Florence Giroud, je m'attendais &#224; souffrir. Sauf que non, pour la simple et bonne raison que la plasticienne a r&#233;uni autour d'elle (...)

-
&lt;a href="https://www.adecouvrirabsolument.com/spip.php?rubrique3" rel="directory"&gt;Labellis&#233;s&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logos' alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; src='https://www.adecouvrirabsolument.com/local/cache-vignettes/L150xH150/arton10578-16e9c.jpg' width='150' height='150' style='height:150px;width:150px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Certains d'entre vous le savent, le spoken word n'a jamais &#233;t&#233; ma tasse de th&#233; &#8211; instrumentaux paresseux, textes qui se regardent dans un miroir, voix blanche faussement alarm&#233;e par la souffrance du monde (ou de son propre nombril) : on fait rapidement le tour de la formule. Ainsi, avec cet &lt;i&gt;&#194;mes Bleues&lt;/i&gt; publi&#233; par le collectif lyonnais &lt;strong&gt;Omert&#224;&lt;/strong&gt;, form&#233; en 2014 &#224; l'initiative de &lt;strong&gt;Florence Giroud&lt;/strong&gt;, je m'attendais &#224; souffrir. Sauf que non, pour la simple et bonne raison que la plasticienne a r&#233;uni autour d'elle des musiciens aguerris, issus de formations telles que &lt;strong&gt;Tanz Mein Herz&lt;/strong&gt;, &lt;strong&gt;Balladur&lt;/strong&gt;, &lt;strong&gt;Soci&#233;t&#233; &#201;trange&lt;/strong&gt; et &lt;strong&gt;Plein Soleil&lt;/strong&gt; : tout en subtilit&#233;, de guitares r&#233;verb&#233;r&#233;es en arp&#232;ges entrem&#234;l&#233;s, d'une brume &#224; l'autre, parfois cisaill&#233;e de piano, d'harmonica, de m&#233;tallophone, de patientes percussions, ils offrent aux textes de Florence un &#233;crin absolument charnel &#8211; tout bruisse, vibre, palpite. L'on pense &#224; &lt;strong&gt;Vini Reilly&lt;/strong&gt; (l'introductif &lt;i&gt;Interm&#232;de&lt;/i&gt; et ses claviers planants), mais &#233;galement &#8211; dans cette fa&#231;on d&#233;licate de th&#233;&#226;traliser les arrangements sur &lt;i&gt;Change&lt;/i&gt; et sur le vibrant &lt;i&gt;L'&#201;tendue Du Lieu&lt;/i&gt; &#8211; &#224; &lt;strong&gt;Ry&#363;ichi Sakamoto&lt;/strong&gt; ou &lt;strong&gt;Peter Gabriel&lt;/strong&gt;. Hypnotique, vaporeux, souvent apaisant et port&#233; par une production soign&#233;e, le lettr&#233; &lt;i&gt;&#194;mes Bleues&lt;/i&gt; se distingue par un mood post-punk bienvenu, &#224; l'image de la guitare arp&#233;g&#233;e de Bleuit&#233; ou de la ritournelle &lt;i&gt;Paran&#233;a&lt;/i&gt; (chouettes lignes de basse crois&#233;es), qui permet de maintenir une tension minimale, &#224; m&#234;me de soutenir l'interpr&#233;tation &#8211; parl&#233;e, scand&#233;e, chant&#233;e &#8211; de Florence, indubitablement magn&#233;tique. Pas &#233;tonnant pour quelqu'un qui en 2017 &#233;non&#231;ait que &#171; Le seul crime est d'&#234;tre superficiel, tout ce qui est compris est bien &#187;. Quatre ans apr&#232;s &lt;i&gt;Collection Particuli&#232;re&lt;/i&gt;, Omert&#224; confirme son statut d'incontournable de l'underground lyonnais. Plus organique et habit&#233; que jamais, le collectif transforme l'essai et livre, avec ce tr&#232;s attendu troisi&#232;me album, un disque d'une grande justesse.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;iframe style=&quot;border: 0; width: 350px; height: 470px;&quot; src=&quot;https://bandcamp.com/EmbeddedPlayer/album=3034659328/size=large/bgcol=ffffff/linkcol=0687f5/tracklist=false/transparent=true/&quot; seamless&gt;&lt;a href=&quot;https://cartonrecords.bandcamp.com/album/mes-bleues&quot;&gt;&#194;mes Bleues de Omert&#224;&lt;/a&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class="hyperlien"&gt;site internet: : &lt;a href="https://www.cartoncartoncarton.com" class="spip_out"&gt;Standard in-Fi, Carton Records, Zamzamrec&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>King Tuff</title>
		<link>https://www.adecouvrirabsolument.com/spip.php?article10592</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.adecouvrirabsolument.com/spip.php?article10592</guid>
		<dc:date>2026-10-27T16:33:10Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Santiago</dc:creator>



		<description>Je sais pas vraiment &#224; quoi &#231;a tient mais j'ai jamais compris la hype autour de Ty Segall et ses potes. M&#234;me quand ils ont eu le bon go&#251;t de se rendre compte que le garage &#233;tait rafra&#238;chissant &#224; court terme et une impasse* de songwriting &#224; long terme (et qu'ils ont commenc&#233; &#224; y ajouter un peu de grunge, de power pop ou de glam), j'ai trouv&#233; &#231;a sympa mais je suis rest&#233; &#224; quai. Je ne m'attarde pas plus longtemps sur mon indiff&#233;rence. J'ai clairement pas &#233;cout&#233; assez de trucs de tout ce beau monde, et si je (...)

-
&lt;a href="https://www.adecouvrirabsolument.com/spip.php?rubrique3" rel="directory"&gt;Labellis&#233;s&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logos' alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; src='https://www.adecouvrirabsolument.com/local/cache-vignettes/L150xH150/arton10592-03cb4.jpg' width='150' height='150' style='height:150px;width:150px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Je sais pas vraiment &#224; quoi &#231;a tient mais j'ai jamais compris la hype autour de &lt;strong&gt;Ty Segall&lt;/strong&gt; et ses potes. M&#234;me quand ils ont eu le bon go&#251;t de se rendre compte que le garage &#233;tait rafra&#238;chissant &#224; court terme et une impasse* de songwriting &#224; long terme (et qu'ils ont commenc&#233; &#224; y ajouter un peu de grunge, de power pop ou de glam), j'ai trouv&#233; &#231;a sympa mais je suis rest&#233; &#224; quai.
Je ne m'attarde pas plus longtemps sur mon indiff&#233;rence. J'ai clairement pas &#233;cout&#233; assez de trucs de tout ce beau monde, et si je suis honn&#234;te avec moi-m&#234;me, mon ignorance le dispute sans doute &#224; la snobinarderie indie la plus crasse.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Mais, dans le lot, il y en a un qui m'a toujours tap&#233; dans l'oreille. C'est &lt;strong&gt;Kyle Thomas&lt;/strong&gt; et son projet solo &lt;strong&gt;King Tuff&lt;/strong&gt;.** Qu'est-ce qu'il a de plus que les autres ?
Peut-&#234;tre le fait de pas &#234;tre un garageux pur jus et d'avoir commenc&#233; en faisant du freak/psych&#233;/folk au sein de &lt;strong&gt;Feathers&lt;/strong&gt; (galaxie &lt;strong&gt;Devandra Banhart&lt;/strong&gt;) ?
Peut-&#234;tre le fait de tra&#238;ner avec &lt;strong&gt;J Mascis&lt;/strong&gt;*** dans le groupe de stoner &lt;strong&gt;Witch&lt;/strong&gt; ? (galaxie &lt;strong&gt;Dino Jr&lt;/strong&gt;)
Peut-&#234;tre que tout connement il a des hooks m&#233;lodiques que les autres ont pas l'air de savoir faire. Si vous doutez, &#233;coutez &quot;&lt;i&gt;Wild Desire&lt;/i&gt;&quot;, son single de 2012, il est scandaleusement tubesque****.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Bon, les pr&#233;sentations sont faites, les biais assum&#233;s en toute transparence, on va pouvoir passer &#224; &lt;i&gt;MOO&lt;/i&gt;, son dernier album. On peut probablement commencer par une ou deux trivia que j'ai vues passer un peu partout donc j'en d&#233;duis qu'elles doivent &#234;tre en bonne position dans le communiqu&#233; de presse : KT est retourn&#233; dans son Vermont natal et a enregistr&#233; l'album sur le Tascam 388 qui lui avait servi &#224; enregistrer &quot;&lt;i&gt;Was Dead&lt;/i&gt;&quot;, son culte et discret premier album sous le nom de King Tuff.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Allez. Admettons que &#231;a ait un int&#233;r&#234;t. Pour ce qui est de la distance couverte par ses chansons, fermez les yeux et imaginez une ligne qui relierait &lt;strong&gt;Marc Bolan&lt;/strong&gt; &#224; &lt;strong&gt;Jeff Tweedy&lt;/strong&gt;. Et ben voil&#224;. Sur cet album, l'ami Thomas est quelque part entre les deux. Dans le grain de voix, dans le phras&#233;, dans l'&#233;vidence m&#233;lodique. Ya m&#234;me un morceau o&#249; les syllables de la ligne de chant du couplet s'&#233;gr&#232;nent comme si on &#233;tait chez &lt;strong&gt;Big Thief&lt;/strong&gt;. De mani&#232;re g&#233;n&#233;rale, aucun des morceaux ne ressemble &#224; l'autre, le KT est richment dot&#233; en bonnes id&#233;es, il a pas besoin de se r&#233;p&#233;ter.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Je vous ferai pas l'injure de vous donner les titres de chansons et les patelins m&#233;lodiques travers&#233;s qui vont avec. C'est un voyage personnel que vous devrez faire dans votre coin. Je veux pas vous embarquer dans le train. Je suis juste l&#224; pour vous dire qu'il y a des rails et qu'ils m&#232;nent au pays des chansons bien foutues.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le comble dans toute cette histoire ferroviaire, c'est qu'il arrive tout du long &#224; garder une vibe rock'n'roll sans que &#231;a sonne comme du r&#233;chauff&#233; de vieux routier des pentatoniques. Cette classe qui part au loin, cette superbe &#224; plusieurs visages et plusieurs noms, &#231;a s'appelle la le&#231;on. Ca s'appelle un album qui vous transporte. Ca s'appelle un album qui ne vieillira pas. Ca s'appelle reviens.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;* Je viens donc de renoncer &#224; un jeu de mot &#233;cul&#233; avec &quot;voie&quot; et &quot;garage&quot;. Apr&#232;s toutes ces d&#233;cennies de calembours foireux, il y a peut-&#234;tre un salut au bout du chemin&lt;/p&gt; &lt;p&gt;** Peut-&#234;tre m&#234;me deux si on compte &lt;strong&gt;Emmet Kelly&lt;/strong&gt; que j'ai d&#233;couvert au sein de &lt;strong&gt;The Hard Quartet&lt;/strong&gt; avec &lt;strong&gt;Matt Sweeney&lt;/strong&gt; et &lt;strong&gt;Stephen Malkmus&lt;/strong&gt; mais l&#224; aussi, force est de reconna&#238;tre que je connais peu mais mal&lt;/p&gt; &lt;p&gt;*** J. n'y fait pas de guitare, il fait de la batterie. Oui, comme au tout d&#233;but de Dinosaur. Et il a de beaux restes le cochon&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;iframe style=&quot;border: 0; width: 350px; height: 470px;&quot; src=&quot;https://bandcamp.com/EmbeddedPlayer/album=1475167596/size=large/bgcol=ffffff/linkcol=0687f5/tracklist=false/transparent=true/&quot; seamless&gt;&lt;a href=&quot;https://kingtuff.bandcamp.com/album/moo&quot;&gt;MOO de King Tuff&lt;/a&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class="hyperlien"&gt;site internet: : &lt;a href="https://allyouneedismup.bandcamp.com" class="spip_out"&gt;MUP&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Leenalchi</title>
		<link>https://www.adecouvrirabsolument.com/spip.php?article10591</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.adecouvrirabsolument.com/spip.php?article10591</guid>
		<dc:date>2026-10-27T16:33:08Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>gdo</dc:creator>



		<description>Chroniquer un disque cor&#233;en me semblait aussi invraisemblable que de manger un repas marcaire avec des baguettes. Rien de raciste l&#224;-dedans, juste les s&#233;quelles d'une funeste soir&#233;e de juillet au Stade de France o&#249;, en p&#232;re mod&#232;le, j'accompagnais ma fille &#224; un concert de Stray Kids. Le mot concert est peut-&#234;tre un peu g&#233;n&#233;reux pour ce d&#233;ferlement de pop industrielle, de chor&#233;graphies millim&#233;tr&#233;es et de sollicitations commerciales qui m'avait laiss&#233; aussi enthousiaste qu'un lendemain de f&#234;te. Depuis, entre (...)

-
&lt;a href="https://www.adecouvrirabsolument.com/spip.php?rubrique3" rel="directory"&gt;Labellis&#233;s&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logos' alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; src='https://www.adecouvrirabsolument.com/local/cache-vignettes/L150xH150/arton10591-6517e.jpg' width='150' height='150' style='height:150px;width:150px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Chroniquer un disque cor&#233;en me semblait aussi invraisemblable que de manger un repas marcaire avec des baguettes. Rien de raciste l&#224;-dedans, juste les s&#233;quelles d'une funeste soir&#233;e de juillet au Stade de France o&#249;, en p&#232;re mod&#232;le, j'accompagnais ma fille &#224; un concert de &lt;strong&gt;Stray Kids&lt;/strong&gt;. Le mot concert est peut-&#234;tre un peu g&#233;n&#233;reux pour ce d&#233;ferlement de pop industrielle, de chor&#233;graphies millim&#233;tr&#233;es et de sollicitations commerciales qui m'avait laiss&#233; aussi enthousiaste qu'un lendemain de f&#234;te. Depuis, entre les s&#233;ries Netflix et cette exp&#233;rience, j'avais fini par regarder d'un &#339;il particuli&#232;rement m&#233;fiant tout ce qui venait de Cor&#233;e. Une g&#233;n&#233;ralisation aussi injuste que confortable, jusqu'&#224; ce que &lt;i&gt;Sugungga&lt;/i&gt; atterrisse entre mes oreilles. Le disque est publi&#233; par &lt;strong&gt;Luaka Bop&lt;/strong&gt;, le label de &lt;strong&gt;David Byrne&lt;/strong&gt;, et &lt;strong&gt;Brian Eno&lt;/strong&gt; figure parmi les admirateurs de la bande. De quoi &#233;veiller la curiosit&#233;, m&#234;me chez les plus r&#233;fractaires.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Leenalchi&lt;/strong&gt; est un groupe de sept musiciens qui a d&#233;cid&#233; de faire revivre le pansori, cette forme ancienne de r&#233;cit chant&#233; cor&#233;en, en la propulsant dans un univers qui doit autant au funk psych&#233;d&#233;lique qu'&#224; une improbable c&#233;r&#233;monie th&#233;&#226;trale. Deux basses, une batterie, des claviers et quatre chanteurs, pas de guitare, pas de d&#233;monstration inutile, mais une classe folle et un groove qui vous attrape sans demander votre avis. Ce qui frappe d'abord, c'est cette langue dont on ne comprend pas un tra&#238;tre mot, et qui &#233;chappe aux formats mondialis&#233;s auxquels le soft power nous a habitu&#233;s. Les voix se r&#233;pondent, se cabrent, roulent et s'envolent, avec une puissance qui tient autant de l'incantation que de la com&#233;die. Sur &lt;i&gt;Ddiddiroo Diroo Diroo&lt;/i&gt;, on imagine une version d&#233;brid&#233;e et exotique de &lt;i&gt;Shaft&lt;/i&gt;, quelque part entre la bande-son d'un polar seventies et un th&#233;&#226;tre dont les acteurs auraient d&#233;cid&#233; de faire sauter les murs. On ne sait pas exactement ce qui se joue, mais on a tr&#232;s envie de rester dans la salle.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Car &lt;i&gt;Sugungga&lt;/i&gt; est une bombe, et pas seulement parce que les deux basses semblent avoir &#233;t&#233; branch&#233;es directement sur le syst&#232;me nerveux. Il y a dans ces morceaux une mani&#232;re de faire cohabiter le dansant et le planant, la pr&#233;cision rythmique et le d&#233;lire, sans que jamais l'un ne vienne &#233;touffer l'autre. &lt;i&gt;Mao Mao Mao&lt;/i&gt; poss&#232;de l'&#233;vidence d'un tube qui aurait &#233;chapp&#233; &#224; toutes les radios, tandis que &lt;i&gt;Please Don't Go&lt;/i&gt; fait monter la temp&#233;rature avec une d&#233;sinvolture confondante. Mais c'est &lt;i&gt;Tiger Is Coming&lt;/i&gt; qui emporte tout sur son passage, une d&#233;flagration addictive, une dr&#244;le de parade o&#249; les voix semblent annoncer l'arriv&#233;e d'une cr&#233;ature mythologique pendant que les basses pr&#233;parent le terrain pour une f&#234;te dont personne ne conna&#238;t les r&#232;gles. Le plus &#233;tonnant, c'est que cette musique, pourtant enracin&#233;e dans une tradition ancienne, ne donne jamais l'impression de regarder dans le r&#233;troviseur. Elle ne cherche pas &#224; singer les mod&#232;les occidentaux ni &#224; rendre son h&#233;ritage plus digeste, elle le triture, le fait groover et l'emm&#232;ne ailleurs. Libre, bizarre, physique, elle est surtout terriblement vivante.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;iframe width=&quot;560&quot; height=&quot;315&quot; src=&quot;https://www.youtube.com/embed/-KEMbAGg78U?si=mT0vyJrFdW9kdZmo&quot; title=&quot;YouTube video player&quot; frameborder=&quot;0&quot; allow=&quot;accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share&quot; referrerpolicy=&quot;strict-origin-when-cross-origin&quot; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'histoire racont&#233;e sur le disque est pourtant celle d'une tortue envoy&#233;e chercher un lapin pour sauver un roi dragon, dont le foie serait le rem&#232;de miracle. On a connu des sc&#233;narios plus simples, mais rarement des histoires aussi absurdes capables de produire une musique aussi irr&#233;sistible. M&#234;me les auditeurs cor&#233;ens peuvent avoir du mal &#224; saisir les paroles, interpr&#233;t&#233;es dans une forme archa&#239;que de leur langue : autant dire que je ne suis pas pr&#232;s de pouvoir chanter les refrains sous la douche. Ce d&#233;tail n'a finalement aucune importance. Leenalchi rappelle qu'une chanson peut vous atteindre avant m&#234;me que vous ayez compris ce qu'elle raconte, et que la musique n'a pas besoin de sous-titres pour vous faire danser comme un idiot dans votre salon.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Je ne sais pas si cette rencontre fera de moi un inconditionnel de la musique cor&#233;enne, et je me garderai bien de promettre que la prochaine soir&#233;e au Stade de France suffira &#224; me r&#233;concilier avec Stray Kids. Mais &lt;i&gt;Sugungga&lt;/i&gt; vient de faire voler en &#233;clats quelques certitudes, et c'est d&#233;j&#224; beaucoup. Il y a quelque chose de r&#233;jouissant &#224; d&#233;couvrir, au d&#233;tour d'un disque qu'on n'aurait probablement jamais &#233;cout&#233; sans David Byrne, une musique qui semble venir d'un autre monde et qui finit par vous para&#238;tre &#233;trangement famili&#232;re. Le repas marcaire aux baguettes attendra. Pour l'instant, je remets &lt;i&gt;Tiger Is Coming&lt;/i&gt; et je laisse le tigre faire le m&#233;nage.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;iframe style=&quot;border: 0; width: 350px; height: 470px;&quot; src=&quot;https://bandcamp.com/EmbeddedPlayer/album=2496959043/size=large/bgcol=ffffff/linkcol=0687f5/tracklist=false/transparent=true/&quot; seamless&gt;&lt;a href=&quot;https://leenalchi.bandcamp.com/album/sugungga-2&quot;&gt;SUGUNGGA de LEENALCHI&lt;/a&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class="hyperlien"&gt;site internet: : &lt;a href="https://www.luakabop.com/" class="spip_out"&gt;Luaka Bop&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Mathieu Lipp&#233;</title>
		<link>https://www.adecouvrirabsolument.com/spip.php?article10577</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.adecouvrirabsolument.com/spip.php?article10577</guid>
		<dc:date>2026-10-27T16:33:02Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Alix de Stermaria</dc:creator>



		<description>Quelqu'un, quelque part, vous adresse un disque. Peu importe le registre, peu importe la qualit&#233;, ne serait-ce que pour r&#233;compenser l'effort, rembourser l'enveloppe et le timbre, par empathie envers les artistes m&#233;connus, les labels en d&#233;sh&#233;rence, les attach&#233;s de presse au quasi-ch&#244;mage, je m'&#233;tais promis de TOUJOURS &#233;crire avec bienveillance sur les disques qui atterrissaient dans ma bo&#238;te aux lettres. Il m'a fallu trois morceaux du nouvel opus de Mathieu Lipp&#233; pour rompre mon serment. L'encha&#238;nement (...)

-
&lt;a href="https://www.adecouvrirabsolument.com/spip.php?rubrique3" rel="directory"&gt;Labellis&#233;s&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logos' alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; src='https://www.adecouvrirabsolument.com/local/cache-vignettes/L149xH150/arton10577-53fbf.png' width='149' height='150' style='height:150px;width:149px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Quelqu'un, quelque part, vous adresse un disque. Peu importe le registre, peu importe la qualit&#233;, ne serait-ce que pour r&#233;compenser l'effort, rembourser l'enveloppe et le timbre, par empathie envers les artistes m&#233;connus, les labels en d&#233;sh&#233;rence, les attach&#233;s de presse au quasi-ch&#244;mage, je m'&#233;tais promis de TOUJOURS &#233;crire avec bienveillance sur les disques qui atterrissaient dans ma bo&#238;te aux lettres. Il m'a fallu trois morceaux du nouvel opus de &lt;strong&gt;Mathieu Lipp&#233;&lt;/strong&gt; pour rompre mon serment. L'encha&#238;nement &lt;i&gt;Entre nos mains&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Je reviens dans ma force&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;C'est toi la source&lt;/i&gt; m'a litt&#233;ralement br&#251;l&#233; les oreilles &#8211; on est sur du hip-hop hyper cheap avec refrains pop chant&#233;s, b&#226;ti &#224; partir de gimmicks dance et de sonorit&#233;s MIDI &#224; bout de souffle. Pourtant, j'avais envie de l'aimer, cet album : vite regard&#233;e, la pochette est distingu&#233;e, et l'intitul&#233; plut&#244;t joli &#8211; &lt;i&gt;La magnificence des choses qui renaissent&lt;/i&gt;, &#231;a po&#233;tise, non ? Mon instinct m'avait n&#233;anmoins alert&#233; : le disque &#233;tait annonc&#233; sur les traditionnels sites bidon qui se contentent de relayer les feuilles de presse, genre Paris Move. Je peux vous en citer une bonne dizaine, de faux webzines qui &#8211; sous couvert de chronique culturelle &#8211; donnent dans le publi-communiqu&#233;. Mais tel n'est point ici l'essentiel. Parce que si l'on s'attarde sur Mathieu Lipp&#233;, laur&#233;at du prix &lt;strong&gt;Lynda Lemay&lt;/strong&gt; en 2014, il appara&#238;t que la musique n'est qu'une des nombreuses facettes du Qu&#233;b&#233;cois, qui se pr&#233;sente &#224; nous comme un artiste-entrepreneur-formateur : &#224; ce sujet, son site est &#233;loquent &#8211; Mathieu vend des formations, anime des ateliers et propose du coaching cr&#233;atif dans le domaine de la musique, donc pourquoi pas, mais le contenu de ses conf&#233;rences intrigue. Nous voil&#224; plut&#244;t sur le terrain glissant de la vie de l'esprit, et alors les textes des morceaux que j'ai &#233;cout&#233;s me reviennent en t&#234;te. C'est vrai qu'on y d&#233;c&#232;le une sorte de positivisme forc&#233; un peu fatiguant, en mode &#171; allez les gars, on rentre sur le terrain et on d&#233;fonce tout &#187;. J'exag&#232;re, mais j'ai la d&#233;sagr&#233;able sensation que &lt;i&gt;La magnificence des choses&lt;/i&gt; qui renaissent n'est plus ou moins que la carte de visite tendue par un VRP soucieux de faire fructifier son activit&#233;. Ma petite entreprise ne conna&#238;t pas la crise. Je sais bien qu'en France persiste l'image romantique, fausse et stupide de l'artiste d&#233;connect&#233; des contraintes mat&#233;rielles. Cheveux au vent, main sur le front, l'estomac qui gargouille, c'est dans la fi&#232;vre qu'il accouche, tremblant, de chefs d'&#339;uvres intemporels : pour mieux vous impr&#233;gner de cette sc&#232;ne &#233;pique, je vous conseille de visualiser &lt;strong&gt;Julien Dor&#233;&lt;/strong&gt;. N'emp&#234;che, le pragmatisme anglo-saxon manque sacr&#233;ment de charme. En ce sens, dans un monde o&#249; m&#234;me &lt;strong&gt;Julian Casablancas&lt;/strong&gt; fait payer les selfies avec ses fans, &lt;i&gt;La magnificence des choses&lt;/i&gt; qui renaissent illustre une diff&#233;rence culturelle qui m&#233;riterait une r&#233;flexion plus pouss&#233;e. En fin de compte, ce disque ne s'&#233;coute pas, il se pitche. Reste &#224; savoir si le public hexagonal est pr&#234;t &#224; troquer sa vision fan&#233;e de l'artiste tortur&#233; contre un plan de d&#233;veloppement personnel sur fond de bo&#238;te &#224; rythmes fatigu&#233;e.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;iframe data-testid=&quot;embed-iframe&quot; style=&quot;border-radius:12px&quot; src=&quot;https://open.spotify.com/embed/album/6bUyNZgqMT3zeIE3mntmZl?utm_source=generator&amp;si=2687514f592c4ccd&quot; width=&quot;100%&quot; height=&quot;352&quot; frameBorder=&quot;0&quot; allowfullscreen=&quot;&quot; allow=&quot;autoplay; clipboard-write; encrypted-media; fullscreen; picture-in-picture&quot; loading=&quot;lazy&quot;&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class="hyperlien"&gt;site internet: : &lt;a href="https://www.intempomusique.com" class="spip_out"&gt;InTempo Musique&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Sigh</title>
		<link>https://www.adecouvrirabsolument.com/spip.php?article10576</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.adecouvrirabsolument.com/spip.php?article10576</guid>
		<dc:date>2026-10-26T17:20:28Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Alix de Stermaria</dc:creator>



		<description>Quatorzi&#232;me album pour les Tokyo&#239;tes de Sigh, pionniers du black metal japonais. Un black metal assaisonn&#233; de doom, de prog, d'arrangements symphoniques et de sonorit&#233;s folkloriques, faisant du foisonnant Goh-Ka une sorte d'hallucination auditive particuli&#232;rement troublante. Et puis, quel superbe &#8211; fun&#232;bre et n&#233;anmoins d&#233;licat &#8211; visuel, &#233;voquant le Kuso-zu, une pratique bouddhiste visant &#224; surmonter les d&#233;sirs charnels, l'attachement physique et la peur de la mort. Multi-instrumentistes chevronn&#233;s, (...)

-
&lt;a href="https://www.adecouvrirabsolument.com/spip.php?rubrique3" rel="directory"&gt;Labellis&#233;s&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logos' alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; src='https://www.adecouvrirabsolument.com/local/cache-vignettes/L150xH150/arton10576-e49fa.jpg' width='150' height='150' style='height:150px;width:150px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Quatorzi&#232;me album pour les Tokyo&#239;tes de &lt;strong&gt;Sigh&lt;/strong&gt;, pionniers du black metal japonais. Un black metal assaisonn&#233; de doom, de prog, d'arrangements symphoniques et de sonorit&#233;s folkloriques, faisant du foisonnant &lt;i&gt;Goh-Ka&lt;/i&gt; une sorte d'hallucination auditive particuli&#232;rement troublante. Et puis, quel superbe &#8211; fun&#232;bre et n&#233;anmoins d&#233;licat &#8211; visuel, &#233;voquant le Kuso-zu, une pratique bouddhiste visant &#224; surmonter les d&#233;sirs charnels, l'attachement physique et la peur de la mort. Multi-instrumentistes chevronn&#233;s, &lt;strong&gt;Mirai Kawashima&lt;/strong&gt; et ses acolytes, rejoints sur &lt;i&gt;Unputenpu&lt;/i&gt; par &lt;strong&gt;Mikael &#197;kerfeldt&lt;/strong&gt; (&lt;strong&gt;Opeth&lt;/strong&gt;), pars&#232;ment leurs compositions alambiqu&#233;es de drone (l'oppressant &lt;i&gt;Kuso-shi 7&lt;/i&gt;), de chants traditionnels (le grima&#231;ant &lt;i&gt;Kuso-shi 1, 2 and 3&lt;/i&gt;) et de dub (l'&#233;tonnante litanie &lt;i&gt;Kuso-shi 4, 5, and 6&lt;/i&gt;). Si le corps du disque est metal &#8211; gros riffs de guitare, solos hard FM, vocalises gutturales &#8211;, l'int&#233;r&#234;t du copieux &lt;i&gt;Goh-Ka&lt;/i&gt; r&#233;side dans sa capacit&#233; &#224; nous emporter. O&#249; ? Loin. Arrangements orientalisants ou klezmer, saxophone y compris (&lt;i&gt;Jinmenjushin&lt;/i&gt;), western fl&#251;t&#233; (&lt;i&gt;Kushukanky&lt;/i&gt;o), synth-folk planant (&lt;i&gt;Anzenshokon&lt;/i&gt;), chaque mesure r&#233;serve son lot de surprises. Sans compter la pi&#232;ce ma&#238;tresse &lt;i&gt;Kuso-shi 8 and 9 / Mettaijakujo&lt;/i&gt;, lancinant bol&#233;ro orn&#233; de fl&#251;tes, de cordes, de cuivres et de chants d'oiseaux &#8211; effet ouahou garanti. Audacieux, profond, consistant, le nouvel opus de Sigh &#8211; murmure tout autant qu'ouragan &#8211; est un sommet du genre.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;iframe style=&quot;border: 0; width: 350px; height: 470px;&quot; src=&quot;https://bandcamp.com/EmbeddedPlayer/album=336119444/size=large/bgcol=ffffff/linkcol=0687f5/tracklist=false/transparent=true/&quot; seamless&gt;&lt;a href=&quot;https://peaceville.bandcamp.com/album/goh-ka&quot;&gt;Goh-Ka de Sigh&lt;/a&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class="hyperlien"&gt;site internet: : &lt;a href="https://peaceville.com" class="spip_out"&gt;Peaceville&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Mt. Kili</title>
		<link>https://www.adecouvrirabsolument.com/spip.php?article10575</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.adecouvrirabsolument.com/spip.php?article10575</guid>
		<dc:date>2026-10-26T17:08:03Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>gdo</dc:creator>



		<description>Il arrive que les disques vous tombent dessus sans que vous ayez rien demand&#233;. Un mail, une livraison de plus, et parfois m&#234;me pas dans la bonne bo&#238;te. Celui de Mt. Kili avait &#233;chou&#233; dans mes ind&#233;sirables, que je purge avec une r&#233;gularit&#233; toute relative. D'ordinaire, je ne m'attarde pas, mais ce jour-l&#224;, je l'ai fait passer dans la bo&#238;te des choses &#224; &#233;couter. Le dossier t&#233;l&#233;charg&#233;, il a attendu son tour, comme tant d'autres, jusqu'&#224; ce matin o&#249;, apr&#232;s quelques podcasts d&#233;j&#224; oubli&#233;s, j'ai d&#233;cid&#233; de faire le (...)

-
&lt;a href="https://www.adecouvrirabsolument.com/spip.php?rubrique2" rel="directory"&gt;Autoproduits&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logos' alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; src='https://www.adecouvrirabsolument.com/local/cache-vignettes/L150xH150/arton10575-cb70f.jpg' width='150' height='150' style='height:150px;width:150px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Il arrive que les disques vous tombent dessus sans que vous ayez rien demand&#233;. Un mail, une livraison de plus, et parfois m&#234;me pas dans la bonne bo&#238;te. Celui de &lt;strong&gt;Mt. Kili&lt;/strong&gt; avait &#233;chou&#233; dans mes ind&#233;sirables, que je purge avec une r&#233;gularit&#233; toute relative. D'ordinaire, je ne m'attarde pas, mais ce jour-l&#224;, je l'ai fait passer dans la bo&#238;te des choses &#224; &#233;couter. Le dossier t&#233;l&#233;charg&#233;, il a attendu son tour, comme tant d'autres, jusqu'&#224; ce matin o&#249;, apr&#232;s quelques podcasts d&#233;j&#224; oubli&#233;s, j'ai d&#233;cid&#233; de faire le tour des livraisons de la veille. Une premi&#232;re &#233;coute rapide, histoire de savoir si l'on ira plus loin, puis cette dr&#244;le de sensation qui ne se produit que trois fois l'an, le disque se d&#233;roule, je ne fais rien pour l'interrompre et, lorsqu'il s'ach&#232;ve, je me retrouve fort d&#233;pourvu. Alors je le remets.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il y a quelque chose du &lt;strong&gt;Palace&lt;/strong&gt; de &lt;strong&gt;Will Oldham&lt;/strong&gt; dans ces chansons de &lt;strong&gt;Rick Sichta&lt;/strong&gt;, alias Mt. Kili, originaire d'Asheville, en Caroline du Nord. Une mani&#232;re de ne pas hausser la voix tout en vous nouant la gorge, de laisser les mots avancer avec une fragilit&#233; telle qu'on finit par les recevoir en plein c&#339;ur. La musique semble avoir sign&#233; un pacte avec une m&#233;lancolie diabolique. Elle n'a pas besoin d'en faire des tonnes, ni de forcer le trait, pour nous entra&#238;ner vers des territoires o&#249; la lumi&#232;re se fait rare. Tout repose sur cette &#233;conomie de moyens, sur les silences, les respirations, les quelques notes qui restent suspendues et donnent aux chansons une profondeur qu'elles ne cherchent jamais &#224; revendiquer.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;The Rain Song&lt;/i&gt; en est peut-&#234;tre la plus belle illustration. On imagine le ciel qui se couvre lentement, les nuages qui s'amassent, puis la pluie qui tombe enfin. Une pluie triste, bien s&#251;r, mais aussi n&#233;cessaire, presque vivifiante, comme si le chagrin avait parfois besoin de trouver une forme pour nous permettre de continuer. Et puis il y a &lt;i&gt;Strawberry Fields&lt;/i&gt;, qui parvient &#224; rendre un champ de fraises aussi bouleversant qu'un paysage dont on aurait oubli&#233; la beaut&#233;. Chez Mt. Kili, la douceur n'est jamais tout &#224; fait rassurante, et la m&#233;lancolie ne se compla&#238;t pas dans sa propre noirceur. Elle nous rappelle plut&#244;t ce que nous avons laiss&#233; filer, ce que nous n'avons pas su voir, ces petites choses auxquelles on ne pr&#234;te plus attention jusqu'au jour o&#249; une chanson vient nous les remettre sous les yeux.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Je ne sais pas grand-chose de Rick Sichta, et je n'ai pas vraiment envie d'en savoir davantage pour l'instant. Il y a des disques qui r&#233;clament des explications, d'autres qui se contentent de trouver leur chemin jusqu'&#224; nous. Celui-ci &#233;tait arriv&#233; dans mes ind&#233;sirables. Il est d&#233;sormais ailleurs, dans cette petite r&#233;serve de disques que l'on garde &#224; port&#233;e de main, ceux que l'on remet parce qu'ils nous ont surpris, et dont on esp&#232;re secr&#232;tement qu'ils sauront encore nous serrer le c&#339;ur &#224; la prochaine &#233;coute.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;iframe style=&quot;border: 0; width: 350px; height: 470px;&quot; src=&quot;https://bandcamp.com/EmbeddedPlayer/album=1869413075/size=large/bgcol=ffffff/linkcol=0687f5/tracklist=false/transparent=true/&quot; seamless&gt;&lt;a href=&quot;https://mtkili.bandcamp.com/album/the-noticer&quot;&gt;The Noticer de Mt. Kili&lt;/a&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class="hyperlien"&gt;site internet: : &lt;a href="https://mtkili.bandcamp.com" class="spip_out"&gt;Autoproduction&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Le Flegmatic</title>
		<link>https://www.adecouvrirabsolument.com/spip.php?article10574</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.adecouvrirabsolument.com/spip.php?article10574</guid>
		<dc:date>2026-10-26T16:59:37Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Witold Bolik</dc:creator>



		<description>&quot;Le monde rationnel m'a ouvert les bras/mais le monde rationnel n'existe pas&quot;. Tractacus logico-flegmaticus : clair, net, pur, impeccable. D&#232;s les premi&#232;res notes de contrebasse je pense au Gainsbourg de Confidentiel, resserrement en trio, en acoustique, en minimal, d&#233;sir de simplicit&#233; et d'intimisme, vieilles vacheries misogynes en moins (quoique, Buffle du marais... bon l&#224; c'est plus l'auto-d&#233;pr&#233;ciation &#224; la Elliott Smith, &#231;a compte pas), autre chose en plus. Autre chose, mais quoi ? selon les (...)

-
&lt;a href="https://www.adecouvrirabsolument.com/spip.php?rubrique3" rel="directory"&gt;Labellis&#233;s&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logos' alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; src='https://www.adecouvrirabsolument.com/local/cache-vignettes/L150xH150/arton10574-5b9e5.jpg' width='150' height='150' style='height:150px;width:150px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&quot;Le monde rationnel m'a ouvert les bras/mais le monde rationnel n'existe pas&quot;. Tractacus logico-flegmaticus : clair, net, pur, impeccable.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;D&#232;s les premi&#232;res notes de contrebasse je pense au &lt;strong&gt;Gainsbourg&lt;/strong&gt; de &lt;i&gt;Confidentiel&lt;/i&gt;, resserrement en trio, en acoustique, en minimal, d&#233;sir de simplicit&#233; et d'intimisme, vieilles vacheries misogynes en moins (quoique, &lt;i&gt;Buffle du marais&lt;/i&gt;... bon l&#224; c'est plus l'auto-d&#233;pr&#233;ciation &#224; la &lt;strong&gt;Elliott Smith&lt;/strong&gt;, &#231;a compte pas), autre chose en plus. Autre chose, mais quoi ? selon les chansons ce sera plut&#244;t entre la parano&#239;a ordinaire (&quot;il y a des forces qui cherchent &#224; me nuire&quot;, &quot;ces trous du cul qui me prennent le chou&quot;, &quot;tes copains se foutent de toi&quot;) et une spiritualit&#233; lettr&#233;e et d&#233;sesp&#233;r&#233;e qui n'est pas sans m'&#233;voquer un &lt;strong&gt;Beckett&lt;/strong&gt; - d'ailleurs, depuis toujours &lt;strong&gt;Le Flegmatic&lt;/strong&gt; parvient &#224; faire coexister rage mesquine auto-consciente et envol&#233;es m&#233;taphysiques incongrues ; punchlines quasi-boobiennes et d&#233;sir de prendre de la hauteur &#224; un point cosmique. &#192; un point comique aussi, un comique de d&#233;calage, de disproportion, comme quand on &quot;atteignait des niveaux de conscience merveilleux&quot;, parce que &quot;c'est ce que tu m'as demand&#233;&quot; (&#231;a c'&#233;tait dans &lt;i&gt;Bouleversement Majeur&lt;/i&gt;, la chanson s'appelait &lt;i&gt;Grand Barrage&lt;/i&gt;, &#231;a causait d&#233;j&#224; de barrages, tiens...). En parlant de Gainsbourg, &#231;a fume aussi beaucoup dans ce disque, &#231;a s'autod&#233;truit parfois &quot;si je me voyais faire, je me jetterais des pierres&quot;, h&#233;, vas-y mollo gars !)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Comme le monde rationnel, on ouvre autant qu'on ferme dans cet album, on num&#233;rote ses abattis, on se prom&#232;ne sur le fil tendu d'une contrebasse un peu sourde, en &#233;coutant &lt;i&gt;Barragiste&lt;/i&gt; &#231;a ouvre des perspectives de r&#234;veries infinies, l'angle choisi sera d&#233;cid&#233;ment celui du paradoxe ouvert/ferm&#233;, l'espace d'un &quot;necessito&quot; m'appara&#238;t un &lt;strong&gt;Manu Chao&lt;/strong&gt; statique, un du voyage int&#233;rieur (moins cher, assur&#233;ment), sur &lt;i&gt;Cambio&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'&#233;criture et la voix h&#233;sitent parfois, le ton m&#234;me (entre Autoportrait &lt;i&gt;ma non troppo&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;De pierre et de buis&lt;/i&gt;, deux bons mondes bien tass&#233;s) et c'est peut-&#234;tre cela, le changement de perspective, pas seulement l'acceptation, mais la recherche de sa propre fragilit&#233;, du truc magique qui peut na&#238;tre quand quelque chose foire, quand les barrages, barri&#232;res, et autres murs du jardin se fissurent. &lt;strong&gt;Robert Wyatt&lt;/strong&gt; avait fait un joli EP qui s'appelait &lt;i&gt;A short break&lt;/i&gt;, entre deux labels, entre deux positions, dans une de ces p&#233;riodes de transition personnelle et/ou collective inspirantes autant que fragilisantes : ce short break (30 minutes environ) &#224; lui me l'&#233;voque un peu, en partant dans tous les sens, dans le bon sens du terme. Alors j'avoue je ne comprends pas toujours tout de ce que fait mon ami Thomas le Flegmatic, je retrouve souvent les m&#234;mes trois accords, voire le m&#234;me accord, d'une chanson &#224; l'autre, (mais quand il change, &#231;a fait ouaouh, c'est tout le principe), je ne sais pas toujours o&#249; il va, mais j'aime beaucoup sa fa&#231;on d'essayer, elle touche juste souvent, et il n'y a personne pour le faire comme lui. On t'aime, Le Flegmatic, et si on te voyait faire, nous, on te jetterait des bisous !&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;iframe width=&quot;560&quot; height=&quot;315&quot; src=&quot;https://www.youtube.com/embed/videoseries?si=7XeULjvv49ecdjoR&amp;list=OLAK5uy_nD3yy3gcvciAk-Cw4HNVbnSZ25tAAyZJo&quot; title=&quot;YouTube video player&quot; frameborder=&quot;0&quot; allow=&quot;accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share&quot; referrerpolicy=&quot;strict-origin-when-cross-origin&quot; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class="hyperlien"&gt;site internet: : &lt;a href="https://weareunique.fr" class="spip_out"&gt;We are Unique records&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Flora Hibberd</title>
		<link>https://www.adecouvrirabsolument.com/spip.php?article10573</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.adecouvrirabsolument.com/spip.php?article10573</guid>
		<dc:date>2026-10-20T15:53:31Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>gdo</dc:creator>



		<description>Comment ne pas penser &#224; Aldous Harding d&#232;s les premi&#232;res notes de Mammoth ? Il y a cette fa&#231;on de laisser les chansons avancer de biais, de brouiller les contours sans jamais perdre le fil, de faire na&#238;tre une m&#233;lancolie lumineuse au milieu de paysages dont on ne sait plus tr&#232;s bien s'ils appartiennent au r&#234;ve ou au r&#233;el. Chez Flora Hibberd, tout semble d'une pr&#233;cision remarquable, mais sans jamais donner l'impression d'avoir &#233;t&#233; minutieusement calcul&#233;. Les guitares, les synth&#233;tiseurs, les cuivres et les (...)

-
&lt;a href="https://www.adecouvrirabsolument.com/spip.php?rubrique3" rel="directory"&gt;Labellis&#233;s&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logos' alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; src='https://www.adecouvrirabsolument.com/local/cache-vignettes/L150xH150/arton10573-e9962.jpg' width='150' height='150' style='height:150px;width:150px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Comment ne pas penser &#224; &lt;strong&gt;Aldous Harding&lt;/strong&gt; d&#232;s les premi&#232;res notes de &lt;i&gt;Mammoth&lt;/i&gt; ? Il y a cette fa&#231;on de laisser les chansons avancer de biais, de brouiller les contours sans jamais perdre le fil, de faire na&#238;tre une m&#233;lancolie lumineuse au milieu de paysages dont on ne sait plus tr&#232;s bien s'ils appartiennent au r&#234;ve ou au r&#233;el. Chez &lt;strong&gt;Flora Hibberd&lt;/strong&gt;, tout semble d'une pr&#233;cision remarquable, mais sans jamais donner l'impression d'avoir &#233;t&#233; minutieusement calcul&#233;. Les guitares, les synth&#233;tiseurs, les cuivres et les rythmiques s'entrelacent avec une souplesse presque insolente, comme si l'architecture du disque s'&#233;tait construite toute seule. Produit par&lt;strong&gt; Ben Lanz&lt;/strong&gt;, &lt;i&gt;Mammoth&lt;/i&gt; &#233;largit les horizons de &lt;i&gt;Swirl&lt;/i&gt;, son premier album, et &#233;lectrifie sa chaleur folk sans en sacrifier la d&#233;licatesse. L'ensemble poss&#232;de une ampleur qui ne cherche jamais &#224; se d&#233;passer, Flora Hibberd s'y lovant avec une ma&#238;trise qui ne se donne pas en spectacle.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;Perfect Ripple&lt;/i&gt; est une chanson somme, une aventure musicale dont les d&#233;rapages contr&#244;l&#233;s tiennent autant de la gr&#226;ce que de l'audace. Les voix s'y confondent, les rep&#232;res se d&#233;robent, et l'on finit par ne plus savoir o&#249; se trouvent le haut et le bas. Cette sensation de perdre pied se prolonge dans &lt;i&gt;Deltaplane&lt;/i&gt;, chanson &#224; l'&#233;ther addictive, plong&#233;e dans quelque chose d'aspirant, comme si l'on se laissait entra&#238;ner vers une profondeur dont on ne chercherait pas vraiment &#224; remonter. Les chansons semblent parfois habit&#233;es par des fant&#244;mes, ceux du pass&#233; comme ceux d'un avenir encore incertain. Le monde vacille en arri&#232;re-plan, mais Flora Hibberd ne force jamais le trait, m&#234;me lorsque l'horizon s'assombrit, la musique conserve une &#233;trange douceur, une mani&#232;re de ne pas c&#233;der &#224; la panique. Il suffit de retrouver les racines folk de &lt;i&gt;Hares On The Mountain&lt;/i&gt;, reprise qui semble venir d'un temps plus ancien, pour comprendre que cette musique sait aussi se d&#233;lester de ses artifices et laisser passer quelque chose de presque intemporel.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;C'est peut-&#234;tre l&#224; que &lt;i&gt;Mammoth&lt;/i&gt; trouve sa place singuli&#232;re. On pourrait lui reprocher une certaine douceur de surface, une &#233;l&#233;gance qui ne cherche pas syst&#233;matiquement le d&#233;rangement, quand tant de disques semblent aujourd'hui devoir prouver leur importance &#224; coups de ruptures et de secousses. Mais faut-il toujours pr&#233;f&#233;rer la dissonance &#224; la bienveillance, comme si la musique devait n&#233;cessairement nous bousculer pour nous atteindre ? Flora Hibberd pr&#233;f&#232;re les d&#233;placements subtils, les chansons qui s'installent sans bruit et finissent par occuper tout l'espace. &lt;i&gt;Mammoth&lt;/i&gt; porte bien son nom, quelque chose d'immense et de perdu, une pr&#233;sence dont on ne mesure pas imm&#233;diatement les contours. Le disque pourrait ainsi se glisser, sans y toucher, dans cette cat&#233;gorie rare des albums qui finissent par devenir des standards personnels. Non parce qu'ils cherchent &#224; marquer leur &#233;poque &#224; tout prix, mais parce qu'ils savent en recueillir les tensions sans renoncer &#224; la lumi&#232;re. Et si la vraie audace consistait, finalement, &#224; pr&#233;f&#233;rer la nuance au fracas ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;iframe style=&quot;border: 0; width: 350px; height: 470px;&quot; src=&quot;https://bandcamp.com/EmbeddedPlayer/album=2302671526/size=large/bgcol=ffffff/linkcol=0687f5/tracklist=false/transparent=true/&quot; seamless&gt;&lt;a href=&quot;https://flora-hibberd.bandcamp.com/album/mammoth&quot;&gt;Mammoth de Flora Hibberd&lt;/a&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class="hyperlien"&gt;site internet: : &lt;a href="https://www.22twentyclub.com" class="spip_out"&gt;22Twenty / Redeye&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Ha the Unclear</title>
		<link>https://www.adecouvrirabsolument.com/spip.php?article10572</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.adecouvrirabsolument.com/spip.php?article10572</guid>
		<dc:date>2026-10-20T15:41:16Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>gdo</dc:creator>



		<description>Il y a chez Ha the Unclear un c&#244;t&#233; Supergrass qui ne se d&#233;ment pas, cette fa&#231;on de faire p&#233;tiller la pop sans lui retirer ses asp&#233;rit&#233;s, de pr&#233;f&#233;rer l'espi&#232;glerie aux mines s&#233;rieuses. Sur Astigmatic, les N&#233;o-Z&#233;landais cultivent ce go&#251;t des chansons qui semblent prendre des chemins de traverse tout en sachant parfaitement o&#249; elles vont. Mountains We've Made joue la carte du collectif, quand The Cold d&#233;barque comme une cavalerie lanc&#233;e au grand galop. Mais c'est avec Cumberland Street (Astigmatic) que le (...)

-
&lt;a href="https://www.adecouvrirabsolument.com/spip.php?rubrique2" rel="directory"&gt;Autoproduits&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logos' alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; src='https://www.adecouvrirabsolument.com/local/cache-vignettes/L150xH150/arton10572-8ff84.jpg' width='150' height='150' style='height:150px;width:150px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Il y a chez &lt;strong&gt;Ha the Unclear&lt;/strong&gt; un c&#244;t&#233; &lt;strong&gt;Supergrass&lt;/strong&gt; qui ne se d&#233;ment pas, cette fa&#231;on de faire p&#233;tiller la pop sans lui retirer ses asp&#233;rit&#233;s, de pr&#233;f&#233;rer l'espi&#232;glerie aux mines s&#233;rieuses. Sur &lt;i&gt;Astigmatic&lt;/i&gt;, les N&#233;o-Z&#233;landais cultivent ce go&#251;t des chansons qui semblent prendre des chemins de traverse tout en sachant parfaitement o&#249; elles vont.&lt;i&gt; Mountains We've Made&lt;/i&gt; joue la carte du collectif, quand &lt;i&gt;The Cold&lt;/i&gt; d&#233;barque comme une cavalerie lanc&#233;e au grand galop. Mais c'est avec &lt;i&gt;Cumberland Street (Astigmatic)&lt;/i&gt; que le groupe retrouve tout ce qui nous le rend si attachant avec un sens du th&#233;&#226;tral jamais grandiloquent, une espi&#232;glerie qui ne se prend pas pour de l'excentricit&#233; et des m&#233;lodies qui savent rester au service de la chanson.&lt;strong&gt; Michael Cathro&lt;/strong&gt; y &#233;voque ces moments o&#249; l'on regarde si loin qu'on finit par ne plus voir ce qui se trouve devant soi. Une histoire de regard, finalement, qui sied bien &#224; cette pop capable de brouiller les pistes sans perdre le nord. Jusqu'&#224; &lt;i&gt;The Good Times Always End In Tears&lt;/i&gt;, dont la rythmique se transforme en petit parc d'attractions, avec ses virages et ses acc&#233;l&#233;rations. Cathro d&#233;gage une m&#233;lancolie joviale et s'affirme comme l'aimant d'un groupe qui refuse de se d&#233;barrasser d'une conviction essentielle : le bonheur n'est pas une faute de go&#251;t, et il n'y a aucune raison de le fuir sous pr&#233;texte qu'il pourrait finir par se sauver. &lt;i&gt;Astigmatic&lt;/i&gt; est un EP attachant, un attrape-c&#339;ur qui ne demande qu'&#224; prolonger ses effets.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;iframe style=&quot;border: 0; width: 350px; height: 470px;&quot; src=&quot;https://bandcamp.com/EmbeddedPlayer/album=2776405791/size=large/bgcol=ffffff/linkcol=0687f5/tracklist=false/transparent=true/&quot; seamless&gt;&lt;a href=&quot;https://hatheunclear.bandcamp.com/album/astigmatic&quot;&gt;Astigmatic ! de Ha the Unclear&lt;/a&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class="hyperlien"&gt;site internet: : &lt;a href="https://hatheunclear.bandcamp.com/music" class="spip_out"&gt;Autoproduction&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>



</channel>

</rss>
