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	<title>&#192; d&#233;couvrir absolument</title>
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		<title>Dinosaur Jr</title>
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		<dc:creator>Alix de Stermaria</dc:creator>



		<description>Nonchalance vocale, au service de m&#233;lodies accrocheuses, souvent m&#233;lancoliques ; longs solos de guitare h&#233;ro&#239;ques, expressifs jusqu'&#224; la liqu&#233;faction ; mur de distorsion brouillardeuse, faussement brouillonne, vraiment cafardeuse. L'inimitable patte sonore de Dinosaur Jr. est telle que, plus de quarante ans apr&#232;s ses d&#233;buts discographiques (Dinosaur, 1985), le trio men&#233; par J Mascis semble fig&#233; dans le temps. C'est une excellente chose, tant les bases pos&#233;es &#224; l'&#233;poque, puis consolid&#233;es avec la (...)

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&lt;a href="https://www.adecouvrirabsolument.com/spip.php?rubrique3" rel="directory"&gt;Labellis&#233;s&lt;/a&gt;


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 <content:encoded>&lt;img class='spip_logos' alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; src='https://www.adecouvrirabsolument.com/local/cache-vignettes/L150xH150/arton10521-3e746.jpg' width='150' height='150' style='height:150px;width:150px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Nonchalance vocale, au service de m&#233;lodies accrocheuses, souvent m&#233;lancoliques ; longs solos de guitare h&#233;ro&#239;ques, expressifs jusqu'&#224; la liqu&#233;faction ; mur de distorsion brouillardeuse, faussement brouillonne, vraiment cafardeuse. L'inimitable patte sonore de &lt;strong&gt;Dinosaur Jr. &lt;/strong&gt; est telle que, plus de quarante ans apr&#232;s ses d&#233;buts discographiques (&lt;i&gt;Dinosaur,&lt;/i&gt; 1985), le trio men&#233; par &lt;strong&gt;J Mascis&lt;/strong&gt; semble fig&#233; dans le temps. C'est une excellente chose, tant les bases pos&#233;es &#224; l'&#233;poque, puis consolid&#233;es avec la trilogie&lt;i&gt; Green Mind&lt;/i&gt; (1991), &lt;i&gt;Where You Been&lt;/i&gt; (1993) et &lt;i&gt;Without a Sound&lt;/i&gt; (1994), &#233;taient solides : de grandes chansons, du genre qui restent en t&#234;te et se fredonnent, recouvertes d'une &#233;paisse couche de saturation, d'harmoniques et de lointaines dissonances. Souhaitant retrouver le grain brut des d&#233;buts, J Mascis aurait utilis&#233; pour ce nouvel opus le l&#233;gendaire ampli Mesa Boogie MK1, celui-l&#224; m&#234;me qui fit s'exclamer &lt;strong&gt;Carlos Santana&lt;/strong&gt; : &#171; Man, that little amp really boogies ! &#187;. Sans surprise, les onze compositions de &lt;i&gt;There Near&lt;/i&gt; s'inscrivent dans l'ADN du trio d'Amherst, &#224; tel point que l'inaugurale &lt;i&gt;Several Got Away&lt;/i&gt; a des faux airs de &lt;i&gt;Freak Scene&lt;/i&gt;, tandis que &lt;i&gt;No Friends&lt;/i&gt; s'apparente &#224; &lt;i&gt;Feel The Pain&lt;/i&gt;. Une sensation troublante, un peu comme si le groupe, se mirant dans un miroir, s'adressait des clins d'&#339;il enamour&#233;s. Si l'on poursuit ce jeu des ressemblances, &lt;i&gt;Take Me With You&lt;/i&gt; est la nouvelle &lt;i&gt;Start Choppin&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;Walk Me Back &lt;/i&gt; suit les traces de &lt;i&gt;Get Me&lt;/i&gt;. Ne vous m&#233;prenez pas : oscillant entre power-pop grungy (&lt;i&gt;Gone Off&lt;/i&gt;), complaintes midtempo (&lt;i&gt;Everything At Once&lt;/i&gt;) et ballades rapides (&lt;i&gt;Blowin' Up&lt;/i&gt;, &#233;crite par &lt;strong&gt;Lou Barlow&lt;/strong&gt;, dans une veine tr&#232;s &lt;strong&gt;R.E.M.&lt;/strong&gt;), l'ensemble reste hautement recommandable. Mieux, il se termine sur deux p&#233;pites, le slow chaotique &lt;i&gt;Put It Down&lt;/i&gt;, qui fait dresser les poils, et la country lo-fi &lt;i&gt;No One's Ready&lt;/i&gt;, mariant &lt;strong&gt;Neil Young&lt;/strong&gt; et &lt;strong&gt;Sebadoh&lt;/strong&gt; (normal, Lou est aux commandes). Au-del&#224; du plaisir ludique qu'il y a &#224; jumeler ces nouveaut&#233;s avec leurs glorieuses a&#239;eules, une seule question persiste : souhaiterait-on r&#233;ellement que Dinosaur Jr. soit autre chose que Dinosaur Jr. ? Bien s&#251;r que non. Les m&#233;lodies tra&#238;nantes et les solos de guitare &#224; rallonge, qui plus est improvis&#233;s, on adore &#231;a. Et tant pis si &#231;a sonne familier, ou mille fois entendu. En ce sens, &lt;i&gt;There Near&lt;/i&gt; est un retour aux sources, mais &#233;galement une mani&#232;re de dire : &#171; on est encore l&#224; &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;iframe style=&quot;border: 0; width: 350px; height: 470px;&quot; src=&quot;https://bandcamp.com/EmbeddedPlayer/album=3749335951/size=large/bgcol=ffffff/linkcol=0687f5/tracklist=false/transparent=true/&quot; seamless&gt;&lt;a href=&quot;https://dinosaurjr.bandcamp.com/album/there-near&quot;&gt;There Near de Dinosaur Jr.&lt;/a&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class="hyperlien"&gt;site internet: : &lt;a href="https://jagjaguwar.com" class="spip_out"&gt;Jagjaguwar&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>The Thugs</title>
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		<dc:creator>gdo</dc:creator>



		<description>Quelle sueur en ouvrant l'enveloppe contenant le CD des The Thugs. La feuille de presse m&#234;me pas survol&#233;e, le disque gliss&#233; dans le lecteur avec une rapidit&#233; que je ne me connaissais plus. Les Thugs de retour ? Apr&#232;s avoir fait une croix sur Talk Talk, apr&#232;s la reformation de Sugar et dans l'attente toujours aussi vaine de celle des Smiths, ne serait-ce que pour voir Marr et Morrissey se foutre sur la tronche, il y avait de quoi avoir quelques palpitations. Quelques secondes d'&#233;coute et le doute. (...)

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&lt;a href="https://www.adecouvrirabsolument.com/spip.php?rubrique3" rel="directory"&gt;Labellis&#233;s&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logos' alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; src='https://www.adecouvrirabsolument.com/local/cache-vignettes/L150xH150/arton10517-0719c.png' width='150' height='150' style='height:150px;width:150px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Quelle sueur en ouvrant l'enveloppe contenant le CD des &lt;strong&gt;The Thugs&lt;/strong&gt;. La feuille de presse m&#234;me pas survol&#233;e, le disque gliss&#233; dans le lecteur avec une rapidit&#233; que je ne me connaissais plus. Les Thugs de retour ? Apr&#232;s avoir fait une croix sur &lt;strong&gt;Talk Talk&lt;/strong&gt;, apr&#232;s la reformation de &lt;strong&gt;Sugar&lt;/strong&gt; et dans l'attente toujours aussi vaine de celle des &lt;strong&gt;Smiths&lt;/strong&gt;, ne serait-ce que pour voir &lt;strong&gt;Marr&lt;/strong&gt; et &lt;strong&gt;Morrissey&lt;/strong&gt; se foutre sur la tronche, il y avait de quoi avoir quelques palpitations.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Quelques secondes d'&#233;coute et le doute. Soit nos Angevins s'&#233;taient mis &#224; la ganga avec une fr&#233;n&#233;sie capable de mettre en difficult&#233; le fournisseur attitr&#233; de la mafia marseillaise, soit une erreur de CD s'&#233;tait gliss&#233;e dans le fourreau.
Mais ni l'une ni l'autre de ces hypoth&#232;ses : c'est bien The Thugs, mais ceux de &lt;strong&gt;Nicola Giunta&lt;/strong&gt; et &lt;strong&gt;Andrea Davi&lt;/strong&gt;, un projet italien de studio qui explore les territoires du dub, de l'electro-dub, du post-punk et du psych&#233;d&#233;lisme. Et quelle d&#233;couverte ! &lt;i&gt;Mighty Tiger Dubs&lt;/i&gt; ressemble &#224; une mixtape fumeuse et addictive, parfaitement adapt&#233;e &#224; cette p&#233;riode caniculaire o&#249; la l&#233;thargie devient presque un &#233;tat naturel. Les basses avancent au ralenti, les machines semblent avoir oubli&#233; l'urgence et les angles se dissolvent les uns apr&#232;s les autres.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le disque donne parfois l'impression d'un &lt;i&gt;Massive Attack&lt;/i&gt; qui aurait d&#233;cid&#233; de s'enfoncer encore davantage dans les brumes du dub, mais sans jamais chercher le grand geste. Ici, pourquoi s'&#233;nerver quand on peut faire fondre les pics jusqu'&#224; obtenir une surface parfaitement plane ? Et pourtant, derri&#232;re cette apparente tranquillit&#233;, le projet raconte une dr&#244;le d'&#233;pop&#233;e : une &#238;le p&#226;le, Kali, une attaque d'anaconda, une retraite dans les profondeurs, puis une c&#233;r&#233;monie clandestine autour d'un feu avant l'apparition du fameux tigre. &lt;/p&gt; &lt;p&gt;Interdiction ici d'employer le mot tension. Tout est question de rel&#226;chement, de r&#233;p&#233;tition et de fum&#233;e. Une musique qui semble avoir trouv&#233; son refuge dans les bas-fonds, quelque part entre le dub jama&#239;cain, les marges du post-punk et une certaine psych&#233;d&#233;lie souterraine.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;C'est presque un cousin de &lt;strong&gt;Noir Boy George&lt;/strong&gt;, mais avec davantage de basses et moins de besoin de regarder derri&#232;re lui. L'underground de l'underground, celui o&#249; l'on ne cherche plus &#224; sortir du trou mais simplement &#224; y installer quelques lumi&#232;res color&#233;es.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Et puis il y a le d&#233;calage. &#201;couter &lt;i&gt;Mighty Tiger Dubs&lt;/i&gt; au milieu des Vosges, avec la chaleur qui vous colle &#224; la peau et les montagnes autour, produit un effet assez d&#233;ment. Comme si Nicola Giunta avait envoy&#233; depuis son studio une cargaison de nuit urbaine pour la d&#233;poser au milieu de la province.
Le plus beau dans tout &#231;a ? Je pensais &#233;couter les Thugs. J'ai d&#233;couvert The Thugs. Et j'y suis rest&#233;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class="hyperlien"&gt;site internet: : &lt;a href="https://aagoo.bandcamp.com/music" class="spip_out"&gt;Aagoo Records&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Shearwater</title>
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		<dc:creator>Alix de Stermaria</dc:creator>



		<description>Pas certain d'&#234;tre la bonne personne pour &#233;voquer le nouvel album des Texans de Shearwater, d'autant plus que la blogosph&#232;re hexagonale a accueilli The New World avec un enthousiasme &#224; la hauteur de l'indigestion qui fut mienne lorsque je posai le disque sur ma platine imaginaire. Ne nous m&#233;prenons pas : l'ensemble est d'une musicalit&#233; exceptionnelle, digne de Talk Talk, d'Arthur Russell, de David Byrne ou du Tim Buckley p&#233;riode Happy Sad &#8211; ce point-l&#224; est indiscutable. Par ailleurs, si sophistication (...)

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&lt;a href="https://www.adecouvrirabsolument.com/spip.php?rubrique3" rel="directory"&gt;Labellis&#233;s&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logos' alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; src='https://www.adecouvrirabsolument.com/local/cache-vignettes/L150xH150/arton10515-e76af.jpg' width='150' height='150' style='height:150px;width:150px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Pas certain d'&#234;tre la bonne personne pour &#233;voquer le nouvel album des Texans de &lt;strong&gt;Shearwater&lt;/strong&gt;, d'autant plus que la blogosph&#232;re hexagonale a accueilli &lt;i&gt;The New World&lt;/i&gt; avec un enthousiasme &#224; la hauteur de l'indigestion qui fut mienne lorsque je posai le disque sur ma platine imaginaire. Ne nous m&#233;prenons pas : l'ensemble est d'une musicalit&#233; exceptionnelle, digne de &lt;strong&gt;Talk Talk&lt;/strong&gt;, d'&lt;strong&gt;Arthur Russell&lt;/strong&gt;, de &lt;strong&gt;David Byrne&lt;/strong&gt; ou du &lt;strong&gt;Tim Buckley&lt;/strong&gt; p&#233;riode &lt;i&gt;Happy Sad&lt;/i&gt; &#8211; ce point-l&#224; est indiscutable. Par ailleurs, si sophistication il y a, elle r&#233;side non pas dans une posture arty dont on pourrait affubler &lt;strong&gt;Jonathan Meiburg&lt;/strong&gt; et ses acolytes, mais bien dans la complexit&#233; des arrangements &#8211; infus&#233;s de jazz, d'ambient et de folk &#8211;, la grande vari&#233;t&#233; des textures sonores &#8211; cisel&#233;es mais organiques, enrichies de field recording &#8211; et un instrumentarium aussi foisonnant qu'h&#233;t&#233;roclite, o&#249; cohabitent cordes et cuivres, piano, percussions africaines (calebasse, tama, yabara) ou synth&#233;tiseurs vintage. Cerise sur le g&#226;teau, l'atmosph&#233;rique &lt;i&gt;You and Your Dog&lt;/i&gt;, sans doute le morceau le plus &#233;pur&#233;, accueille cette ch&#232;re &lt;strong&gt;Laurie Anderson&lt;/strong&gt;, d&#233;clamant l'&#233;loignement affectif, la trop lente prise de conscience, les regrets tardifs. Jusqu'ici, rien d'indigne. Alors pourquoi tant de pr&#233;cautions oratoires ? Premier &#233;cueil, le chant mani&#233;r&#233; &#8211; vibrant, habit&#233;, th&#233;&#226;tral &#8211; de Jonathan Meiburg : c'est comme avec &lt;strong&gt;Mark Hollis&lt;/strong&gt;, &lt;strong&gt;Chris Isaak&lt;/strong&gt; ou &lt;strong&gt;Morrissey&lt;/strong&gt;, &#231;a passe ou &#231;a casse. Deuxi&#232;me difficult&#233;, le mood jazzy de certaines compositions, qui paradoxalement les affadit quand bien m&#234;me elles se veulent aventureuses. Troisi&#232;me pierre d'achoppement : de prime abord amical, puisque rien ne froisse l'oreille, &lt;i&gt;The New World&lt;/i&gt; n&#233;cessite un investissement intellectuel tout autant qu'&#233;motionnel, sous peine de para&#238;tre c&#233;r&#233;bral, distant, voire abscons. Vous voil&#224; pr&#233;venus. S'ouvrant sur un lent crescendo pastoral et foisonnant rappelant le &lt;i&gt;Happy Sad&lt;/i&gt; cit&#233; quelques lignes plus haut (&lt;i&gt;Even Song&lt;/i&gt;), le disque s'&#233;loigne du format traditionnel des chansons pop pour mieux en capter l'essence, la s&#232;ve, la substantifique moelle. Ainsi l'&#233;th&#233;r&#233;e &lt;i&gt;More and More&lt;/i&gt; et sa jam finale tr&#232;s &lt;strong&gt;Doors&lt;/strong&gt; ; ainsi la nerveuse &lt;i&gt;Daydream Unbeliever&lt;/i&gt;, belle intensit&#233; post-punk ; ainsi l'orchestrale &lt;i&gt;The Only Sound I'm Afraid Of&lt;/i&gt;, rappelant &lt;strong&gt;Arcade Fire&lt;/strong&gt; et &lt;strong&gt;Led Zeppelin&lt;/strong&gt;. R&#233;f&#233;rences pas tr&#232;s fines, vous en conviendrez, mais avant de m'&#233;triper sur la place publique, attendez d'entendre &lt;i&gt;A Mink in the Dusk&lt;/i&gt;, jumeau mal&#233;fique de l'affreuse &lt;i&gt;Somebody That I Used to Know&lt;/i&gt; de &lt;strong&gt;Gotye&lt;/strong&gt;. L'on planera certes &#224; l'&#233;coute de la longue complainte &lt;i&gt;The High Ranges&lt;/i&gt;, l'on s'entichera du refrain ent&#234;tant de l'efficace &lt;i&gt;Slugs in the Marigolds&lt;/i&gt; ou on se laissera apprivoiser par la subtile &lt;i&gt;Anamnesia&lt;/i&gt;, orn&#233;e de drones et de murmures&#8230; au prix d'un irr&#233;m&#233;diable &#233;puisement mental. L'esprit SAIT que &lt;i&gt;The New World&lt;/i&gt; est une &#339;uvre ing&#233;nieuse, ample et ambitieuse, mais &#231;a manque de tripes : impossible de ne pas visualiser une bande de types en blouse blanche dans un laboratoire &#8211; du rock de scientifiques, con&#231;u par des scientifiques, pour d'autres scientifiques, fascinant sur le papier mais totalement asphyxi&#233; par son propre intellectualisme. Les &#233;tudiants en musicologie appr&#233;cieront, les autres, soit le commun des mortels, bonne chance.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;iframe style=&quot;border: 0; width: 350px; height: 470px;&quot; src=&quot;https://bandcamp.com/EmbeddedPlayer/album=3951925364/size=large/bgcol=ffffff/linkcol=0687f5/tracklist=false/transparent=true/&quot; seamless&gt;&lt;a href=&quot;https://shearwater.bandcamp.com/album/the-new-world-2026&quot;&gt;The New World (2026) de Shearwater&lt;/a&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class="hyperlien"&gt;site internet: : &lt;a href="https://shearwatermusic.com/music/" class="spip_out"&gt;Polyborus Records&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Sourdure</title>
		<link>https://www.adecouvrirabsolument.com/spip.php?article10507</link>
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		<dc:date>2026-09-07T18:15:03Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Witold Bolik</dc:creator>



		<description>&#201;couter de la musique chant&#233;e en occitan redonne la sensation enfantine de toute cette musique o&#249; je ne comprenais rien aux paroles, bien longtemps avant de me faire l'oreille &#224; l'anglais. Ce serait d&#233;j&#224; un premier plaisir du disque de Sourdure, mais, &#224; c&#244;t&#233; de cette question de la langue, qui fait sonner le projet d'Ernest Bergez de Sourdurent (collectif thiernois &#224; ne pas confondre, ou alors &#224; confondre mais pas trop, comme l'indique la sibylline &#233;quation sur le Bandcamp : &#171; Sourdure=1/2 Sourdurent &#187;) (...)

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&lt;a href="https://www.adecouvrirabsolument.com/spip.php?rubrique3" rel="directory"&gt;Labellis&#233;s&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logos' alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; src='https://www.adecouvrirabsolument.com/local/cache-vignettes/L150xH150/arton10507-c7865.jpg' width='150' height='150' style='height:150px;width:150px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#201;couter de la musique chant&#233;e en occitan redonne la sensation enfantine de toute cette musique o&#249; je ne comprenais rien aux paroles, bien longtemps avant de me faire l'oreille &#224; l'anglais. Ce serait d&#233;j&#224; un premier plaisir du disque de &lt;strong&gt;Sourdure&lt;/strong&gt;, mais, &#224; c&#244;t&#233; de cette question de la langue, qui fait sonner le projet d'&lt;strong&gt;Ernest Bergez&lt;/strong&gt; de &lt;strong&gt;Sourdurent&lt;/strong&gt; (collectif thiernois &#224; ne pas confondre, ou alors &#224; confondre mais pas trop, comme l'indique la sibylline &#233;quation sur le Bandcamp : &#171; Sourdure=1/2 Sourdurent &#187;) comme une &#233;manation d'une entit&#233; extra-terrestre plut&#244;t gentille, quoique volontiers noisy, nous avons &#224; chaque plage une petite aventure musicale, du biniou satur&#233; sampl&#233; qui &#233;voquera curieusement des sonorit&#233;s orientales, des rythmiques qui elles font pulser le souvenir &#233;mu du hip hop dingo-bilingue des F&lt;strong&gt;abulous Trobadors&lt;/strong&gt; : red&#233;couverts &#224; l'occasion d'un brade-disques, ces derniers m'ont sembl&#233; sous-estim&#233;s, et j'ai aim&#233; le disque o&#249; la franche atmosph&#232;re d'amiti&#233; y &#233;tait la porte ouverte &#224; l'exp&#233;rimentation autant sonore que sociale, citoyenne, politique. Si l'on doit faire un peu de chroniquologie compar&#233;e, en partageant les m&#234;mes grands-parents, Sourdure m'&#233;voquera un cousin plus v&#233;ner et sauvage des jouasses Trobadors sus-nomm&#233;s : plus sombre-minier du Creux de l'Enfer que touloussolaire, plus ardu, plus &#224; part, moins tchatcheur sans conteste, mais sachant manier aussi bien la ligne minimale (ou modeste, simplement) de comptines du fond des temps que l'infrabasse inattendue. L'exp&#233;rimentation s'y penchera plus sur la linguistique, avec des dialogues avec les machines et des jeux sur les phon&#232;mes (&lt;i&gt;Flor&lt;/i&gt; ou &lt;i&gt;Peira&lt;/i&gt; avec un sample d'&lt;strong&gt;Yves Rouquette&lt;/strong&gt;). Sourdure sera aussi davantage de notre temps et donc muni d'une dose d'optimisme &#224; l'avenant : quasi-n&#233;ant. Je n'y chercherai pas la blague ou la petite m&#233;lodie pop mais plut&#244;t des grincements et de la po&#233;sie sonore. Le magique &lt;i&gt;Rauba&lt;/i&gt; entra&#238;ne l'auditeur sur une boucle de piano d&#233;primant o&#249; voix neutre, vaguement souriante, violon, bruits, effets portent une m&#233;lancolie, je ne sais pas, peut-&#234;tre n&#233;o-trip-hopienne, en tout cas vachement belle, un morceau frissonnant, fou ce qu'il faut, un des plus r&#233;ussis pour moi. &lt;i&gt;Pauvre cirque&lt;/i&gt; tape fort aussi, avec l'&#233;tonnante Elo&#239;se Decazes (Ah, celle d'&lt;strong&gt;Arlt&lt;/strong&gt; et de &lt;strong&gt;Dona In&#234;s&lt;/strong&gt; !) qui rend le fran&#231;ais tout aussi myst&#233;rieux qu'une autre langue inconnue. Il y a bien des moments de d&#233;crochages pour moi (serait-ce exp&#233;rimental si l'on ne se perdait jamais) dans cette collection de chansons, mais la d&#233;marche sans concession et cette fa&#231;on piquante de tous c&#244;t&#233;s d'arroser les racines occitanes sans laisser la moindre prise &#224; la r&#233;cup r&#233;ac tradi puante (j'habite pr&#232;s de B&#233;ziers...), en ouvrant de salutaires br&#232;ches &#224; coups de mortiers, de samplers et de binious, &#231;a fait du bien. Big up &#224; Sourdure, ah &#231;a se dit plus ? Big Oc alors, macarel !&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;iframe style=&quot;border: 0; width: 350px; height: 470px;&quot; src=&quot;https://bandcamp.com/EmbeddedPlayer/album=2304409754/size=large/bgcol=ffffff/linkcol=0687f5/tracklist=false/transparent=true/&quot; seamless&gt;&lt;a href=&quot;https://sourduuure.bandcamp.com/album/outredore&quot;&gt;Outredore de Sourdure&lt;/a&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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		<title>Tricky</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Alix de Stermaria</dc:creator>



		<description>Six ans apr&#232;s un Fall to Pieces hant&#233; par le d&#233;c&#232;s de sa fille Mazy Mina, le prestidigitateur de Bristol signe un retour en son nom propre, avec ce qui est peut-&#234;tre son plus grand tour de magie : si la plaie n'est pas cicatris&#233;e &#8211; et elle ne le sera probablement jamais &#8211;, Adrian Thaws, d&#233;laissant ses projets parall&#232;les, rev&#234;t &#224; nouveau le costume de Tricky, figure ambivalente du trip-hop de la grande &#233;poque, pour nous offrir un album &#233;tonnamment accessible. Il faut savoir que les compositions de (...)

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 <content:encoded>&lt;img class='spip_logos' alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; src='https://www.adecouvrirabsolument.com/local/cache-vignettes/L150xH150/arton10513-f86c0.jpg' width='150' height='150' style='height:150px;width:150px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Six ans apr&#232;s un &lt;i&gt;Fall to Pieces&lt;/i&gt; hant&#233; par le d&#233;c&#232;s de sa fille Mazy Mina, le prestidigitateur de Bristol signe un retour en son nom propre, avec ce qui est peut-&#234;tre son plus grand tour de magie : si la plaie n'est pas cicatris&#233;e &#8211; et elle ne le sera probablement jamais &#8211;, &lt;strong&gt;Adrian Thaws&lt;/strong&gt;, d&#233;laissant ses projets parall&#232;les, rev&#234;t &#224; nouveau le costume de &lt;strong&gt;Tricky&lt;/strong&gt;, figure ambivalente du trip-hop de la grande &#233;poque, pour nous offrir un album &#233;tonnamment accessible. Il faut savoir que les compositions de Different When It's Silent &#233;taient initialement destin&#233;es &#224; une collaboration avec &lt;strong&gt;Mitch Sanders&lt;/strong&gt;, mais &lt;strong&gt;Alan McGee&lt;/strong&gt; &#8211; le nouveau manager du &lt;strong&gt;Tricky Kid&lt;/strong&gt; &#8211; ne l'entendit pas de cette oreille : il &#233;tait temps pour le &lt;strong&gt;Nearly God&lt;/strong&gt; de se remettre en selle, alors la carri&#232;re naissante du jeune Mitch attendra. Bonne id&#233;e ? Pas certain, tant l'interpr&#233;tation de Mitch Sanders, en d&#233;pit d'une technique irr&#233;prochable, d'une tessiture vocale multi-registres et d'envol&#233;es lyriques qui se veulent poignantes, sonne impitoyablement lisse. Limite, le gars chante trop bien, trop propre, trop ma&#238;tris&#233;, eu &#233;gard &#224; des instrumentaux plus embryons qu'aboutissements, plus maquettes qu'orf&#232;vreries, plus boucles que progressions d'accords &#8211; c'est justement ce c&#244;t&#233; brut de d&#233;coffrage qui donne tout son sel aux quatorze morceaux d'un &lt;i&gt;Different When It's Silent&lt;/i&gt; teint&#233; de slowcore (la ritournelle &lt;i&gt;I Still See Me There&lt;/i&gt;, entre &lt;strong&gt;Archive &lt;/strong&gt; et &lt;strong&gt;Low Roar&lt;/strong&gt;), de krautrock (l'enveloppant &lt;i&gt;I'm Yours&lt;/i&gt;) et de garage (&lt;i&gt;Frontier Town&lt;/i&gt; &#233;voque les &lt;strong&gt;Black Keys&lt;/strong&gt;). Ceci dit, une fois accoutum&#233; au timbre de voix de Mitch Sanders, et malgr&#233; un &lt;i&gt;I Tried&lt;/i&gt; d&#233;cousu o&#249; il se prend pour &lt;strong&gt;Muse &lt;/strong&gt; ou ce &lt;i&gt;Paris Maybe&lt;/i&gt; emo-pop un peu g&#234;nant, on se laisse aller &#224; appr&#233;cier l'aspect ouvertement m&#233;lodieux de l'ensemble. Sommets que l'&#233;lectro garage &lt;i&gt;Because I Don't Know&lt;/i&gt;, rappelant &lt;strong&gt;TV On The Radio&lt;/strong&gt;, le spoken-word poignant &lt;i&gt;Marinade&lt;/i&gt; et la rengaine alt-folk &lt;i&gt;Hengrove Blues&lt;/i&gt;. Si Tricky, d&#233;sormais install&#233; &#224; Toulouse, n'en oublie pas ses racines hip-hop (le lancinant &lt;i&gt;Radana&lt;/i&gt;) et son sens aigu du syncr&#233;tisme (la cavalcade &#233;lectro garage-goth &lt;i&gt;Out of Place&lt;/i&gt;, avec la fid&#232;le &lt;strong&gt;Marta Zlakowska&lt;/strong&gt;), il a clairement entrouvert la fen&#234;tre de son bunker mental. Impossible de savoir si c'est un mal pour un bien ou l'inverse, mais on est content de prendre de ses nouvelles.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;iframe style=&quot;border: 0; width: 350px; height: 470px;&quot; src=&quot;https://bandcamp.com/EmbeddedPlayer/album=725870836/size=large/bgcol=ffffff/linkcol=0687f5/tracklist=false/transparent=true/&quot; seamless&gt;&lt;a href=&quot;https://tricky.bandcamp.com/album/different-when-its-silent-2&quot;&gt;Different When It&amp;#39;s Silent de Tricky // False Idols&lt;/a&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class="hyperlien"&gt;site internet: : &lt;a href="https://falseidols.org" class="spip_out"&gt;False Idols&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Guy Offenbach</title>
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		<description>Une salle de bal vide, &#224; peine &#233;clair&#233;e par un lustre immense dont la majorit&#233; des ampoules ont rendu l'&#226;me. Une estrade, des rideaux gris m&#233;tallis&#233;s, deux couples de danseurs, la cravate du chanteur d&#233;nou&#233;e. Il y a un c&#244;t&#233; Chris Isaak dans cette sc&#232;ne, mais tr&#232;s vite on se retrouve chez David Lynch, dans cet entre-deux o&#249; les souvenirs semblent avoir &#233;t&#233; tourn&#233;s sur une pellicule trop vieille pour &#234;tre encore tout &#224; fait r&#233;elle. Avec Lo Amiti, Guy Offenbach revient dans la ville de son enfance avec ses (...)

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&lt;a href="https://www.adecouvrirabsolument.com/spip.php?rubrique2" rel="directory"&gt;Autoproduits&lt;/a&gt;


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 <content:encoded>&lt;img class='spip_logos' alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; src='https://www.adecouvrirabsolument.com/local/cache-vignettes/L150xH150/arton10512-a015e.jpg' width='150' height='150' style='height:150px;width:150px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Une salle de bal vide, &#224; peine &#233;clair&#233;e par un lustre immense dont la majorit&#233; des ampoules ont rendu l'&#226;me.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Une estrade, des rideaux gris m&#233;tallis&#233;s, deux couples de danseurs, la cravate du chanteur d&#233;nou&#233;e. Il y a un c&#244;t&#233; &lt;strong&gt;Chris Isaak&lt;/strong&gt; dans cette sc&#232;ne, mais tr&#232;s vite on se retrouve chez &lt;strong&gt;David Lynch&lt;/strong&gt;, dans cet entre-deux o&#249; les souvenirs semblent avoir &#233;t&#233; tourn&#233;s sur une pellicule trop vieille pour &#234;tre encore tout &#224; fait r&#233;elle.
Avec &lt;i&gt;Lo Amiti&lt;/i&gt;, &lt;strong&gt;Guy Offenbach&lt;/strong&gt; revient dans la ville de son enfance avec ses fant&#244;mes, ses histoires d'amour peut-&#234;tre imaginaires, ses d&#233;ceptions qui recommencent en boucle. Ha&#239;fa n'est d'ailleurs pas simplement le d&#233;cor du disque, elle en devient presque un personnage : les escaliers de b&#233;ton, l'humidit&#233;, les rues que l'on croyait conna&#238;tre et qui, avec le temps, finissent par ressembler &#224; des d&#233;cors de cin&#233;ma.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il y a quelque chose de fatigu&#233; dans ces chansons, mais de tout &#224; la fois r&#233;jouissant. Une fatigue qui ne cherche pas &#224; se plaindre. Plut&#244;t celle d'un type qui aurait beaucoup couru pour finalement revenir exactement l&#224; o&#249; il avait commenc&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Musicalement, tout semble avoir &#233;t&#233; laiss&#233; volontairement dans cette poussi&#232;re. Le souffle de la bande, les r&#233;verb&#233;rations un peu trop pr&#233;sentes donnent aux chansons cette patine de vieux disque retrouv&#233; au fond d'un bac. On pense aux slow-dances, au rock'n'roll d&#233;viant, &#224; &lt;strong&gt;Joe Meek&lt;/strong&gt;, mais surtout &#224; cette esth&#233;tique r&#233;tro-futuriste o&#249; le romantisme semble toujours sur le point de basculer dans quelque chose de plus inqui&#233;tant.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Une sorte de chanteur de charme qui se serait retrouv&#233; dans un no man's land d&#233;cr&#233;pi.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Et pourtant, Guy Offenbach continue de chanter.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;C'est peut-&#234;tre l&#224; que &lt;i&gt;Lo Amiti&lt;/i&gt; devient le plus touchant. Derri&#232;re l'ironie, derri&#232;re cette mani&#232;re de regarder les blessures avec une distance presque cynique, il reste une solitude bien r&#233;elle. Les chansons peuvent donner l'impression de ne plus croire &#224; grand-chose, mais elles continuent de chercher quelque chose : une pr&#233;sence, un souvenir auquel se raccrocher, peut-&#234;tre simplement une raison de remettre la musique en marche.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Alors les couples continuent de danser sous le lustre &#224; moiti&#233; &#233;teint.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;On ne sait pas tr&#232;s bien s'ils sont heureux, s'ils se souviennent de l'avoir &#233;t&#233; ou s'ils jouent simplement le r&#244;le qu'on attend d'eux.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Mais la chanson, elle, continue.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Et dans cette boucle un peu bancale, entre nostalgie, humour froid et m&#233;lancolie, Guy Offenbach trouve finalement une beaut&#233; assez inattendue.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class="hyperlien"&gt;site internet: : &lt;a href="https://goffenbach.bandcamp.com" class="spip_out"&gt;Autoproduction&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Syd Matters</title>
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		<description>C'est une marotte, mais la r&#233;ception des premi&#232;res d&#233;mos de Syd Matters sur un CD-R reste pour moi un grand moment d'&#233;motion dans ma vie de chroniqueur &#224; la petite semaine. Il y avait quelque chose dans cet objet, dans cette musique qui arrivait presque sans pr&#233;venir, et surtout dans la sensation de tenir entre les mains quelque chose dont on ne savait pas encore ce qu'il allait devenir. Syd Matters fait partie de ces groupes-l&#224;. L'absence a pourtant fini par s'installer. Jonathan Morali n'a jamais (...)

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&lt;a href="https://www.adecouvrirabsolument.com/spip.php?rubrique3" rel="directory"&gt;Labellis&#233;s&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logos' alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; src='https://www.adecouvrirabsolument.com/local/cache-vignettes/L150xH150/arton10511-2f5cc.jpg' width='150' height='150' style='height:150px;width:150px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;C'est une marotte, mais la r&#233;ception des premi&#232;res d&#233;mos de &lt;strong&gt;Syd Matters &lt;/strong&gt; sur un CD-R reste pour moi un grand moment d'&#233;motion dans ma vie de chroniqueur &#224; la petite semaine. Il y avait quelque chose dans cet objet, dans cette musique qui arrivait presque sans pr&#233;venir, et surtout dans la sensation de tenir entre les mains quelque chose dont on ne savait pas encore ce qu'il allait devenir.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Syd Matters fait partie de ces groupes-l&#224;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'absence a pourtant fini par s'installer. &lt;strong&gt;Jonathan Morali&lt;/strong&gt; n'a jamais vraiment disparu, entre le cin&#233;ma, les bandes originales, le th&#233;&#226;tre, quelques apparitions ici ou l&#224;, mais cela ne remplace pas Syd Matters. Enfin, surtout pour moi, qui ne joue qu'&#224; FIFA et qui avais donc peu de chances de le retrouver l&#224; o&#249; il s'&#233;tait cach&#233;. Et puis &lt;i&gt;Armageddon Time&lt;/i&gt;, le morceau qui ouvre ce nouvel album, arrive et, d&#232;s les premi&#232;res notes, quelque chose se remet en place.
Nous sommes en terrain connu, mais il nous manquait tellement qu'il est presque in&#233;dit.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;C'est sans doute le paradoxe de &lt;i&gt;A Gospel of Some Sort&lt;/i&gt;. Le disque ne cherche jamais &#224; faire table rase du pass&#233;. Il revient avec cette douceur m&#233;lancolique qui &#233;tait d&#233;j&#224; l&#224;, cette science de la m&#233;lodie qui donne envie de lui mettre une robe du soir magnifique mais jamais ostensible. Rien ne d&#233;passe. Rien ne cherche &#224; impressionner. C'est de l'orf&#232;vrerie, de tr&#232;s bon go&#251;t.
Et surtout, il faut lui laisser du temps.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;On n'&#233;coute pas Syd Matters comme un autre artiste. Comme chez &lt;strong&gt;Mark Hollis&lt;/strong&gt;, il y a ces disques qui refusent de vous donner imm&#233;diatement ce que vous &#234;tes venu chercher. Il faut attendre, laisser les morceaux s'installer, accepter de ne pas tout comprendre tout de suite. Puis un matin, sans pr&#233;venir, ils vous attrapent.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;The Devil&lt;/i&gt; m'a attrap&#233; un matin brumeux, une tasse de th&#233; chaude &#224; la main. Il ne s'est pourtant rien pass&#233; d'extraordinaire. Une chanson, un moment, une lumi&#232;re particuli&#232;re. Mais quelque chose s'est d&#233;plac&#233;. L'instant s'est transform&#233;. Et il est encore l&#224;, quelque part dans ma m&#233;moire.
C'est peut-&#234;tre dans ces moments-l&#224; que l'on comprend le mieux ce disque.
Car derri&#232;re les m&#233;lodies, il y a une gravit&#233; nouvelle, une religiosit&#233; diffuse, comme si Jonathan avait accumul&#233;, absorb&#233; tout ce qui nous obs&#232;de d&#233;sormais : le doute, la solitude, la culpabilit&#233;, la fin du monde, la recherche d'une lumi&#232;re quand on ne sait plus tr&#232;s bien d'o&#249; elle pourrait venir.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le titre &lt;i&gt;A Gospel of Some Sort&lt;/i&gt; dit assez bien cette ambigu&#239;t&#233;. Un gospel, oui, mais de quelque chose. De quoi exactement ? Le disque ne r&#233;pond pas. Et c'est heureux. Il pr&#233;f&#232;re laisser planer cette question, comme une possibilit&#233; de croire encore sans savoir pr&#233;cis&#233;ment en quoi.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La musique devient alors une mani&#232;re de traverser.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pas de nier les t&#233;n&#232;bres, pas de nous vendre une quelconque r&#233;demption, simplement avancer avec elles. &lt;i&gt;In the Darkness&lt;/i&gt; nous entra&#238;ne ainsi vers &lt;i&gt;T&#233;n&#232;bres&lt;/i&gt;, pi&#232;ce monumentale o&#249; l'influence de &lt;strong&gt;Steve Reich&lt;/strong&gt; affleure. La r&#233;p&#233;tition ne nous enferme pas, elle nous &#233;l&#232;ve. C'est presque paradisiaque, cette mani&#232;re qu'a le morceau de nous faire perdre pied sans jamais nous faire tomber.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Et c'est l&#224; que Syd Matters retrouve quelque chose de pr&#233;cieux : cette capacit&#233; &#224; faire de la fragilit&#233; une force. La voix peut devenir presque spectrale, les arrangements se r&#233;duire &#224; l'essentiel, sans que jamais le morceau ne paraisse nu. Tout est &#224; sa place, jusque dans les silences.
On pourrait reprocher &#224; cette musique de ne jamais hausser le ton, de rester dans cette &#233;l&#233;gance permanente qui pourrait parfois confiner au confort. Mais ce serait oublier que Syd Matters n'a jamais eu besoin de grands gestes. Leur force est pr&#233;cis&#233;ment l&#224;, dans ce qui se passe presque en dessous du morceau, dans ces &#233;motions qui arrivent apr&#232;s coup, lorsque la musique a d&#233;j&#224; cess&#233; de jouer.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Puis &lt;i&gt;Nuclear&lt;/i&gt; ferme la porte.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Devant nous, une ligne d'horizon. On aimerait qu'elle soit lumineuse, forc&#233;ment. Mais qui sera l'auteur de cette lumi&#232;re ? Le disque ne tranche pas. Il nous laisse juge, tout en nous aiguillant doucement vers cette recherche d'une forme de f&#233;licit&#233;, ou vers celle que &lt;strong&gt;David Lynch&lt;/strong&gt; questionnait.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le plus beau, finalement, est peut-&#234;tre que Syd Matters ne cherche pas &#224; nous rendre ce que nous avions laiss&#233; derri&#232;re nous. Il nous offre quelque chose qui lui ressemble toujours, mais qui porte aussi les traces du temps pass&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le CD-R des d&#233;buts est loin.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le frisson, lui, est intact.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;iframe style=&quot;border: 0; width: 350px; height: 470px;&quot; src=&quot;https://bandcamp.com/EmbeddedPlayer/album=2557608459/size=large/bgcol=ffffff/linkcol=0687f5/tracklist=false/transparent=true/&quot; seamless&gt;&lt;a href=&quot;https://thirdsiderecords.bandcamp.com/album/a-gospel-of-some-sort&quot;&gt;A Gospel of Some Sort de Syd matters&lt;/a&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class="hyperlien"&gt;site internet: : &lt;a href="https://www.becausegroup.tv/fr/home/" class="spip_out"&gt;Because Music&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Hassan K.</title>
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		<dc:creator>gdo</dc:creator>



		<description>On a tous connu ces attractions foraines o&#249; l'on monte en pensant passer un bon moment avant de comprendre, une minute plus tard, que le responsable de la s&#233;curit&#233; est probablement parti d&#233;jeuner. Gharbzadeh procure exactement cette sensation. &#199;a secoue, &#231;a cogne, &#231;a d&#233;soriente. On en ressort avec les jambes flageolantes et cette l&#233;g&#232;re naus&#233;e qui accompagne parfois les exp&#233;riences dont on ne sait toujours pas si elles nous ont procur&#233; du plaisir ou si elles nous ont simplement surv&#233;cu. Le projet (...)

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		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logos' alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; src='https://www.adecouvrirabsolument.com/local/cache-vignettes/L150xH150/arton10486-00983.jpg' width='150' height='150' style='height:150px;width:150px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;On a tous connu ces attractions foraines o&#249; l'on monte en pensant passer un bon moment avant de comprendre, une minute plus tard, que le responsable de la s&#233;curit&#233; est probablement parti d&#233;jeuner. &lt;i&gt;Gharbzadeh&lt;/i&gt; procure exactement cette sensation. &#199;a secoue, &#231;a cogne, &#231;a d&#233;soriente. On en ressort avec les jambes flageolantes et cette l&#233;g&#232;re naus&#233;e qui accompagne parfois les exp&#233;riences dont on ne sait toujours pas si elles nous ont procur&#233; du plaisir ou si elles nous ont simplement surv&#233;cu.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le projet d'&lt;strong&gt;Hassan K.&lt;/strong&gt;, alter ego du Franco-Iranien &lt;strong&gt;Keyvane Alinaghi&lt;/strong&gt;, ne cherche jamais &#224; faire cohabiter paisiblement les styles. Il les percute de plein fouet. Les senteurs orientales tentent de conserver leur &#233;quilibre au milieu de rythmiques tapageuses, de guitares sauvages qui semblent perdre une roue &#224; chaque virage, d'&#233;lectronique bondissante, de m&#233;tal, de math rock, de surf music iranienne et d'une multitude d'accidents sonores qui ressemblent parfois davantage &#224; un chantier en activit&#233; qu'&#224; un studio d'enregistrement. Pourtant, derri&#232;re cette apparente anarchie, le disque raconte autre chose : un pays travers&#233; par les fractures de son histoire, pris entre h&#233;ritage et occidentalisation, sans jamais transformer son propos en le&#231;on de g&#233;opolitique.
L'impression dominante reste celle d'un gigantesque grand huit musical. Chaque morceau ouvre une nouvelle porte, souvent pour la refermer avec fracas quelques secondes plus tard. (&lt;i&gt;Baba Karam&lt;/i&gt;) constitue sans doute le point culminant de ce pilonnage en r&#232;gle. Tout semble vouloir s'y entrechoquer dans une euphorie quasi incontr&#244;lable, comme si chaque instrument cherchait &#224; raconter une histoire diff&#233;rente sans jamais accepter de c&#233;der la parole.
Le plus d&#233;routant demeure cette capacit&#233; &#224; faire dialoguer des mondes qui, sur le papier, n'auraient jamais d&#251; partager la m&#234;me pi&#232;ce. Ici un violon espi&#232;gle vient provoquer des guitares d&#233;raill&#233;es, l&#224; des pulsations techno rebondissent sur des rythmiques traditionnelles avant qu'une d&#233;flagration m&#233;tallique ne vienne remettre les compteurs &#224; z&#233;ro. Hassan K. refuse obstin&#233;ment le folklore de carte postale. Il pr&#233;f&#232;re bousculer une culture mill&#233;naire au contact des sons d'aujourd'hui plut&#244;t que de la figer dans une vitrine.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Douze morceaux plus tard, difficile pourtant de pr&#233;tendre avoir trouv&#233; le fil conducteur. Ou plut&#244;t, il existe bien un fil, mais il s'emm&#234;le volontairement entre les jambes de ce mariage improbable entre Moyen-Orient, rock, &#233;lectro, m&#233;tal et exp&#233;rimentations bruitistes. La coh&#233;rence semble parfois port&#233;e disparue, remplac&#233;e par une fuite en avant permanente o&#249; chaque id&#233;e chasse la pr&#233;c&#233;dente avant m&#234;me d'avoir totalement exist&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;C'est probablement ce qui divisera. Certains parleront d'un laboratoire sonore fascinant, d'autres d'une indigestion en r&#232;gle. Pour ma part, je me situe quelque part entre les deux. J'admire profond&#233;ment la libert&#233; de ton, l'absence totale de compromis et cette volont&#233; de ne jamais folkloriser les racines iraniennes du projet. Mais j'aurais parfois aim&#233; que ce train fant&#244;me ralentisse quelques instants pour me laisser reprendre mon souffle avant de repartir de plus belle.
Un disque qui ne demande pas simplement d'&#234;tre &#233;cout&#233;. Il exige qu'on accepte de perdre l'&#233;quilibre.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class="hyperlien"&gt;site internet: : &lt;a href="https://www.cartoncartoncarton.com/" class="spip_out"&gt;Carton records&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Lambchop</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Alix de Stermaria</dc:creator>



		<description>Par d&#233;licatesse, je vous &#233;pargne la signification de l'expression argotique Punching The Clown, qui sonne comme un paradoxe tant le nouvel album de Lambchop est d'une &#233;l&#233;gance sans &#233;gale. Il faut dire que le proc&#233;d&#233; &#224; l'&#339;uvre derri&#232;re les douze compositions de l'inoxydable Kurt Wagner, enregistr&#233;es en trois jours dans le studio de Justin Vernon (Bon Iver), offre au natif de Nashville un terrain de jeu aussi lumineux qu'&#233;l&#233;giaque. Apparu en &#201;cosse au XVIIe si&#232;cle et infusant la country-folk des Appalaches (...)

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 <content:encoded>&lt;img class='spip_logos' alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; src='https://www.adecouvrirabsolument.com/local/cache-vignettes/L150xH150/arton10510-6420c.jpg' width='150' height='150' style='height:150px;width:150px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;Par&lt;/i&gt; d&#233;licatesse, je vous &#233;pargne la signification de l'expression argotique &lt;i&gt;Punching The Clown&lt;/i&gt;, qui sonne comme un paradoxe tant le nouvel album de &lt;strong&gt;Lambchop&lt;/strong&gt; est d'une &#233;l&#233;gance sans &#233;gale. Il faut dire que le proc&#233;d&#233; &#224; l'&#339;uvre derri&#232;re les douze compositions de l'inoxydable &lt;strong&gt;Kurt Wagner&lt;/strong&gt;, enregistr&#233;es en trois jours dans le studio de &lt;strong&gt;Justin Vernon&lt;/strong&gt; (&lt;strong&gt;Bon Iver&lt;/strong&gt;), offre au natif de Nashville un terrain de jeu aussi lumineux qu'&#233;l&#233;giaque. Apparu en &#201;cosse au XVIIe si&#232;cle et infusant la country-folk des Appalaches puis le gospel et le blues, le lining out est une forme de chant a cappella bas&#233;e sur l'appel et la r&#233;ponse, qui voit l'assembl&#233;e reprendre en m&#233;lodie les psaumes scand&#233;s par le meneur &#8211; anciennement, un clerc ; aujourd'hui, ce bon vieux Kurt Wagner. Ici, les ch&#339;urs, dirig&#233;s par &lt;strong&gt;Blake Morgan&lt;/strong&gt;, sont assur&#233;s par le &lt;strong&gt;London Choir&lt;/strong&gt; et l'&lt;strong&gt;Eau Claire Vocal Sextet&lt;/strong&gt;. Soit dix-huit gorges d&#233;ploy&#233;es, face &#224; un instrumentarium particuli&#232;rement d&#233;pouill&#233; : une guitare folk, un banjo, une basse discr&#232;te, une vielle &#224; roue et des castagnettes. Le contraste entre la luxuriance des harmonies vocales et les arrangements &#224; l'os permet aux chansons du dix-septi&#232;me opus de Lambchop de d&#233;ployer une beaut&#233; susceptible de vous coller le grand frisson, et ce m&#234;me quand la tonalit&#233; est radieuse, &#224; l'image des sommets que sont l'&#233;tonnante rengaine catchy Stella ou l'exquis gospel-gaze d&#233;suet &lt;i&gt;No Chicago&lt;/i&gt;. Nulle sinistrose &#224; l'horizon : ballades (&lt;i&gt;Just West of Nicollet&lt;/i&gt;), ritournelles (&lt;i&gt;A Doctor in the House&lt;/i&gt;), berceuses (la merveilleuse &lt;i&gt;Afterburner&lt;/i&gt;), l'ensemble s'av&#232;re d'une bonhommie tout &#224; fait rass&#233;r&#233;nante &#8211; moins pince-sans-rire qu'&#224; son habitude, Kurt Wagner entrem&#234;le dans ses textes observations du quotidien, fragments po&#233;tiques et m&#233;ditations m&#233;lancoliques. Adieu hasardeuses exp&#233;rimentations &#233;lectroniques ou chansons en pilotage automatique : avec l'&#233;pur&#233; mais n&#233;anmoins chatoyant &lt;i&gt;Punching The Clown&lt;/i&gt;, Lambchop signe rien de moins qu'un de ses meilleurs albums. Frissons garantis.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;iframe style=&quot;border: 0; width: 350px; height: 470px;&quot; src=&quot;https://bandcamp.com/EmbeddedPlayer/album=1351011352/size=large/bgcol=ffffff/linkcol=0687f5/license_id=6281/tracklist=false/transparent=true/&quot; seamless&gt;&lt;a href=&quot;https://lambchop.bandcamp.com/album/punching-the-clown&quot;&gt;Punching the Clown de Lambchop&lt;/a&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class="hyperlien"&gt;site internet: : &lt;a href="https://www.mergerecords.com" class="spip_out"&gt;Merge, City Slang&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>The Durutti Column</title>
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		<dc:creator>Alix de Stermaria</dc:creator>



		<description>Certains artistes &#8211; David Bowie, Agnes Obel, Thom Yorke &#8211; sont si magn&#233;tiques qu'ils pourraient chanter l'annuaire. Ils s'en privent rarement : on les &#233;coutera n&#233;anmoins avec attention. Il en va de m&#234;me pour le jeu de guitare, reconnaissable entre mille, de Vini Reilly. Impressionniste, pointilliste, expressionniste, cubiste, abstrait, le Mancunien tisse de ses doigts virtuoses des paysages &#233;th&#233;r&#233;s tout autant que vibrants, entrem&#234;lant hooks faussement impr&#233;cis, arp&#232;ges d&#233;lay&#233;s et motifs r&#233;p&#233;titifs. (...)

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&lt;a href="https://www.adecouvrirabsolument.com/spip.php?rubrique3" rel="directory"&gt;Labellis&#233;s&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logos' alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; src='https://www.adecouvrirabsolument.com/local/cache-vignettes/L150xH150/arton10508-b880f.jpg' width='150' height='150' style='height:150px;width:150px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Certains artistes &#8211; &lt;strong&gt;David Bowie&lt;/strong&gt;, &lt;strong&gt;Agnes Obel&lt;/strong&gt;, &lt;strong&gt;Thom Yorke&lt;/strong&gt; &#8211; sont si magn&#233;tiques qu'ils pourraient chanter l'annuaire. Ils s'en privent rarement : on les &#233;coutera n&#233;anmoins avec attention. Il en va de m&#234;me pour le jeu de guitare, reconnaissable entre mille, de &lt;strong&gt;Vini Reilly&lt;/strong&gt;. Impressionniste, pointilliste, expressionniste, cubiste, abstrait, le Mancunien tisse de ses doigts virtuoses des paysages &#233;th&#233;r&#233;s tout autant que vibrants, entrem&#234;lant hooks faussement impr&#233;cis, arp&#232;ges d&#233;lay&#233;s et motifs r&#233;p&#233;titifs. Autodidacte, il convoque sans pr&#233;tention &#224; son chevet tranquille &#8211; en un h&#233;t&#233;roclite compendium harmonique &#8211; &lt;strong&gt;Claude Debussy&lt;/strong&gt;, &lt;strong&gt;Paco de Luc&#237;a&lt;/strong&gt;, &lt;strong&gt;John McLaughlin&lt;/strong&gt; et &lt;strong&gt;Bert Jansch&lt;/strong&gt;. Pas pour rien que &lt;strong&gt;John Frusciante&lt;/strong&gt; le consid&#232;re comme le meilleur guitariste du monde. Sous l'alias &lt;strong&gt;The Durutti Column&lt;/strong&gt;, il est en 1978 la premi&#232;re signature du bord&#233;lique label &lt;strong&gt;Factory Records&lt;/strong&gt; et poursuivra une carri&#232;re discr&#232;te, marqu&#233;e par des probl&#232;mes de sant&#233; et une pause que l'on croyait d&#233;finitive, son dernier album remontant &#224; ce &lt;i&gt;Short Stories for Pauline&lt;/i&gt; publi&#233; en 2012 et constitu&#233; de chansons enregistr&#233;es trente ans plus t&#244;t. Sauf que Vini n'a pas perdu la main. En t&#233;moigne un intemporel &lt;i&gt;Renascent&lt;/i&gt;, qui avec une gr&#226;ce certaine &#233;gr&#232;ne les pi&#232;ces musicales contemplatives, infus&#233;es d'ambient, de sonorit&#233;s &#233;lectroniques et de rythmiques plus enlev&#233;es, qui verront &#8211; malheur &#8211; The Durutti Column lorgner vers le trip-hop (le peu convaincant &lt;i&gt;Liars&lt;/i&gt;) ou le spoken-word (&lt;i&gt;Scammer&lt;/i&gt;) : &#224; croire que l'&#233;pure &#8211; y compris les (rares) espagnolades et les digressions jazzy (&lt;i&gt;Your Shadow at Morning&lt;/i&gt;) &#8211; lui sied mieux, m&#234;me si le c&#233;r&#233;monial et tr&#232;s cin&#233;matographique &lt;i&gt;For Friends Everywhere&lt;/i&gt;, orn&#233; de cordes et de trompettes un peu cheap, fait le job. Un album in&#233;gal, donc, qui tutoie les sommets quand il invite la chanteuse &lt;strong&gt;Caoilfhionn Rose&lt;/strong&gt;, sur un &lt;i&gt;Agonistes&lt;/i&gt; &#233;voquant &lt;strong&gt;Dead Can Dance&lt;/strong&gt; ou sur la ballade &#233;th&#233;r&#233;e &lt;i&gt;Sargasso Sea&lt;/i&gt;, port&#233;e par un piano et une basse lin&#233;aire. Quelques courts instrumentaux, tels que &lt;i&gt;Echoes in the Memory&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;Vapour in a Matchbox&lt;/i&gt;, a&#232;rent l'ensemble, mettant en relief le sublime &lt;i&gt;Time Present and Time Past&lt;/i&gt;, construit sur des couches d'arp&#232;ges et des tintinnabulations lysergiques &#8211; beaut&#233; &#224; l'&#233;tat pur. Fort de ce pr&#233;cieux &lt;i&gt;Renascent&lt;/i&gt;, en d&#233;pit d'exp&#233;rimentations synth&#233;tiques flottantes et d'esquisses parfois convenues, Vini Reilly &#8211; respectueux de son propre h&#233;ritage artistique &#8211; nous offre, en cette &#233;poque cacophonique, rien de moins qu'une parenth&#232;se en suspension. Salutaire.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;iframe style=&quot;border: 0; width: 350px; height: 470px;&quot; src=&quot;https://bandcamp.com/EmbeddedPlayer/album=2011814777/size=large/bgcol=ffffff/linkcol=0687f5/tracklist=false/transparent=true/&quot; seamless&gt;&lt;a href=&quot;https://thedurutticolumn.bandcamp.com/album/renascent&quot;&gt;Renascent de The Durutti Column&lt;/a&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class="hyperlien"&gt;site internet: : &lt;a href="https://londonrecords.co.uk" class="spip_out"&gt;London Records&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
		
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