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Ce sont quatre primates, jusque là que du primaire, sauf que deux ont des lunettes, et que les deux autres ne semblent pas nous voir d’un bon œil. Pas vraiment à la botte des livournais, nous pourrions tous très rapidement devenir raide dingue des escalades, des cavalcades d’un quatuor aux zygomatiques transplantés dans les bras d’où des mouvements surprenants et elastiques.

Jouant avec deux basses, comme les regrettés Ned’s Atomic Dustbin ces italiens s’approprient des grammaires, les javellisant pour en oublier les incohérences, en rendant une unique et forte d’une cohérence qui ne fera plus douter aucun utilisateur. Avec sa rythmique prépondérante et insufflant une énergie sans commune mesure Appaloosa dynamite tout avec un sourire énorme, comme en témoigne « Genny » monté sur des ressorts.

Dans son ensemble le groupe réussira à garder cette ligne, entre punch et respect des règles établies. On pourra noter des relâchements lâches, des facilités, des grossièretés, mais ils seront balayés ne serait ce par des objets étranges et chatouillant les genoux comme « Mons Royal Rumble », comme si Tortoise rencontrait Massive Attack pour une discussion sur l’art des équations à multiples inconnues.

Comme des primates, Appaloosa sont capables de comprendre et de reproduire certaines choses, mais ils sont surtout capables d’inventer, et de faire d’un quotidien morose la chose la plus emballante. Nous nous chatouillons sous les bras, nos mâchoires font le grand écart, nos jambes sont des élastiques à propulsion, nous avons fait la rencontre avec Appaloosa.

Goodbye le Zoo, bienvenue dans la jungle.




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