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Le leader de Templo Diez, Pascal Hallibert, nous revient dans sa roulotte où le sable des grandes plaines arides s’est engouffré, mais d’un coup de chapeau il a tout soufflé, tout est retourné par terre, pour laisser place à des chansons aériennes, des chansons de cow boy troubadour. Sélectionné pour le SXSW en 2007, le groupe a sillonné les Etats Unis pendant deux semaines, jouant également au Canada, profitant pour enregistrer un EP quatre titres. Depuis son retour sur la vieille Europe, « Praise The Twilight Sparrow » a ouvert ses valises de ce périple Nord Américain, a laissé échappé les senteurs, les souvenirs se sons matérialisés en chansons, les notes de voyage se sont mis en musique, les trajets dessinant des lignes mélodiques.

Dans ces chansons à la couleur ancestrale, on semble souffrir pas mal, et c’est la lumière qui est l’actrice principale, absente ou virulente elle influence les couleurs des titres. On pense beaucoup à Grant Lee Philipps en écoutant Pascal Hallibert, même tristesse dans la voix, même fatigue quand il s’agit de dévoiler ses histoires sur le manque, sur la difficulté d’avancer sur la courbe du temps. De Smog à Palace en passant par le 16 Horsepower, Pascal promène son groupe, la tête dans les étoiles, les utilisant pour mieux se diriger vers un horizon qu’on lui souhaite radieux.

Venu du plat pays comme disent les anciens, Praise The Twilight Sparrow, est une carte postale de l’Amérique, une carte sonore, folk, lumineuse quand il le faut, sombre quand les sentiments l’imposent. On ne se remettra pas facilement de chansons comme « In A Day » (chef d’œuvre de ce disque) « H. Wood » ou encore « Dark Blood Twilight Skin » et « At Sundown », comme on ne sait vraiment jamais défait des albums de Templo Diez, à croire que pascal Hallibert est un alchimiste, transformant les vies minuscules, les paysages désolés, en des moments d’éternités. « Color Map Of The Southern Sky » dégage une chaleur peu commune, et celle qui se dégage sur « Enter The Cold » clôturant le disque dans un grand brasier épique, ne fait que le confirmer.

D’une beauté infinie.




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